Mon passage à Frugalware 1.3 (Haven)

30 octobre 2010

Il y a quelques jours, je me suis enfin décidé à mettre à jour mon système Frugalware de la version 1.2 (Locris) vers la version 1.3 (Haven).

Je n’attendais rien de cette nouvelle version. Mon système était globalement fonctionnel et aucune des nouveautés annoncées ne m’attirait. Cependant, avec la mise à disposition de la pré-version 1.4, je me suis dit qu’il était temps de passer à la version 1.3.

Malheureusement, cette mise à jour m’a posé quelques problèmes, que je vais essayer de décrire dans cet article.

J’ai d’abord procédé à la mise à jour, en suivant les instructions de mise à jour données par l’équipe de développement.

Dès la première instruction, je me suis rapidement confronté à un problème. Il m’était impossible de mettre à jour pacman-g2 (et ses dépendances). Le gestionnaire de paquets plantait tout simplement. Sur le conseil de bouleetbil sur le salon IRC (merci à lui !), j’ai décidé de sauter cette étape et de passer à la mise à jour du système. Mais là aussi, certains paquets ne voulaient pas s’installer…

J’étais dans la panade lorsque, soudain, en regardant d’un peu plus près les paquets en erreur, j’ai compris d’où venait le problème : ces paquets étaient tous compressés au format xz, au lieu du format bzip2. Or, je n’avais pas le paquet xz installé. Je me alors suis empressé d’installer ce paquet. A partir de là, j’ai pu mettre à jour pacman-g2, ainsi que l’ensemble du système sans le moindre problème.

Les instructions de mise à jour sont donc incomplètes. En pré-requis, il est nécessaire d’installer le paquet xz.

Après redémarrage du système, j’ai constaté que la configuration Xorg était à revoir. Tout d’abord, la résolution d’écran était de 800×600, au lieu de ma résolution habituelle de 1024×768. Ensuite, ma souris externe (je possède un ordinateur portable avec touchpad) n’était plus pris en compte.

J’avais suivi les instructions de mise à jour, qui conseillaient de supprimer le fichier monolithique Xorg.conf. Je me suis rapidement dit que cela n’était peut-être pas une bonne idée… Heureusement, j’avais fait une sauvegarde du fichier de configuration. Je l’ai remis en place. Cela m’a permis de régler le problème de résolution. Mais le problème de souris externe persistait.

Avant tout, il est important de signaler qu’il s’agit d’une souris connectée sur le port série de mon ordinateur (eh oui, ça existe encore!). Après quelques manipulations et recherches sur Internet, j’ai constaté que ma souris n’était pas prise en compte par le système et qu’il était nécessaire d’utiliser l’utilitaire inputattach pour palier le problème :

inputattach –daemon intellimouse /dev/ttyS0

Cette commande attache une souris de type IntelliMouse (c’est le type de ma souris) au fichier périphérique représentant le premier port série (aussi appelé port COM1). L’option daemon sert à lancer l’utilitaire en arrière-plan.

Et ça marche !  La souris est tout de suite reconnue comme une entrée udev, puis détectée par Xorg. La souris devient alors utilisable.

Pour rendre cette configuration persistante, j’ai ajouté la commande dans le fichier /etc/rc.d/rc.local. Ainsi, à chaque redémarrage, la commande sera exécutée et la souris externe sera opérationnelle.

J’ai également dû ajouter la commande dans mon script de mise en veille (que j’avais parlé dans un article précédent), afin de relancer le processus juste après le retour de mise en veille.

J’ai fait un paquet de l’utilitaire inputattach. N’hésitez pas à me le demander si vous êtes intéressés.

Une autre régression est apparue. Ma clé USB Wifi n’était plus reconnue. J’avais déjà eu l’occasion d’écrire un article sur la configuration de cette clé. Pour résumer, la puce est une Realtek RTL 8192 SU, et je n’avais réussi à la faire fonctionner qu’avec le module ndiswrapper.

En regardant les traces du noyau, je me suis aperçu que la clé USB Wifi est reconnue et prise en charge par un autre module (r8192s_usb). Cependant, l’initialisation échoue. Je n’ai pas insisté (près tout, ce module est dans la catégorie staging), et j’ai décidé de l’ajouter dans la liste des modules à ne pas charger (fichier /etc/modprobe.d/blacklist.conf).

