Présentation de mon compte Bitbucket contenant FrugalBuild, SLKBUILD, scripts shell et autres

14 septembre 2013

Je me suis enfin décidé à partager mon code ! J’ai pour cela choisi la plate-forme Bitbucket, et y ai créé un compte.

On peut y trouver des dépôts pour des applications que j’ai développées, dont Maestro (un gestionnaire de bibliothèque musicale) et un jeu du pendu.

J’ai également créé un dépôt contenant des scripts shell que j’ai créés pour mes besoins. On y trouvera notamment des scripts de montage de media amovibles, un script de sauvegarde utilisant rsync, des scripts de redimensionnement d’images et un script de conversion d’un diff de documents txt2tags en document txt2tags (j’espère avoir l’occasion de présenter ce dernier outil dans un prochain article).

J’ai aussi ajouté un dépôt regroupant des Frugalbuild, méta-fichiers permettant la création de paquets pour la distribution Frugalware Linux (ma précédente distribution Linux de prédilection). La plupart concernent des versions de logiciels qui sont probablement dépassées, mais j’espère qu’ils peuvent tout de même être utiles à quelqu’un.

Enfin, on peut y trouver un dépôt regroupant des SLKBUILD, méta-fichiers facilitant, via l’outil slkbuild, la création de paquets pour des distributions Linux fondées sur Slackware Linux et, en particulier, pour la distribution Salix OS (ma  distribution Linux de prédilection). Il n’y a pour l’instant que sept paquets disponibles, dont trois paquets pour les trois logiciels libres suivants :

  • Klavaro, un logiciel d’apprentissage de la dactylographie ;
  • Lout, un outil de formatage de document (dont j’avais parlé dans un précédent article) ;
  • pass, un gestionnaire de mots de passe (que alienus avait décrit dans un de ses articles – au passage, je le remercie chaleureusement de m’avoir fait connaitre cet excellent outil !).

N’hésitez pas à laisser un commentaire si vous avez une question ou une suggestion.

Lout, l’alternative sérieuse à LaTeX

4 mars 2013

Il y a quelques temps, j’ai mis a jour mon CV. Lors de mes précédentes recherches de travail, j’avais fait mon CV avec LaTeX. Je ne suis pas un expert LaTeX, mais je l’ai toujours trouvé un peu difficile à personnaliser (en particulier lorsqu’on souhaite faire autre chose qu’un rapport scientifique), et puis surtout assez lourd (sous Slackware, le paquet tetex, distribution Linux de LaTeX, indique que son installation nécessite 156 Mo d’espace disque !).

Toujours adeptes de solutions simples et légères, je me suis tourné vers l’alternative Lout. Comme LaTeX, il s’agit d’un logiciel de formatage de document. Comme LaTeX, un fichier source est écrit dans un langage de balisage. Comme LaTeX, il permet de produire des documents structurés d’une bonne qualité typographique. Comme LaTeX, les formats de sortie privilégiés sont le PostScript et le PDF.

Lout, l’alternative sérieuse à LaTeX dans Planet Libre exemple_document_entree_lout

Extrait d’un document source Lout

 

exemple_document_sortie_lout formatage de texte dans Planet Libre

Extrait correspondant dans le document produit

Cependant, par rapport à LaTeX, il a le principal avantage d’être beaucoup plus léger (2 ou 3 Mo d’espace disque).

Les commandes à exécuter sont très simples :
- Pour du PostScript,
lout entrée.lt -o sortie.ps
- Pour du PDF,
lout -PDF entrée.lt -o sortie.pdf

Par contre, je n’ai pas trouvé beaucoup de documentation autour de Lout. Le manuel utilisateur officiel (en anglais) est cependant très complet et semble faire office de référence. La page Wikipédia francophone consacrée à Lout donne également une bonne introduction à cette outil ainsi qu’un bon aperçu de son langage de balisage.

Comme je n’ai pas trouvé de paquet pour ma distribution (SalixOS, compatible Slackware), j’ai tout simplement préparé un script SLKBUILD permettant de construire un paquet. Voici les instructions d’installation :
1. Télécharger le script et le placer dans un répertoire nommé « lout », en nommant le fichier « SLKBUILD ».
2. Avec un shell, se placer dans le répertoire « lout ».
cd [...]/lout
3. Prendre les droits administrateur.
su
4. Exécuter le script.
slkbuild -X
5. Installer le paquet produit.
installpkg lout-3.39-i486-1jl.txz

Après quelques heures de travail, j’ai réussi à réécrire mon CV en Lout tout en gardant en peu près le même formatage. J’ai également préparé un courrier en moins de 30 minutes.

Pour finir, je tiens à ajouter que l’excellent outil de génération de document txt2tags permet de produire des documents Lout à partir de documents à balisage léger (style Wiki). Seul bémol: les tableaux ne sont pas pris en charge.

Si vous avez aimé cet article ou si vous avez une question/une remarque, n’hésitez pas à laisser un commentaire.

Visionneuse de photos en LC : le match feh – qiv

20 octobre 2012

Aujourd’hui, j’aimerais parler de visionneuses de photos en ligne de commande (LC).

