Installation et configuration de la clé Amarina 54Mbps Wireless USB Adapter sous Linux

26 février 2011

Dans un précédent article, je vous avais expliqué comment j’avais installé et configuré Frugaware 1.3 (Haven) sur l’ordinateur de mon frère. Il me restait une dernière étape à expliquer, qui est, à mon humble avis, plutôt indépendante du modèle d’ordinateur ou de la distribution Linux : l’installation et la configuration de la clé USB Wifi de mon frère.

Il s’agit d’une clé de marque Amarina et de modèle Wireless Lan USB 54M 802.11G 54 Mbps (cf. page du produit).

Malheureusement, la clé n’est pas reconnue automatiquement sous Frugalware 1.3 (Haven) et il a fallu chercher longuement avant de pouvoir la faire fonctionner.
Comme souvent avec ce genre de produit, ce n’est pas vraiment la marque et le modèle du produit qui compte, mais la puce (chipset) qui est à l’intérieur.

La commande lsusb retourne la ligne suivante :

Bus 001 Device 002: ID 148f:2070 Ralink Technology, Corp.

Ceci laisse penser que la puce est une Ralink Technology 2070.

 

Mon frère et moi avons d’abord essayé d’utiliser le pilote ndiswrapper (pilote faisant office de sur-couche au dessus des pilotes Windows).

Pour cela, nous avions besoin des pilotes Windows. Le seul élément donné par le constructeur était un exécutable Windows (extension .exe). Nous avons cherché tous les moyens d’extraire les pilotes de cet exécutable. En vain… Nous avons finalement dû exécuter le fichier sur une machine Windows XP, ce qui revient à procéder à l’installation du pilote. Nous avons ainsi pu récupérer le pilote (pour cela, il suffit de chercher un fichier *.inf dans c:\windows).

Nous avons alors utilisé le pilote (un fichier .inf et des fichiers associés dans un même répertoire) pour configurer ndiswrapper. Malheureusement, cela n’a rien donné. Je ne me souviens pas du problème exact mais je me rappelle qu’une erreur survenait lors de l’initialisation du périphérique.

 

Nous nous sommes rabattus sur l’installation du pilote natif pour Linux. Pour cela, nous avons suivi les instructions données sur une discussion du forum Ubuntu.
Etant donné que les instructions sont données un peu dans tous les sens, et qu’elles sont incomplètes pour les dernières versions du noyau, ou inadaptées pour Frugalware 1.3 (Haven), je me permets de les résumer :

1) Télécharger les sources du pilote nommé RT3070USB(RT307x) sur la page Support Linux du site web de Ralink Technology, ou via le lien proposé sur la discussion du forum Ubuntu.

2) Prendre les droits root.

su -

3) Installer les sources du noyau.

pacman-g2 -S kernel-headers kernel-source

4) Désarchiver le paquet téléchargé et se déplacer dans le répertoire créé.

tar jxvf /2009_0525_RT3070_Linux_STA_v2.1.1.0.bz2

cd 2009_0525_RT3070_Linux_STA_v2.1.1.0

5) Modifier le fichier os/linux/usb_main_dev.c pour ajouter la ligne

{USB_DEVICE(0x148F,0×2070)}, /* Ralink 2070L */

juste en dessous de la ligne

#ifdef RT3070

6) Télécharger le patch attaché à la discussion du forum Ubuntu, ou celui attaché à cet article, puis l’appliquer.

cd ..

gunzip /rt3070-2.6.31-compile.patch.gz

patch -p0 < /rt3070-2.6.31-compile.patch

cd 2009_0525_RT3070_Linux_STA_v2.1.1.0/

Ceci est valable pour un noyau de version supérieure ou égale à 2.6.31, ce qui est le cas Frugalware 1.3 (Haven).

7) Modifier le fichier include/iface/rtmp_usb.h afin de remplacer les mots-clés usb_buffer_alloc et usb_buffer_free respectivement par les mots-clés usb_alloc_coherent et usb_free_coherent.

Ceci est valable pour un noyau récent, ce qui est le cas de Frugalware 1.3 (Haven), qui présente le noyau 2.6.35.8.

8) Modifier le fichier os/linux/config.mk pour activer le support WPA (replacer n par y pour la propriété HAS_WPA_SUPPLICANT).

9) Lancer la compilation du pilote.

make

10) Installer le pilote.

make install

11) Charger le pilote.

modprobe rt3070sta

 

Si tout se passe bien, la clé USB Wifi devrait se mettre à clignoter. L’interface réseau ra0 devrait apparaitre sur la sortie de la commande suivante :

ifconfig -a

Enfin, les réseaux Wifi disponibles doivent pouvoir être listés :

iwlist ra0 scan

 

Il reste alors à configurer l’interface réseau en utilisant, par exemple, netconfig ou wicd. Pour une raison complètement inconnue, je n’ai pas réussi à faire fonctionner la clé Wifi avec une adresse IP dynamique (DHCP) mais c’est peut-être dû au routeur utilisé.

 

Malheureusement, je dois avouer que je ne suis pas sûr à 100% de la procédure. Avec mon frère, nous avons dû pas mal tâtonner pour arriver à nos fins. Si j’ai l’occasion, j’essaierai de reconfirmer la procédure.

Comme vous pouvez le constater, le nombre d’opérations à effectuer est assez important. Idéalement, il serait intéressant de faire un paquet Frugalware pour automatiser les instructions et faciliter l’installation du pilote.