Cependant, cela n’a pas réglé le problème pour autant. La commande modprobe ndiswrapper m’indiquait que le module était introuvable. J’ai relancé la commande depmod -a mais cela n’a rien changé au problème. J’ai alors décidé de créer un lien symbolique :

ln -s /lib/modules/misc/ndiswrapper.ko /lib/modules/2.6.35-fw1/kernel/drivers/net/ndiswrapper.ko

depmod -a

Le module ndiswrapper peut alors être chargé. Je dois avouer que je n’ai pas bien compris pourquoi et comment je me suis retrouvé obligé à faire ce lien symbolique, alors que ce n’était pas nécessaire avec les précédentes versions du noyau. Si quelqu’un a une explication, je l’attends avec impatience.

Je vous passe la reconfiguration des touches multimedia de mes deux claviers (interne et externe). Il s’agit d’une tâche que je dois faire environ une fois sur trois après chaque mise à jour de système. Je ferai peut-être un article sur le sujet.

En résumé, mon passage à Frugalware 1.3 s’est déroulé dans une certaine douleur. Mais au final, je n’ai perdu ni en fonctionnalités, ni en stabilité, ni en performance. Il s’agissait de ma cinquième mise à jour du système, depuis Frugalware 0.8 (Kalgan). C’est toujours un plaisir de voir que l’on peut mettre à jour son système sans pour autant passer par une réinstallation complète. Je tiens à remercier et à féliciter les contributeurs Frugalware pour cela.

J’espère que cet article vous aura intéressé. N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires.

Voyage en Italie – Partie 3

10 septembre 2010

Aujourd’hui, je souhaite clore cette série d’articles sur le (trop court) voyage en Italie que ma compagne et moi avons effectué il y a deux semaines. Dans la première partie, j’avais raconté notre arrivée à Turin. Dans la deuxième partie, j’avais évoqué le trajet vers Vercelli et la découverte de cette ville. Dans cette troisième et dernière partie, je vais vous détailler nos problèmes d’hôtel et l’excursion à Varallo.

Quelques semaines avant le voyage, j’avais cherché un hôtel à Vercelli, sur Internet. Les seuls hôtels que l’on pouvait réserver par Internet étaient des hôtels assez chers (80 euros pour une chambre double). Ayant un budget limité, je m’étais décidé à appeler l’hôtel qui apparaissait comme le moins cher de la ville : l’hôtel Croce Di Malta. Dans une discussion téléphonique un peu compliquée (je ne connaissais pas un mot d’italien, et mon interlocuteur ne parlait que très peu français), je pensais tout de même avoir réussi à faire ma réservation.

Logiquement, à notre arrivée à Vercelli, nous nous sommes dirigés vers cet hôtel. Nous l’avons trouvé assez rapidement, mais cet instant fut le début d’une succession de déceptions et de désagréments :

  • lorsque nous avons vu pour la première fois l’hôtel, nous avons été frappés par sa façade décrépie, donnant l’impression d’un hôtel abandonné;
  • nous n’avons pas été très bien accueillis par la patronne (une vraie mamma italienne), qui nous a regardé avec un air décontenancé, et pour cause, elles ne nous attendaient pas et n’avaient aucune réservation à notre nom (mon appel n’aura donc servi à rien…);
  • la patronne (seule responsable de l’établissement) ne parle pas anglais, et ne connait que quelques mots de français; heureusement, j’avais fait l’effort d’apprendre quelques mots d’italien avant le départ;
  • elle nous propose tout de même deux chambres double, l’une avec toilettes privatives pour 60 euros par nuit, et l’autre avec toilettes dans le couloir pour 50 euros; dans la nécessité, nous acceptons;
  • elle nous fait une pseudo-facture (en fait, une addition sur un bout de papier) de 210 euros (trois + une nuits); dans sa grande bonté, elle nous laisse le choix du moment pour payer, mais nous fait comprendre qu’elle gardera nos passeports tant qu’elle ne recevra pas l’argent (un chantage que j’ai pas très apprécié);
  • l’hôtel n’accepte pas les cartes bancaires; et les chèques n’existent pas en Italie; il faut donc payer en liquide;
  • l’état des chambres (sols, murs et plafonds) est correct, mais le ménage laisse à désirer (toilettes du couloir non nettoyées, toiles d’araignée dans les chambres);
  • la literie est abominable (c’est mou, ça couine, …); les draps et les couvertures semblent datés d’une autre époque;
  • les volets sont branlants et il semble impossible de les fermer complètement (je n’ai pas trop voulu forcer, de peur de voir les volets s’écrouler…);
  • c’est extrêmement bruyant, et ce pour deux raisons; d’abord, l’hôtel est dans l’angle de deux rues importantes et le passage des voitures est quasi permanents (même de nuit); ensuite parce que les fenêtres ne présentent que du simple (voire même demi) vitrage et qu’elles ne se ferment pas correctement (insonorisation catastrophique);
  • aussi incroyable que cela puisse paraitre, cet hôtel n’est ouvert que 6 jours sur 7; ainsi, le lundi, nous avons été invités à sortir par l’arrière cour, sous les cris du chien, en refermant dernière nous une vieille porte en bois (à ne pas claquer, si on veut pouvoir rentrer dans l’hôtel…);
  • souhaitant quitter l’hôtel tôt dans la matinée, c’est par cette arrière cour que nous avons dû sortir, puis c’est à travers la grille de l’entrée principale que nous avons rendu les clés à la patronne.

Avec tout cela, je pense qu’il est inutile de vous dire que je déconseille cet hôtel. La moralité est la suivante: il vaut mieux dépenser dix ou quinze euros de plus pour un « vrai » hôtel.

Notre excursion à Varallo a été beaucoup plus réjouissante. Varallo est un village situé aux portes des Alples, au Nord de Vercelli, à un peu plus d’une heure de route. Le centre-ville nous a paru calme, mais très joli. Cependant, l’attraction principale de Varallo est Sacro Monte, une sorte de petite basilique perchée au sommet d’une colline.

On peut y monter par trois moyens : en voiture, en téléphérique ou à pieds. Nous avons choisi (j’ai imposé, devrais-je dire) de monter cette colline à pied, par la droite. Le chemin était un peu rude, mais pittoresque.

Au sommet, le paysage est magnifique, avec une vue sur les montagnes et sur la vallée. L’église construite à cet endroit est également de toute beauté. On y entre sur une petite place, avec une fontaine au milieu.

Pour « l’amour du risque », nous avons choisi de descendre via le téléphérique (2 euros par personne). J’ai trouvé cela très impressionnant. Ma compagne était tout simplement pétrifiée.

Cette excursion a été le point d’orgue de ce court voyage en Italie. Le retour à la maison s’est déroulé sans problème.

Cet article met à fin à ce carnet de voyage. Comme d’habitude, n’hésitez pas poster des commentaires si vous avez des questions à poser ou un complément d’informations à apporter.

Voyage en Italie – Partie 2

8 septembre 2010

Dans une première partie, j’avais expliqué comment ma compagne et moi étions arrivés à Turin, en Italie, et comment s’était déroulée la nuit à l’hôtel. Dans cette deuxième partie, je vais tenter de décrire notre séjour à Vercelli.

Après avoir passé une soirée, une nuit et une matinée à Turin, nous sommes retournés à l’aéroport pour récupérer des amis. Nous avions choisi de louer une voiture pour les trois jours restants. Nous avions réservé, via le site voyages-sncf.com, une voiture de type Quatre portes Familiale chez le loueur Hertz, pour environ 120 euros. Nous avons obtenu une Ford C-Max, voiture spacieuse qui correspondait à nos attentes. Il s’agissait de la première fois que je louais une voiture… et j’ai accumulé les erreurs.

D’abord, j’ai refusé de payer un supplément de 20 euros par jour, qui annule les franchises de 1300 euros en cas de dégâts, et de 2100 euros en cas de vol. Je n’ai eu aucun incident avec la voiture mais, étant donné qu’il s’agissait de ma première conduite en terre italienne, il aurait peut-être été plus sage de prendre ce supplément.

Ensuite, j’ai naïvement signé un document décrivant les dégâts déjà existants sur la voiture, sans faire la moindre vérification avec le loueur. Les jours suivants, j’ai remarqué que certains dégâts n’étaient pas mentionnés sur le document. En particulier, il y avait une partie pliée sur le côté gauche du bas de la caisse, et de grosses rayures sur le côté de droit de la caisse. Il est clair que j’aurais dû exiger un état de la voiture contradictoire lors de la prise en charge, avant même de signer ce document. Ma compagne et moi avions peur de devoir payer la franchise de 1300 euros. Lors de la restitution de la voiture, le loueur nous a simplement demandé si nous avions bien fait le plein. Aucun état de la voiture n’a été fait en notre présence. Nous avons été très surpris, mais aussi soulagés.

Enfin, je n’ai pas demandé de reçu. Je n’ai donc plus aucun document attestant l’état de la voiture et ce à quoi je m’étais engagé. Dans la mesure où ils avaient bien pris soin de « scanner » ma carte bancaire, nous craignions qu’un virement supplémentaire soit exécuté, en réparation des dégâts n’ayant pas été mentionnés. Heureusement,  aucun virement n’a été effectué à ce jour (une semaine après la restitution de la voiture).