Néanmoins, j’espère que cet article sera utile à quelqu’un. Comme d’habitude, n’hésitez pas à laisser un commentaire si vous avez une remarque ou une question.

Voyage au Cambodge

19 février 2011

Il y a quelques jours, ma compagne et moi sommes revenus d’un voyage de trois semaines au Cambodge. J’aimerais faire part de mon expérience et de mes impressions sur ce séjour.

Il s’agissait de mon troisième voyage au Cambodge (en 6 ans). Ce qui est intéressant, c’est de constater l’évolution du pays.

Tout d’abord, l’état des routes principales s’est fortement amélioré. Je n’ai constaté aucun nid de poule sur les routes bitumées. Et les routes principales non bitumées que j’ai pu voir étaient, pour la plupart, en construction/rénovation. J’ai également pu voir beaucoup de  ponts en construction. Il y a maintenant de nombreux panneaux de signalisation et de direction. Le réseau routier commence vraiment à ressembler à quelque chose. Les routes ne sont malheureusement pas assez planes pour rouler à vive allure, et il reste nécessaire d’avoir une voiture avec de bons amortisseurs. Cela étant dit, c’est peut-être mieux ainsi car cela évite des vitesses folles.

Ensuite, j’ai également constaté des évolutions au niveau des banques. De nombreuses banques sont présentes, et pas seulement dans la capitale, mais dans l’ensemble des provinces que j’ai pu visiter. Pour moi, c’est un très bon signe de développement. Cela révèle une certaine confiance dans la stabilité du pays. Cela veut également dire que les gens ont de l’argent à épargner, et qu’ils ont la possibilité d’emprunter de l’argent pour lancer des projets. Tout cela est cependant à modérer, car le dollar reste utilisé presque tout le temps (au dépend de la monnaie nationale, le riel).

Enfin, il y a la capitale, Phnom Penh. Elle se transforme petit à petit. De nombreux centres commerciaux « modernes » se multiplient; ils sont majoritairement envahis par des jeunes. Des grandes tours sont édifiées; il parait qu’elles proposent des appartements au standard occidental. Des véritables quartiers-villes sont construits (comme le projet Grand Phnom Penh, à quelques kilomètres de Phnom Penh, où on se croirait dans un épisode de Desperate Housewives). Enfin, on voit partout des écoles dites « internationales », pour les très jeunes, qui mettent en avant l’étude de l’anglais. Ils semblent que les parents tiennent à tout prix à ce que leurs enfants connaissent l’anglais.

Lors de notre séjour au Cambodge, nous avons effectué quelques excursions.

Nous avons fait un tour en bateau sur le Tonlé Sap, à Phnom Penh. Le départ se situe non loin de la place du marché de nuit. Le billet coute 2 ou 3 dollars pour un étranger (cela dépend de l’âge du capitaine…). C’était assez sympathique. Nous y avons été en fin d’après-midi. Cela n’était pas un très bon choix car, à ce moment de la journée, le soleil se trouve en direction de la ville. Les conditions ne sont donc pas idéales pour prendre des photos de la ville (grands hôtels, casinos, palais royal, …), à moins que vous sachiez maitriser votre appareil photo.

Nous avons également passé quelques jours dans la province du Rattanakiri. On m’avait dit que c’était une province « reculée, montagneuse et forestière ». « Reculée », c’est bien le cas ! La route est longue et laborieuse pour y aller de Phnom Penh. Jusqu’à l’embranchement qui permet d’aller vers Strung Treng, tout va à peu près bien. Mais à partir de là, c’est une simple route en latérite, avec des bosses et des pierres. « Montagneuse », c’est un peu exagéré. Je dirai plutôt « vallonnée ». « Forestière », c’est peut-être le cas mais j’ai surtout vu des plantations d’hévéas. Cela dit, nous avons aussi pu voir des énormes meubles (chaises, tables, …) en bois, ce qui laisse quand même penser que la forêt n’est pas loin. Là-bas, nous y avons vu principalement le lac volcanique Ya Laom (intéressant) et quelques cascades (plutôt difficiles d’accès).

Enfin, nous avons fait une petite excursion à Kampot et ses environs. Nous avons d’abord été à Kompong Trach. Il y a quelque petites grottes à visiter. On m’a dit qu’elles ont fait l’objet de scènes de quelques films et clips. Elles contiennent des rochers aux formes évocatrices (éléphant, tortue, …). Un petit groupe d’enfants attend les touristes pour leur faire la visite. C’était assez gai. Nous avons ensuite été à Kep. Il existe une place, au bord de mer, où on peut acheter des crustacés (des crabes en particulier). La plage m’a fait penser aux plages qu’on peut trouver en France (c’est peut-être normal, quand on sait que Kep était la station balnéaire préférée des français à l’époque du protectorat). Certains trouvent que Kep est ennuyeux. Personnellement, c’est justement ce côté paisible et reposant qui m’a bien plu.

Enfin, j’ai essayé de profiter de ce séjour pour pratiquer la langue khmère. J’y ai appris de nombreux mots, mais j’ai aussi pu constaté que mon niveau n’était pas assez avancé pour avoir une vraie discussion avec l’autochtone. J’ai donc essayé de chercher des livres d’apprentissage de la langue pour étrangers à Phnom Penh.

Dans les marchés, on peut en trouver mais ce ne sont souvent que des petits guides pour touristes, qui ne contiennent que des recueils de vocabulaire basique, et utilisent une transcription plus ou moins hasardeuse.
Des livres d’apprentissage du khmer pour étrangers sont disponibles dans de vraies librairies, comme ITC (International Book Center) et PBC (Peace Book Center). J’ai également entendu parler de la librairie Mékong Libris (tenue par un français), mais je n’ai pas eu l’occasion d’y aller.

Plusieurs livres existent en anglais mais un livre en français a attiré mon attention. Il s’appelle « Khmer au quotidien ». Il utilise l’API (dont j’avais déjà parlé dans un article précédent) et donne quelques notions de grammaire. Il était disponible, dans son édition 2004 ou 2005, dans la librairie ITC pour 10$, et à PBC pour 7,50$. Malheureusement, quand j’ai voulu retourner dans ces magasins pour l’acheter, ils étaient tous les deux fermés (pour cause de nouvel an chinois). Le livre est aussi disponible sur Internet, dans son édition 2008, mais à 28 euros… J’ai l’impression d’avoir laissé passé une belle occasion.

En conclusion, le séjour s’est globalement bien passé. J’invite tous les gens à découvrir et à se laisser surprendre par le Cambodge, les cambodgiens et la culture khmère. La grande majorité des gens, que je connaisse et qui y ont été, ont gardé de très bons souvenirs.

 

Installation et configuration de Frugalware 1.3 (Haven) sur Compaq Presario 2500

12 janvier 2011

Bonne nouvelle ! J’ai converti mon frère à Frugalware ! Il possède un ordinateur portable Compaq Presario 2500 et était précédemment sous SliTaz, une très bonne distribution à mon humble avis (de ce que j’en ai vu). Malgré tout, je lui ai conseillé de passer à Frugalware car je m’occupe régulièrement de l’administration de son PC et il n’était pas évident pour moi de passer du mode de fonctionnement d’une distribution à une autre.

Nous avons procédé à l’installation et à la configuration de la distribution Frugalware Linux 1.3 (Haven) sur cet ordinateur. Nous avons d’abord voulu tenter une installation « netinstall », mais nous avons galéré à cause de l’indisponibilité des serveurs FTP belge et français (nous soupçonnons fortement notre fournisseur d’accès sur ce point). Nous nous sommes alors rabattus sur l’installation « classique » à partir des deux premiers CDs. L’installation s’est alors bien déroulée, jusqu’à ce que l’installeur ne puisse pas reconnaitre le deuxième CD (probablement dû à la gravure sur CD-RW). Nous avons été contraints de terminer l’installation avec la moitié des paquets installés.

Le premier démarrage nous a amené tranquillement au login de la console texte (normal, car aucun gestionnaire de connexion n’avait pu être installé).

Avant de configurer un gestionnaire de connexion, nous avons vérifié que la session X était prête à fonctionner. Pour cela, nous avons lancé un premier startx. Cela s’est mal passé : une erreur indiquait que le module radeon n’avait pu être trouvé. Pour résoudre le problème, nous avons commenté toutes les lignes du fichier /etc/X11/xorg.conf.d/20-graphical.conf (et tant pis si cela n’est pas très optimal). Nous avons alors lancé un deuxième startx et la session X s’est lancée avec succès.

Cependant, un autre problème est apparu très rapidement : le touchpad ne fonctionnait pas. Un coup d’œil dans les traces a montré qu’il manquait le module synaptics (pilote de la plupart des touchpads d’ordinateur portable) :

pacman-g2 -S xf86-input-synaptics

Nous avons lancé startx pour la troisième fois, et là, le touchpad a réagi. Nous avons branché une souris USB, et elle a été reconnue immédiatement. Tout semble OK. Pour une fois, j’ai trouvé la configuration de X plutôt facile !

Afin que mon frère ne soit pas trop dépaysé par sa toute nouvelle distribution, je lui ai conseillé d’installer l’environnement de bureau LXDE (bureau par défaut de SliTaz) :

pacman-g2 -S lxde-desktop

Cet environnement vient avec son propre gestionnaire de connexions LXDM. Nous l’avons configuré afin que le système se connecte directement au compte de mon frère. Pour cela, nous avons renseigné le login du compte utilisateur à la propriété autologin, dans le fichier /etc/lxdm/lxdm.conf.

Après redémarrage,  nous avons obtenu ce que nous désirions : le système se connecte au compte utilisateur de mon frère et lance l’environnement de bureau LXDE.

Par défaut, nous nous sommes retrouvés avec un fond d’écran noir. Mon frère souhaitait quelque chose de plus « joli ». Après une longue recherche sur Internet, la solution la plus simple que nous ayons trouvée a été d’exécuter feh au démarrage de l’environnement de bureau. Pour cela, nous avons créé le fichier ~/.config/lxsession/LXDE/autostart avec le contenu suivant :

@feh –bg-scale /usr/share/lxde/wallpapers/lxde_green.jpg

Je ne sais pas si c’est vraiment utile mais nous avons également donné la permission d’exécution au fichier :

chmod +x ~/.config/lxsession/LXDE/autostart

Sous LXDE, le gestionnaire de fichiers est PCManFM. Mon frère avait déjà l’habitude d’utiliser ce logiciel sous SliTaz. Lorsqu’il insérait une clé USB, une entrée apparaissait automatiquement dans PCManFM, lui permettant de monter la clé et de parcourir son contenu. Afin de conserver ce comportement, nous avons créé un répertoire de montage :

mkdir /media/usb

Puis nous avons simplement ajouté la ligne suivante à la fin du fichier /etc/fstab :

/dev/sda1        /media/usb            auto        defaults,noauto,user         1   1

Ainsi, nous associons le périphérique /dev/sda1 (nom usuel du périphérique pour une clé USB) avec le point de montage /media/usb, en autorisant n’importe quel utilisateur à monter/démonter le système de fichier (option user).