Après avoir chargé les bagages dans la voiture, nous avons pris l’autoroute, en direction de Vercelli. J’ai été plutôt impressionné par la qualité des routes italiennes. C’est en réalité comparable aux routes françaises, et surtout beaucoup mieux que les routes trouées de Belgique. J’ai également été satisfait de voir des directions bien indiquées. Je ne me suis pas perdu une seule fois en voiture ! C’est pour dire ! Bien sûr, il y a un bémol à tout cela : le prix des autoroutes. Nous avons payé environ 5 euros pour le trajet Turin-Vercelli, soit une bonne heure de route.

La première chose que nous avons faite en arrivant à Vercelli, c’est de rejoindre l’hôtel dans lequel nous avions réservé une chambre. Cependant, je garderai cet aspect pour une troisième partie car il y a beaucoup à dire…

Je préfère m’attarder sur la très sympathique commune de Vercelli. A la fois ni trop grande (on sent c’est que c’est une ville de campagne), ni trop petite (il existe de nombreuses facilités, des commerces, des supermarchés), c’est tout à fait le genre de ville que je trouve agréable à vivre. Le centre-ville se concentre autour de corso Libertà, la principale rue commerçante. De nombreuses places jouxtent d’ailleurs cette rue. L’office de tourisme se trouve corso Giuseppe Garibaldi, une rue à double voie, avec une sorte de place très étendue au milieu, où les habitants semblent aimer flâner le soir. C’est d’ailleurs dans cette rue que nous avons trouvé le restaurant Pizza e Pasta, qui propose toutes sortes de plats italiens à des prix relativement modestes (5 euros pour une pizza).

C’est tout pour aujourd’hui. Dans une troisième partie, je m’attacherai à vous raconter notre séjour à l’hôtel, ainsi que notre excursion en direction des Alpes.

Voyage en Italie – Partie 1

6 septembre 2010

« Voyage en Italie », c’est le nom d’une chanson de Lilicub, mais c’est aussi le séjour que ma compagne et moi nous sommes accordés pour un week-end prolongé (cinq jours, quatre nuits). Nous avons principalement séjourné à Vercelli, ville modeste située entre Turin et Milan. J’aimerais faire part de mon expérience par rapport à ce (petit) voyage en Italie.

Tout d’abord, et de façon globale, du peu que j’en ai vu, j’ai trouvé l’Italie magnifique. Les paysages de montagne (Turin est proche des Alpes) sont magnifiques et les villes de Turin et Vercelli regorgent de plazze (places en italien), de bâtiments historiques et de boulevards plus beaux les uns que les autres. Je redoutais le caractère des italiens, les imaginant avec le sang chaud et l’esprit fouineur. En réalité, je me suis retrouvé face à des gens globalement gentils et plutôt décontractés. Et c’était pour moi un vrai plaisir d’entendre parler la langue italienne. Je n’ai malheureusement pas vraiment eu l’occasion de goûter les spécialités italiennes, à part les succulentes et variées gelati (glaces en italien) que l’on trouve partout dans la rue.

Le voyage a commencé à l’aéroport de Charleroi, par un vol Ryanair de moins de 90 minutes. C’est la première fois que je volais avec cette compagnie et, malgré ce qu’on peut en dire, j’ai plutôt été agréablement surpris. Je n’ai eu aucun retard, je n’ai pas eu l’impression de négligence sur la sécurité et j’ai trouvé le personnel plutôt professionnel, s’exprimant le plus souvent dans trois langues différentes : français (langue du pays de départ), italien (langue du pays d’arrivée) et anglais (langue internationale).

Arrivés à l’aéroport de Caselle (près de Turin), nous avons essayé de comprendre comment prendre le transport en commun vers le centre-ville. Un vieux monsieur, ne parlant qu’italien, mais par ailleurs très gentil, nous a invité à sauter dans une sorte de navette, sans avoir acheté de billets au préalable. Après demande d’explication auprès d’un passager, il s’est avéré que cette navette était plutôt un train… payant, qui donne le droit de prendre un bus qui nous emmène de la station terminus vers le centre-ville.

C’est là que je voudrais clarifier les choses à propos des transports en commun disponibles pour aller de l’aéroport à Turin, car nous avons souvent reçu des informations erronées sur le sujet. Il faut d’abord savoir qu’il y a trois sociétés de transport distinctes : Trenitalia, pour les chemins ferrés (équivalent de la SNCF/SNCB), GTT, pour les bus et le métro (équivalent de la RATP/STIB) et SADEM, pour les bus (privés). A notre connaissance, il existe deux moyens de relier le centre-ville de Turin à partir de l’aéroport.

D’une part, on peut prendre le train opéré par GTT, qui fait l’aller-retour entre la station de l’aéroport et la station Dora (proche du centre-ville). Dans cette dernière station, on peut embarquer gratuitement dans un bus (appelé DoraFly) qui amène au centre-ville, en s’arrêtant dans les principales gares (de chemins de fer) de la ville. Le billet de train coute  3,40 euros et s’achète à des distributeurs automatiques bleus (d’après ce que nous avons compris mais, comme vous l’avez compris, nous n’avons pas vraiment suivi la procédure normale…).

D’autre part, on peut prendre le bus de la SADEM. Il fait l’aller-retour entre l’aéroport et le centre-ville, en s’arrêtant dans divers endroits. Le billet coute 5,50 euros. C’est le transport que nous avons pris pour retourner à l’aéroport. Nous l’avons acheté dans un point presse de la gare de Porta Susa, mais l’arrêt se situe plutôt au niveau de la station de bus XVIII Dicembre, sur le trottoir opposé à la gare.

C’est justement près de cette gare que nous avons trouvé notre hôtel (réservé par Internet à l’avance) : l’hôtel Orchidea. Nous avons trouvé l’hôtel assez propre et bien entretenu. Le personnel que nous avons rencontré était gentil et serviable. Deux personnes sur trois parlaient un français quasi-impeccable. Un point noir vient malheureusement ternir le bilan: l’insonorisation. Nous avons entendu les conversations de nos voisins jusque tard dans la nuit… Heureusement, la rue était très calme. Le lendemain, nous avons réglé notre chambre double (50 euros) puis avons pris le chemin de l’aéroport.

Je m’arrête là pour le moment. Dans une deuxième partie, je raconterai notre séjour à Vercelli.

 

Mise en veille et Wifi

2 août 2010

Aujourd’hui, je désire vous parler de la mise en veille (dite suspend-to-ram ou mode S3) sous Linux.

Dans un précédent article, j’avais évoqué un problème de configuration réseau lors d’un retour de mise en veille. Depuis la version 1.2 (Locris) de ma distribution Frugalware, la mise en veille fonctionne de façon acceptable sur ma machine. J’écris « de façon acceptable » car un problème subsiste: lors d’un retour de mise en veille, la configuration Wifi semble perdue. Cette perte est probablement due au mauvais rechargement du module ndiswrapper (pilote utilisée pour mon adaptateur Wifi). J’ai donc entrepris l’écriture d’un script shell permettant de résoudre ce problème. En voici le contenu :

#!/bin/sh

# Arrêt du réseau
service interfaces stop
modprobe -r ndiswrapper

# Mise en veille
echo -n mem > /sys/power/state

# Redémarrage du réseau
service interfaces start

Le but du script est assez simple : mettre en veille le système, et gérer le retour de mise en veille. La mise en veille est opérée par la partie centrale du script (echo -n mem …). L’opération clé de ce script est modprobe -r ndiswrapper. Elle permet de décharger le module ndiswrapper. Ainsi, lors du retour de la mise en veille et de la configuration du réseau, le module sera automatiquement et proprement rechargé.

Après avoir donné les droits d’exécution à ce script shell, il sera possible de l’exécuter en tant qu’utilisateur root.

Cependant, ma machine est un ordinateur portable, et je trouve pratique que le système se mette en veille lorsque je referme l’écran. Par ailleurs, le clavier de ma machine dispose d’une touche SUSPEND qui n’a, pour l’instant, aucun effet.

Pour améliorer cette situation, j’ai modifié le script du démon acpid, exécuté lorsqu’un évènement ACPI est généré. Il s’agit du fichier /etc/acpi/acpi_handler.sh. En voici le contenu :

#!/bin/sh # Default acpi script that takes an entry for all actions

IFS=${IFS}/
set $@

case « $1″ in
button)
case « $2″ in
power) /sbin/init 0
;;
sleep)
;;
lid)
;;
*) logger « ACPI action $2 is not defined »
;;
esac
;;
*)
logger « ACPI group $1 / action $2 is not defined »
;;
esac

Ainsi, lorsque le bouton « sleep » (touche SUSPEND) ou le bouton « lid » (une sorte d’interrupteur déclenché lorsque l’écran est refermé), le système sera mis en veille.

Grâce à tout cela, je dispose d’une mise en veille fonctionnelle et pratique. Bien entendu, je reste ouvert à vos remarques, suggestions et questions.

Clic de souris aléatoire

20 juin 2010

Dans des précédents billets, j’avais raconté le problème de clavier que je rencontre depuis deux versions de Frugalware (1.1/Getorin et 1.2/Locris) : de façon aléatoire, une simple pression d’une touche déclenche une répétition infinie de cette même touche.