Pour le son, nous avons d’abord installé les outils ALSA :

pacman-g2 -S alsa-utils

Ensuite, nous avons exécuté la commande alsaconf et suivi les instructions. La carte son a été bien reconnue et était directement prête à l’emploi.

A cette étape, nous avons cherché désespérément un contrôleur de volume. Après plusieurs dizaines de minutes, nous nous sommes rendus compte qu’un contrôleur de volume était déjà présent dans le tableau de bord LXDE (la barre en bas de l’écran). En fait, comme ce tableau de bord est noir par défaut, et que l’icône du contrôleur de volume est aussi noire, nous n’avions pu le voir…

Afin de disposer d’un écran de démarrage et d’arrêt du système, nous avons installé  splashy :

pacman-g2 -S splashy

Après redémarrage, nous avons malheureusement constaté que l’écran ne s’affichait pas correctement. Au départ, je pensais que l’image s’affichait en vidéo inversé, mais il semble plutôt que le mode vidéo n’ait pas assez de couleurs disponibles pour afficher correctement l’image. Je pense que ce problème vient de la carte graphique de l’ordinateur (ATI Radeon). Je n’ai pas analysé davantage, mon frère ayant considéré le problème comme mineur. Cependant, si vous avez des idées sur ce problème, je serai content de les connaitre.

La dernière étape de la configuration a été d’installer la clé USB Wifi de mon frère. Etant donné qu’il s’agit d’un élément extérieur à l’ordinateur portable lui-même, et que l’opération est un peu longue à expliquer, je préfère garder ce sujet pour un prochain article.

Au final, je pense que mon frère est globalement satisfait de sa nouvelle distribution. Le système démarre assez rapidement et est tout à fait utilisable (comparativement à l’âge de la machine).

Si vous avez des idées alternatives ou des corrections à apporter aux problèmes décrits dans cet article, je vous invite à utiliser les commentaires.

Bilan du blog après un an

6 janvier 2011

Il y a un an exactement, le 6 janvier 2010, j’avais pris la bonne résolution de créer un blog et d’y publier régulièrement des articles. Je m’étais fixé d’écrire au moins un article par mois.

Après une année, la bonne résolution a été tenue et les objectifs ont été dépassés. J’ai publié 28 articles et reçu 8 commentaires. Le blog a été visité environ 3000 fois. Mois après mois, le nombre de visites augmente de façon croissante (avec une exception pour le mois de novembre 2010). En décembre 2010, il y a eu un peu plus de 550 visites.

Je tiens à remercier toutes les personnes qui ont visité mon blog ou qui y ont laissé un commentaire. Ça fait toujours chaud au cœur de savoir que ce qu’on écrit est lu, et a plus ou moins d’intérêt.

Je suis satisfait du site de blogs unblog.fr. Je n’ai jamais subi d’indisponibilité. Il offre toutes les fonctionnalités dont j’avais besoin : sauvegarde d’un brouillon d’article pour publication ultérieure, inclusion d’images dans les articles, catégorisation des articles, flux RSS global et par catégorie.

La modération des commentaires se fait presque automatiquement. Des dizaines de commentaires ont été directement considérées comme du spam. Seuls 4 commentaires ont été à modérer : 2 étaient du spam déguisé, et les 2 autres étaient de vrais commentaires (sur les 8 commentaires ne provenant pas de moi).

Je souhaite que cette année 2011 sera, pour le blog, au moins aussi bonne que l’année passée. J’ai déjà quelques projets d’articles qui, je l’espère, seront utiles pour les internautes.

A bientôt pour une nouvelle année d’articles.

Afficher une fenêtre au premier plan en Tk

13 novembre 2010

Depuis quelques mois, je développe une application graphique en OCaml, avec le module Labltk (Tk pour OCaml).

Récemment, j’avais un besoin précis. J’avais deux fenêtres (A et B) crées et ouvertes. En cliquant sur un bouton situé sur la fenêtre A, je voulais faire apparaitre la fenêtre B, c’est-à-dire, la faire passer au premier plan.

J’ai cherché longuement sur Internet, et relu maintes et maintes fois la documentation de Tk, jusqu’à trouver une solution au problème. Je tiens à la faire partager.

La solutions consiste à appeler la commande wm withdraw puis la commande wm deiconify sur le toplevel de la fenêtre B. En OCaml, cela se matérialise de la façon suivante :

Wm.withdraw toplevel;
Wm.deiconify toplevel;

La commande withdraw a pour effet de faire disparaitre la fenêtre. Quant à la commande deiconify, elle permet de ré-afficher la fenêtre (en plus de la faire sortir d’un éventuel mode iconifié).

J’ai testé cette solution avec succès avec les gestionnaires de fenêtres ion3 et jwm (Linux/Xorg).

Mon passage à Frugalware 1.3 (Haven)

30 octobre 2010

Il y a quelques jours, je me suis enfin décidé à mettre à jour mon système Frugalware de la version 1.2 (Locris) vers la version 1.3 (Haven).

Je n’attendais rien de cette nouvelle version. Mon système était globalement fonctionnel et aucune des nouveautés annoncées ne m’attirait. Cependant, avec la mise à disposition de la pré-version 1.4, je me suis dit qu’il était temps de passer à la version 1.3.

Malheureusement, cette mise à jour m’a posé quelques problèmes, que je vais essayer de décrire dans cet article.