Cette anomalie n’est pas critique puisque la répétition peut être arrêtée en appuyant sur une autre touche (Echap en particulier), mais elle peut engendrer une indisponibilité du système lorsque c’est une touche multimédia associée au lancement d’une application qui se répète. Dans ce cas, l’application est lancée à l’infini, le système devient inutilisable, et la seule solution consiste souvent à éteindre la machine de façon brutale (c’est-à-dire, bouton de l’ordinateur).

Ce que je n’avais pas encore raconté, c’est que j’avais également un problème de souris : le clic de souris n’était pas toujours pris en compte (environ 1 fois sur 3). Au début, je pensais que c’était plutôt un problème matériel (j’utilise cette souris depuis presque 10 ans) ou de batterie (c’est une souris sans-fil), jusqu’à ce que je fasse une découverte…

En cherchant sur Internet une solution à mon problème de clavier, je suis d’abord tombé sur une discussion sur le forum français de ArchLinux. Le problème décrit est exactement le même que le mien. L’anomalie a d’ailleurs été reportée, mais aucune solution ne semble avoir été trouvée puisque l’anomalie a été réouverte (à l’heure où j’écris ces lignes). C’est tout de même rassurant de voir que je ne suis pas le seul dans ce cas.

Puis, en continuant mes recherches, je suis tombé sur de nombreux forums qui expliquaient que le problème de clavier pouvait être lié à la configuration d’une souris PS/2, et qui proposaient, en guise de solution, de préciser le paramètre rate du module du noyau Linux psmouse.

J’ai en effet une souris PS/2 branché sur le port série via un adaptateur, et c’est bien le module psmouse qui est chargé lors du démarrage du système.

J’ai donc, comme proposé par ces forums, ajouté le paramètre suivant à la ligne de démarrage du noyau Linux (fichier /root/grub/menu.lst pour GRUB) :

psmouse.rate=40

Je dois avouer que je vois pas en quoi consiste ce paramètre, et en quoi il pourrait influer sur le clavier.

Quoi qu’il en soit, depuis ce changement, j’ai pu constaté encore avec dépit le problème du clavier, mais… la souris fonctionne maintenant beaucoup mieux ! Chaque clic est maintenant bien pris en compte par le système.

Il reste donc ce problème du clavier. Je dois encore chercher des solutions. J’espère que j’aurais la possibilité de décrire cette hypothétique solution dans un prochain billet.

Apprentissage de la langue khmère

2 juin 2010

Aujourd’hui, je voudrais vous faire part de l’un de mes loisirs : l’apprentissage de la langue khmère.

Le khmer est la langue parlée au Cambodge, un pays d’Asie du Sud-Est, mais aussi partout dans le monde, par les émigrés cambodgiens.

Le système d’écriture du khmer est unique (non partagé avec d’autres langues) et très large (une trentaine de consonnes, une vingtaine de voyelles). Vous pourrez vous donner une idée en faisant un saut sur le site everyday.com.kh.

J’ai tout de suite abandonné l’idée d’apprendre l’écriture et la lecture du khmer. C’est peut-être une bêtise mais cela m’a paru très compliqué.

Je me suis donc concentré sur la compréhension et la prononciation du khmer. J’ai, pour cela, trouvé un certain nombre de sites web permettant d’apprendre le khmer.

Le tout premier site que j’ai trouvé fut Khemarak Pheasa, une association grenobloise donnant des cours de khmer, et la version écrite des cours est disponible sur leur site. Points forts : apprentissage didactique, prononciation disponible, transcription latine bien adaptée aux francophones. Point faible : manque d’expressions et de phrases toutes faites pour le quotidien.

Le deuxième site fut Bong Thom Dot Com. Il s’agit d’un site web cambodgien proposant divers services, dont une rubrique de petites annonces, et un recueil d’expressions khmères/anglaises/françaises appelé AK-ONLINE. Points forts : grand nombre d’expressions très utiles au quotidien, recueil bien structuré, prononciation disponible. Point faible : transcription phonétique plutôt difficile à lire.

Le troisième site trouvé fut Cambodia SeaSite. Il s’agit d’une partie du site d’une université américaine consacrée à l’apprentissage du khmer. Points forts : apprentissage très complet (vocabulaire, expression, grammaire), prononciation disponible, utilisation de l’Alphabet Phonétique International (API). Point faible : uniquement en anglais.

Le quatrième site est celui des projets SEAlang. Il s’agit d’un site américain rassemblant des bibliothèques sur les langues du Sud-Est Asiatique, dont le khmer. Il propose notamment un dictionnaire en ligne. Points forts : dictionnaire ultra complet, utilisation de l’API. Point faible : uniquement en anglais.

Il est à noter que le site Srok Khmer m’a également été d’une grande utilité, avec notamment son introduction sur l’API et la prononciation khmère. Malheureusement, il a récemment fait peau neuve, et la rubrique ainsi que le dictionnaire ont disparu. Il faut espérer que ces informations soient remises en ligne très prochainement.

Quelques autres sites plus ou moins intéressants sont à noter :

Comme vous pouvez le constater, les ressources ne manquent pas pour apprendre le khmer.

Si vous connaissez d’autres sites, n’hésitez pas à les partager via les commentaires.

Capture d’écran incluant le pointeur de la souris

9 mai 2010

Dans mon message précédent, j’avais parlé du thème par défaut du pointeur de la souris sous Frugalware 1.2 (Locris) et, dans les commentaires, on m’avait demandé une petite capture d’écran. J’avais répondu que je n’avais pas trouvé le moyen de faire une capture d’écran qui inclut le pointeur de la souris.

Je me suis alors lancé dans la recherche d’une solution à ce problème. Après de multiples lectures de forums et de blogs, j’ai trouvé deux outils disposant de la fonctionnalité voulue : Shutter et GIMP.

Ces deux logiciels sont bien évidemment disponibles sous forme de paquets pour Frugalware.

Mon choix s’est porté vers GIMP. Certains me diront surement que c’est un peu le canon pour tuer une mouche mais, Shutter étant un logiciel GNOME, je ne voulais pas installer toutes les dépendances liées à ce paquet.

Pour prendre une capture d’écran incluant le pointeur de la souris avec GIMP, il suffit de choisir l’entrée du menu Fichier > Créer > Capture d’écran… La fenêtre suivante apparait :

Capture d'écran de l'outil de capture d'écran de GIMP

Il suffit alors de sélectionner l’option Prendre une capture d’écran de l’écran entier, de cocher l’option Inclure le pointeur de la souris, de régler un délai et de cliquer sur le bouton Capturer. La capture d’écran se fera au moment du bip et le résultat apparaitra dans une fenêtre d’édition de GIMP.

On peut alors enregistrer le résultat dans le format que l’on souhaite.

Et voici, en guise d’exemples, quelques pointeurs du thème par défaut :

  • le pointeur normal Pointeur normal
  • le pointeur main Pointeur main
  • le pointeur d’atente Pointeur d'attente
  • le curseur de déplacement Pointeur de déplacement

Comme je le disais dans mon message précédent, je n’avais pas été emballé par ce thème aux premiers abords et puis, avec le temps, j’ai fini par m’y habituer, voire même, par les apprécier.

N’hésitez pas à me faire part de vos impressions dans les commentaires.

Mon passage à Frugalware 1.2 (Locris)

2 mai 2010

Cela fait maintenant quelques semaines que j’ai mis à jour ma distribution Frugalware de la version 1.1 (Getorin) vers la version 1.2 (Locris).

J’attendais beaucoup de cette nouvelle version car la version 1.1 m’avait apporté deux grands problèmes.

D’une part, j’avais un problème de mise en veille (dite suspend-to-ram ou mode S3). Lorsque j’exécutais la commande appropriée pour ce genre d’opération (echo -n mem > /sys/power/state), mon ordinateur se mettait bel et bien en veille mais, lors du réveil, le système semblait se bloquer, n’affichant qu’un écran noir avec un curseur clignotant. J’avais essayé d’analyser le problème pendant des heures, mais sans aucun succès.

D’autre part, j’avais également un problème de clavier. J’ai l’habitude d’utiliser les touches dites multimedia de mon clavier pour lancer mes applications usuelles comme sylpheed, firefox et liferea. De temps en temps, le lancement d’une de ces applications déclenchait une charge système importante. Le curseur de la souris restait figé. Le système ne réagissait plus. Bref, tous les indicateurs passaient au rouge. Lorsque j’arrivais (difficilement) à accéder au terminal (Ctrl+Alt+F1), à me connecter et à lister les processus, je constatais des dizaines de processus correspondant à l’application dont j’avais demandé le lancement. Intriguant… Puis, un jour, j’ai voulu supprimer un courriel dans sylpheed, en pressant simplement la touche Suppr. Tout d’un coup, sylpheed s’est mis à supprimer tous les courriels du dossier (je sais maintenant pourquoi le dossier Corbeille existe…). Suite à la répétition de quelques désagréments similaires, j’avais compris peu à peu que tous ces problèmes étaient liés à un même problème : dans certaines circonstances (vraisemblablement lorsque le système était surchargé), la pression d’une touche du clavier semblait se répéter à l’infini. Cependant, malgré de nombreuses recherches, je n’avais jamais pu trouvé la cause de ce comportement.

Voilà pourquoi j’attendais beaucoup Frugalware 1.2 (Locris), espérant que le passage à cette version me fasse oublier ces deux désagréments.