J’ai d’abord procédé à la mise à jour, en suivant les instructions de mise à jour données par l’équipe de développement.

Dès la première instruction, je me suis rapidement confronté à un problème. Il m’était impossible de mettre à jour pacman-g2 (et ses dépendances). Le gestionnaire de paquets plantait tout simplement. Sur le conseil de bouleetbil sur le salon IRC (merci à lui !), j’ai décidé de sauter cette étape et de passer à la mise à jour du système. Mais là aussi, certains paquets ne voulaient pas s’installer…

J’étais dans la panade lorsque, soudain, en regardant d’un peu plus près les paquets en erreur, j’ai compris d’où venait le problème : ces paquets étaient tous compressés au format xz, au lieu du format bzip2. Or, je n’avais pas le paquet xz installé. Je me alors suis empressé d’installer ce paquet. A partir de là, j’ai pu mettre à jour pacman-g2, ainsi que l’ensemble du système sans le moindre problème.

Les instructions de mise à jour sont donc incomplètes. En pré-requis, il est nécessaire d’installer le paquet xz.

Après redémarrage du système, j’ai constaté que la configuration Xorg était à revoir. Tout d’abord, la résolution d’écran était de 800×600, au lieu de ma résolution habituelle de 1024×768. Ensuite, ma souris externe (je possède un ordinateur portable avec touchpad) n’était plus pris en compte.

J’avais suivi les instructions de mise à jour, qui conseillaient de supprimer le fichier monolithique Xorg.conf. Je me suis rapidement dit que cela n’était peut-être pas une bonne idée… Heureusement, j’avais fait une sauvegarde du fichier de configuration. Je l’ai remis en place. Cela m’a permis de régler le problème de résolution. Mais le problème de souris externe persistait.

Avant tout, il est important de signaler qu’il s’agit d’une souris connectée sur le port série de mon ordinateur (eh oui, ça existe encore!). Après quelques manipulations et recherches sur Internet, j’ai constaté que ma souris n’était pas prise en compte par le système et qu’il était nécessaire d’utiliser l’utilitaire inputattach pour palier le problème :

inputattach –daemon intellimouse /dev/ttyS0

Cette commande attache une souris de type IntelliMouse (c’est le type de ma souris) au fichier périphérique représentant le premier port série (aussi appelé port COM1). L’option daemon sert à lancer l’utilitaire en arrière-plan.

Et ça marche !  La souris est tout de suite reconnue comme une entrée udev, puis détectée par Xorg. La souris devient alors utilisable.

Pour rendre cette configuration persistante, j’ai ajouté la commande dans le fichier /etc/rc.d/rc.local. Ainsi, à chaque redémarrage, la commande sera exécutée et la souris externe sera opérationnelle.

J’ai également dû ajouter la commande dans mon script de mise en veille (que j’avais parlé dans un article précédent), afin de relancer le processus juste après le retour de mise en veille.

J’ai fait un paquet de l’utilitaire inputattach. N’hésitez pas à me le demander si vous êtes intéressés.

Une autre régression est apparue. Ma clé USB Wifi n’était plus reconnue. J’avais déjà eu l’occasion d’écrire un article sur la configuration de cette clé. Pour résumer, la puce est une Realtek RTL 8192 SU, et je n’avais réussi à la faire fonctionner qu’avec le module ndiswrapper.

En regardant les traces du noyau, je me suis aperçu que la clé USB Wifi est reconnue et prise en charge par un autre module (r8192s_usb). Cependant, l’initialisation échoue. Je n’ai pas insisté (près tout, ce module est dans la catégorie staging), et j’ai décidé de l’ajouter dans la liste des modules à ne pas charger (fichier /etc/modprobe.d/blacklist.conf).

Cependant, cela n’a pas réglé le problème pour autant. La commande modprobe ndiswrapper m’indiquait que le module était introuvable. J’ai relancé la commande depmod -a mais cela n’a rien changé au problème. J’ai alors décidé de créer un lien symbolique :

ln -s /lib/modules/misc/ndiswrapper.ko /lib/modules/2.6.35-fw1/kernel/drivers/net/ndiswrapper.ko

depmod -a

Le module ndiswrapper peut alors être chargé. Je dois avouer que je n’ai pas bien compris pourquoi et comment je me suis retrouvé obligé à faire ce lien symbolique, alors que ce n’était pas nécessaire avec les précédentes versions du noyau. Si quelqu’un a une explication, je l’attends avec impatience.

Je vous passe la reconfiguration des touches multimedia de mes deux claviers (interne et externe). Il s’agit d’une tâche que je dois faire environ une fois sur trois après chaque mise à jour de système. Je ferai peut-être un article sur le sujet.

En résumé, mon passage à Frugalware 1.3 s’est déroulé dans une certaine douleur. Mais au final, je n’ai perdu ni en fonctionnalités, ni en stabilité, ni en performance. Il s’agissait de ma cinquième mise à jour du système, depuis Frugalware 0.8 (Kalgan). C’est toujours un plaisir de voir que l’on peut mettre à jour son système sans pour autant passer par une réinstallation complète. Je tiens à remercier et à féliciter les contributeurs Frugalware pour cela.

J’espère que cet article vous aura intéressé. N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires.

Voyage en Italie – Partie 3

10 septembre 2010

Aujourd’hui, je souhaite clore cette série d’articles sur le (trop court) voyage en Italie que ma compagne et moi avons effectué il y a deux semaines. Dans la première partie, j’avais raconté notre arrivée à Turin. Dans la deuxième partie, j’avais évoqué le trajet vers Vercelli et la découverte de cette ville. Dans cette troisième et dernière partie, je vais vous détailler nos problèmes d’hôtel et l’excursion à Varallo.

Quelques semaines avant le voyage, j’avais cherché un hôtel à Vercelli, sur Internet. Les seuls hôtels que l’on pouvait réserver par Internet étaient des hôtels assez chers (80 euros pour une chambre double). Ayant un budget limité, je m’étais décidé à appeler l’hôtel qui apparaissait comme le moins cher de la ville : l’hôtel Croce Di Malta. Dans une discussion téléphonique un peu compliquée (je ne connaissais pas un mot d’italien, et mon interlocuteur ne parlait que très peu français), je pensais tout de même avoir réussi à faire ma réservation.

Logiquement, à notre arrivée à Vercelli, nous nous sommes dirigés vers cet hôtel. Nous l’avons trouvé assez rapidement, mais cet instant fut le début d’une succession de déceptions et de désagréments :

  • lorsque nous avons vu pour la première fois l’hôtel, nous avons été frappés par sa façade décrépie, donnant l’impression d’un hôtel abandonné;
  • nous n’avons pas été très bien accueillis par la patronne (une vraie mamma italienne), qui nous a regardé avec un air décontenancé, et pour cause, elles ne nous attendaient pas et n’avaient aucune réservation à notre nom (mon appel n’aura donc servi à rien…);
  • la patronne (seule responsable de l’établissement) ne parle pas anglais, et ne connait que quelques mots de français; heureusement, j’avais fait l’effort d’apprendre quelques mots d’italien avant le départ;
  • elle nous propose tout de même deux chambres double, l’une avec toilettes privatives pour 60 euros par nuit, et l’autre avec toilettes dans le couloir pour 50 euros; dans la nécessité, nous acceptons;
  • elle nous fait une pseudo-facture (en fait, une addition sur un bout de papier) de 210 euros (trois + une nuits); dans sa grande bonté, elle nous laisse le choix du moment pour payer, mais nous fait comprendre qu’elle gardera nos passeports tant qu’elle ne recevra pas l’argent (un chantage que j’ai pas très apprécié);
  • l’hôtel n’accepte pas les cartes bancaires; et les chèques n’existent pas en Italie; il faut donc payer en liquide;
  • l’état des chambres (sols, murs et plafonds) est correct, mais le ménage laisse à désirer (toilettes du couloir non nettoyées, toiles d’araignée dans les chambres);
  • la literie est abominable (c’est mou, ça couine, …); les draps et les couvertures semblent datés d’une autre époque;
  • les volets sont branlants et il semble impossible de les fermer complètement (je n’ai pas trop voulu forcer, de peur de voir les volets s’écrouler…);
  • c’est extrêmement bruyant, et ce pour deux raisons; d’abord, l’hôtel est dans l’angle de deux rues importantes et le passage des voitures est quasi permanents (même de nuit); ensuite parce que les fenêtres ne présentent que du simple (voire même demi) vitrage et qu’elles ne se ferment pas correctement (insonorisation catastrophique);
  • aussi incroyable que cela puisse paraitre, cet hôtel n’est ouvert que 6 jours sur 7; ainsi, le lundi, nous avons été invités à sortir par l’arrière cour, sous les cris du chien, en refermant dernière nous une vieille porte en bois (à ne pas claquer, si on veut pouvoir rentrer dans l’hôtel…);
  • souhaitant quitter l’hôtel tôt dans la matinée, c’est par cette arrière cour que nous avons dû sortir, puis c’est à travers la grille de l’entrée principale que nous avons rendu les clés à la patronne.

Avec tout cela, je pense qu’il est inutile de vous dire que je déconseille cet hôtel. La moralité est la suivante: il vaut mieux dépenser dix ou quinze euros de plus pour un « vrai » hôtel.

Notre excursion à Varallo a été beaucoup plus réjouissante. Varallo est un village situé aux portes des Alples, au Nord de Vercelli, à un peu plus d’une heure de route. Le centre-ville nous a paru calme, mais très joli. Cependant, l’attraction principale de Varallo est Sacro Monte, une sorte de petite basilique perchée au sommet d’une colline.

On peut y monter par trois moyens : en voiture, en téléphérique ou à pieds. Nous avons choisi (j’ai imposé, devrais-je dire) de monter cette colline à pied, par la droite. Le chemin était un peu rude, mais pittoresque.

Au sommet, le paysage est magnifique, avec une vue sur les montagnes et sur la vallée. L’église construite à cet endroit est également de toute beauté. On y entre sur une petite place, avec une fontaine au milieu.

Pour « l’amour du risque », nous avons choisi de descendre via le téléphérique (2 euros par personne). J’ai trouvé cela très impressionnant. Ma compagne était tout simplement pétrifiée.

Cette excursion a été le point d’orgue de ce court voyage en Italie. Le retour à la maison s’est déroulé sans problème.

Cet article met à fin à ce carnet de voyage. Comme d’habitude, n’hésitez pas poster des commentaires si vous avez des questions à poser ou un complément d’informations à apporter.

Voyage en Italie – Partie 2

8 septembre 2010

Dans une première partie, j’avais expliqué comment ma compagne et moi étions arrivés à Turin, en Italie, et comment s’était déroulée la nuit à l’hôtel. Dans cette deuxième partie, je vais tenter de décrire notre séjour à Vercelli.