La mise à jour s’est déroulée, comme d’habitude, sans aucun soucis. J’ai pour cela suivi les instructions de mise à jour données par l’équipe de développement, mais adaptées pour pallier la petite taille de mon disque dur.

Dès le redémarrage, je constate le nouveau fond d’écran, plutôt sympa. Puis je me connecte et là, je constate que le thème du pointeur a également changé. Cela est probablement dû au changement de version de X.org. Certains pointeurs (et plus particulièrement le pointeur normal) me paraissaient a priori « vieillottes ». J’étais un peu décontenancé et je prévoyais de changer tout cela. Finalement, après quelques jours, je m’y suis habitué et j’ai décidé de garder ce thème.

J’ai également testé la mise en veille, et j’ai été très content de voir que le système ne s’ai pas bloqué lors du retour de veille. Mais j’ai un peu déchanté lorsque j’ai vu que le pilote ndiswrapper (pilote de mon adaptateur Wifi) semblait ne pas se réinitialiser correctement lors du retour en veille (d’après ce que je vois dans le fichier /var/log/messages).

De retour de veille, je suis donc obligé de décharger le pilote (modprobe -r ndiswrapper) puis de redémarrer le service réseau (service interfaces restart). Mais il ne s’agit pas du problème le plus grave.

En effet, l’initialisation de l’interface Wifi ne fonctionne pas comme auparavant. Le client DHCP (dhcpcd) ne peut pas récupérer une adresse IP de mon routeur et tombe en time out. En regardant d’un peu plus près la configuration de l’interface Wifi (iwconfig wlan0), je remarque que ma clé WEP est correctement renseignée, mais que le ESSID reste à « any/off ». Il faut alors attendre quelques minutes (durée très variable) avant que le ESSID apparaisse, comme par magie, dans la configuration de l’interface Wifi. J’ai passé beaucoup de temps à chercher la cause de ce problème et j’ai essayé de nombreuses solutions (désactivation de IPv6, réinstallation de ndiswrapper et du pilote de l’adaptateur, …) mais cela n’a rien réglé. Je me suis finalement résigné à attendre les quelques minutes d’initialisation de l’adaptateur. Pour cela, j’ai ajouté l’option suivante à mon fichier /etc/sysconfig/network/default :

dhcp_opts = -b

Cette option ordonne au client DHCP de passer en arrière plan avant de récupérer une adresse IP. Cela a deux avantages :

  1. Le démarrage du système est plus rapide car il ne bloque plus sur l’obtention d’une adresse IP à partir d’une (hypothétique) connexion Wifi;
  2. Le client DHCP scrute l’interface Wifi et, lorsque la connexion est établie, demande l’obtention de l’adresse IP.

Concrètement, le temps que le système démarre, que me connecte sur mon système et que je lance mon navigateur, la connexion Wifi est établie et l’adresse IP est obtenue. Cela est satisfaisant mais je ne serai pas étonné d’avoir des problèmes dans le futur.

Pour ce qui est du clavier, le problème est malheureusement encore présent, mais il me semble plus rare.

En résumé, mon passage à Frugalware 1.2 s’est passé sans encombre. Il m’a permis de régler le problème de retour de veille mais l’interface Wifi semble instable et je dois encore analyser les problèmes d’initialisation de cette interface (en particulier lors du retour de veille). Si vous avez des idées, je vous remercie de m’en faire part dans les commentaires.

Belote : quelle carte jouer ?

5 avril 2010

Depuis quelques temps, je me suis remis à jouer à la Belote, l’un des jeux de cartes les plus populaires de France.

J’ai cherché des pages sur Internet, afin de me rappeler les règles de ce jeu, et j’ai trouvé que la page Wikipédia était à la fois claire et complète.

Cependant, une des grandes difficultés que l’on peut rencontrer quand on commence à jouer à la Belote, c’est de savoir quelle carte on doit/peut jouer. Doit-on jouer atout ? Doit-on couper ? Dans quel cas peut-on se défausser ?

Pour éclaircir mes idées (et celles de mes amis joueurs), j’ai essayé de résumer les différents cas de figure dans le diagramme suivant :

Choix de carte à la Belote

Pour résumer :

  • Vous devez jouer une carte de la couleur demandée. A l’atout, il faut, en plus, jouer une carte plus forte que les cartes d’atout déjà posées par les autre joueurs.
  • Si vous n’avez pas la couleur demandée, vous devez jouer une carte d’atout, sauf si vous n’avez plus d’atout ou si la carte de votre partenaire est la plus forte carte du pli.

Voilà pour les cas de base. Si vous avez un doute ou une réclamation, n’hésitez pas à ajouter un commentaire.

 

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