Après avoir passé une soirée, une nuit et une matinée à Turin, nous sommes retournés à l’aéroport pour récupérer des amis. Nous avions choisi de louer une voiture pour les trois jours restants. Nous avions réservé, via le site voyages-sncf.com, une voiture de type Quatre portes Familiale chez le loueur Hertz, pour environ 120 euros. Nous avons obtenu une Ford C-Max, voiture spacieuse qui correspondait à nos attentes. Il s’agissait de la première fois que je louais une voiture… et j’ai accumulé les erreurs.

D’abord, j’ai refusé de payer un supplément de 20 euros par jour, qui annule les franchises de 1300 euros en cas de dégâts, et de 2100 euros en cas de vol. Je n’ai eu aucun incident avec la voiture mais, étant donné qu’il s’agissait de ma première conduite en terre italienne, il aurait peut-être été plus sage de prendre ce supplément.

Ensuite, j’ai naïvement signé un document décrivant les dégâts déjà existants sur la voiture, sans faire la moindre vérification avec le loueur. Les jours suivants, j’ai remarqué que certains dégâts n’étaient pas mentionnés sur le document. En particulier, il y avait une partie pliée sur le côté gauche du bas de la caisse, et de grosses rayures sur le côté de droit de la caisse. Il est clair que j’aurais dû exiger un état de la voiture contradictoire lors de la prise en charge, avant même de signer ce document. Ma compagne et moi avions peur de devoir payer la franchise de 1300 euros. Lors de la restitution de la voiture, le loueur nous a simplement demandé si nous avions bien fait le plein. Aucun état de la voiture n’a été fait en notre présence. Nous avons été très surpris, mais aussi soulagés.

Enfin, je n’ai pas demandé de reçu. Je n’ai donc plus aucun document attestant l’état de la voiture et ce à quoi je m’étais engagé. Dans la mesure où ils avaient bien pris soin de « scanner » ma carte bancaire, nous craignions qu’un virement supplémentaire soit exécuté, en réparation des dégâts n’ayant pas été mentionnés. Heureusement,  aucun virement n’a été effectué à ce jour (une semaine après la restitution de la voiture).

Après avoir chargé les bagages dans la voiture, nous avons pris l’autoroute, en direction de Vercelli. J’ai été plutôt impressionné par la qualité des routes italiennes. C’est en réalité comparable aux routes françaises, et surtout beaucoup mieux que les routes trouées de Belgique. J’ai également été satisfait de voir des directions bien indiquées. Je ne me suis pas perdu une seule fois en voiture ! C’est pour dire ! Bien sûr, il y a un bémol à tout cela : le prix des autoroutes. Nous avons payé environ 5 euros pour le trajet Turin-Vercelli, soit une bonne heure de route.

La première chose que nous avons faite en arrivant à Vercelli, c’est de rejoindre l’hôtel dans lequel nous avions réservé une chambre. Cependant, je garderai cet aspect pour une troisième partie car il y a beaucoup à dire…

Je préfère m’attarder sur la très sympathique commune de Vercelli. A la fois ni trop grande (on sent c’est que c’est une ville de campagne), ni trop petite (il existe de nombreuses facilités, des commerces, des supermarchés), c’est tout à fait le genre de ville que je trouve agréable à vivre. Le centre-ville se concentre autour de corso Libertà, la principale rue commerçante. De nombreuses places jouxtent d’ailleurs cette rue. L’office de tourisme se trouve corso Giuseppe Garibaldi, une rue à double voie, avec une sorte de place très étendue au milieu, où les habitants semblent aimer flâner le soir. C’est d’ailleurs dans cette rue que nous avons trouvé le restaurant Pizza e Pasta, qui propose toutes sortes de plats italiens à des prix relativement modestes (5 euros pour une pizza).

C’est tout pour aujourd’hui. Dans une troisième partie, je m’attacherai à vous raconter notre séjour à l’hôtel, ainsi que notre excursion en direction des Alpes.

Voyage en Italie – Partie 1

6 septembre 2010

« Voyage en Italie », c’est le nom d’une chanson de Lilicub, mais c’est aussi le séjour que ma compagne et moi nous sommes accordés pour un week-end prolongé (cinq jours, quatre nuits). Nous avons principalement séjourné à Vercelli, ville modeste située entre Turin et Milan. J’aimerais faire part de mon expérience par rapport à ce (petit) voyage en Italie.

Tout d’abord, et de façon globale, du peu que j’en ai vu, j’ai trouvé l’Italie magnifique. Les paysages de montagne (Turin est proche des Alpes) sont magnifiques et les villes de Turin et Vercelli regorgent de plazze (places en italien), de bâtiments historiques et de boulevards plus beaux les uns que les autres. Je redoutais le caractère des italiens, les imaginant avec le sang chaud et l’esprit fouineur. En réalité, je me suis retrouvé face à des gens globalement gentils et plutôt décontractés. Et c’était pour moi un vrai plaisir d’entendre parler la langue italienne. Je n’ai malheureusement pas vraiment eu l’occasion de goûter les spécialités italiennes, à part les succulentes et variées gelati (glaces en italien) que l’on trouve partout dans la rue.

Le voyage a commencé à l’aéroport de Charleroi, par un vol Ryanair de moins de 90 minutes. C’est la première fois que je volais avec cette compagnie et, malgré ce qu’on peut en dire, j’ai plutôt été agréablement surpris. Je n’ai eu aucun retard, je n’ai pas eu l’impression de négligence sur la sécurité et j’ai trouvé le personnel plutôt professionnel, s’exprimant le plus souvent dans trois langues différentes : français (langue du pays de départ), italien (langue du pays d’arrivée) et anglais (langue internationale).

Arrivés à l’aéroport de Caselle (près de Turin), nous avons essayé de comprendre comment prendre le transport en commun vers le centre-ville. Un vieux monsieur, ne parlant qu’italien, mais par ailleurs très gentil, nous a invité à sauter dans une sorte de navette, sans avoir acheté de billets au préalable. Après demande d’explication auprès d’un passager, il s’est avéré que cette navette était plutôt un train… payant, qui donne le droit de prendre un bus qui nous emmène de la station terminus vers le centre-ville.

C’est là que je voudrais clarifier les choses à propos des transports en commun disponibles pour aller de l’aéroport à Turin, car nous avons souvent reçu des informations erronées sur le sujet. Il faut d’abord savoir qu’il y a trois sociétés de transport distinctes : Trenitalia, pour les chemins ferrés (équivalent de la SNCF/SNCB), GTT, pour les bus et le métro (équivalent de la RATP/STIB) et SADEM, pour les bus (privés). A notre connaissance, il existe deux moyens de relier le centre-ville de Turin à partir de l’aéroport.

D’une part, on peut prendre le train opéré par GTT, qui fait l’aller-retour entre la station de l’aéroport et la station Dora (proche du centre-ville). Dans cette dernière station, on peut embarquer gratuitement dans un bus (appelé DoraFly) qui amène au centre-ville, en s’arrêtant dans les principales gares (de chemins de fer) de la ville. Le billet de train coute  3,40 euros et s’achète à des distributeurs automatiques bleus (d’après ce que nous avons compris mais, comme vous l’avez compris, nous n’avons pas vraiment suivi la procédure normale…).

D’autre part, on peut prendre le bus de la SADEM. Il fait l’aller-retour entre l’aéroport et le centre-ville, en s’arrêtant dans divers endroits. Le billet coute 5,50 euros. C’est le transport que nous avons pris pour retourner à l’aéroport. Nous l’avons acheté dans un point presse de la gare de Porta Susa, mais l’arrêt se situe plutôt au niveau de la station de bus XVIII Dicembre, sur le trottoir opposé à la gare.

C’est justement près de cette gare que nous avons trouvé notre hôtel (réservé par Internet à l’avance) : l’hôtel Orchidea. Nous avons trouvé l’hôtel assez propre et bien entretenu. Le personnel que nous avons rencontré était gentil et serviable. Deux personnes sur trois parlaient un français quasi-impeccable. Un point noir vient malheureusement ternir le bilan: l’insonorisation. Nous avons entendu les conversations de nos voisins jusque tard dans la nuit… Heureusement, la rue était très calme. Le lendemain, nous avons réglé notre chambre double (50 euros) puis avons pris le chemin de l’aéroport.

Je m’arrête là pour le moment. Dans une deuxième partie, je raconterai notre séjour à Vercelli.

 

Mise en veille et Wifi

2 août 2010

Aujourd’hui, je désire vous parler de la mise en veille (dite suspend-to-ram ou mode S3) sous Linux.

Dans un précédent article, j’avais évoqué un problème de configuration réseau lors d’un retour de mise en veille. Depuis la version 1.2 (Locris) de ma distribution Frugalware, la mise en veille fonctionne de façon acceptable sur ma machine. J’écris « de façon acceptable » car un problème subsiste: lors d’un retour de mise en veille, la configuration Wifi semble perdue. Cette perte est probablement due au mauvais rechargement du module ndiswrapper (pilote utilisée pour mon adaptateur Wifi). J’ai donc entrepris l’écriture d’un script shell permettant de résoudre ce problème. En voici le contenu :

#!/bin/sh

# Arrêt du réseau
service interfaces stop
modprobe -r ndiswrapper

# Mise en veille
echo -n mem > /sys/power/state

# Redémarrage du réseau
service interfaces start

Le but du script est assez simple : mettre en veille le système, et gérer le retour de mise en veille. La mise en veille est opérée par la partie centrale du script (echo -n mem …). L’opération clé de ce script est modprobe -r ndiswrapper. Elle permet de décharger le module ndiswrapper. Ainsi, lors du retour de la mise en veille et de la configuration du réseau, le module sera automatiquement et proprement rechargé.

Après avoir donné les droits d’exécution à ce script shell, il sera possible de l’exécuter en tant qu’utilisateur root.

Cependant, ma machine est un ordinateur portable, et je trouve pratique que le système se mette en veille lorsque je referme l’écran. Par ailleurs, le clavier de ma machine dispose d’une touche SUSPEND qui n’a, pour l’instant, aucun effet.

Pour améliorer cette situation, j’ai modifié le script du démon acpid, exécuté lorsqu’un évènement ACPI est généré. Il s’agit du fichier /etc/acpi/acpi_handler.sh. En voici le contenu :

#!/bin/sh # Default acpi script that takes an entry for all actions

IFS=${IFS}/
set $@

case « $1″ in
button)
case « $2″ in
power) /sbin/init 0
;;
sleep)
;;
lid)
;;
*) logger « ACPI action $2 is not defined »
;;
esac
;;
*)
logger « ACPI group $1 / action $2 is not defined »
;;
esac

Ainsi, lorsque le bouton « sleep » (touche SUSPEND) ou le bouton « lid » (une sorte d’interrupteur déclenché lorsque l’écran est refermé), le système sera mis en veille.

Grâce à tout cela, je dispose d’une mise en veille fonctionnelle et pratique. Bien entendu, je reste ouvert à vos remarques, suggestions et questions.

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