Je suis personnellement habitué à utiliser qiv, mais ma distribution courante (Salix OS) a choisi de mettre en avant feh. Ces deux outils présentent le même objectif de permettre la visualisation d’images à partir de la ligne de commande :
$ feh ma_première_image.jpeg ma_deuxième_image.jpeg …
$ qiv ma_première_image.jpeg ma_deuxième_image.jpeg …

Ces deux commandes auront le même effet : celui d’ouvrir une fenêtre avec la première image affichée.

Visionneuse de photos en LC : le match feh – qiv dans Planet Libre

Vue par défaut de feh

 feh dans Planet Libre

Vue par défaut de qiv

Les autres images peuvent ensuite être visualisées en cliquant dans la fenêtre (bouton de gauche) ou en appuyant sur la barre espace.
Dans les deux outils, la fenêtre peut être fermée avec la touche q.

Cependant, des différences existent entre les deux outils, de par leurs nombreuses options et leur mode de fonctionnement. Je vais tâcher de vous présenter les différences les plus notables à mes yeux.

Dépendances

feh: nécessite principalement imlib2.
qiv: nécessite imlib2 et gdk2.

Installation sous Salix OS

feh: est disponible en tant que paquet binaire.
$ slapt-get –install feh

qiv: n’est seulement disponible qu’en paquet source (slkbuild).
$ slapt-src –install qiv

Intéraction

feh: touches de raccourcis clavier + menu contextuel (accessible avec la souris).

 Linux

Menu contextuel de feh

qiv: raccourcis clavier principalement (liste des raccourcis disponible en appuyant sur la touche ?).

 photo

Aide en ligne de qiv

Accès à la résolution de l’image

feh : disponible dans le menu uniquement.

 qiv

Résolution dans le menu contextuel de feh

qiv : disponible dans la barre de la fenêtre, ou dans une barre de statut en mode plein écran (affichée via la touche i).

 Salix OS

Résolution dans la barre de statut de qiv

Visualisation en vue maximisée

feh: possible (option -.).

Aspect maximisé dans feh

qiv: possible (option -m ou -t), mais à condition d’être en plein écran.

Aspect maximisé dans qiv

Vitesse d’affichage

J’ai fait un test consistant à visualiser 16 photos de résolutions 2592×1944 avec mon ordinateur (acheté en 2001…). Résultat « à vue d’œil » : feh est environ deux fois plus rapide que qiv, aussi bien pour le chargement initial que pour le passage d’une image à une autre.

 

Même si les points présentés ici peuvent faire pencher la balance du côté de feh, j’ai tendance à préférer qiv, car ses options en LC et ses raccourcis clavier me semblent plus naturels (mais peut-être est-ce dû à l’habitude ?).

Et vous, lequel des deux outils préférez-vous ?

Note : pour ceux qui se demanderaient quel est l’endroit apparaissant sur les photos de cet article, il s’agit de la très agréable ville belge de Dinant, avec son bord de Meuse et sa citadelle.

Découverte de Salix OS 13.37

19 août 2012

Voilà un moment que je voulais écrire un article sur la distribution qui est maintenant installée sur ma machine : Salix OS.

Il y a quelques semaines, je cherchais une distribution pour remplacer Frugalware Linux qui prenait trop de place sur mon maigre disque dur, et qui me posait quelques problèmes (cf. mon dernier article sur le sujet).

Pourquoi avoir choisi Salix OS ?

Je voulais une distribution simple, proche d’Unix. Cela faisait longtemps que j’avais entendu parler de Slackware, mais je redoutais son installation et sa prise en main. Je me suis alors rendu sur l’excellente page Wikipédia francophone sur Slackware, qui liste toutes les distributions fondées sur Slackware. C’est là que je suis tombé sur Salix OS.

Alors pourquoi avoir choisi Salix OS parmi la grande liste des distributions fondées sur Slackware ? Il y a plusieurs raisons :

- Salix OS est une distribution qui n’est pas dérivée de Slackware, mais elle la complète et reste 100 % compatible avec elle. Ainsi, elle suit les mêmes numéros de version et réutilise les dépôts de paquets.

- Salix OS garde la simplicité Unix de Slackware tout y ajoutant des outils facilitant son installation et sa maintenance (installeur graphique, gestionnaire de paquets avec gestion des dépendances, nombreux outils maison, …).

- Salix OS propose plusieurs éditions de la distribution. Une édition consiste en fait à un ensemble cohérent de paquets permettant d’installer un environnement graphique complet. J’apprécie ce concept (même si aucune des éditions ne me convient vraiment) car il permet d’installer un système complet avec un seul CD, et sans connexion Internet.

- Salix OS propose, pour certaines de ces éditions, des versions Live. Là, cela répond à un de mes besoins annexes : celui d’avoir un support avec lequel je peux lancer un système Linux sans installation particulière (pour un dépannage, par exemple).

- Salix OS donne la possibilité, à l’installation, entre trois configurations (essentielle, basique, et complète). C’est simple, c’est clair. Lors de l’installation, on ne perd pas de temps à choisir ses paquets un par un, mais on dispose quand même d’un certain choix.

- Salix OS présente un site web clair et en partie francisé. Il présente, en outre, un très bon guide de démarrage (malheureusement pas encore disponible en français).

- Salix OS est maintenue par une équipe majoritairement européenne. Ce n’est donc pas la distribution orientée pour un pays particulier ou une langue particulière. Il semble qu’il y ait d’ailleurs une petite communauté francophone autour du projet.

Ouf ! Cela fait pas mal de raisons finalement.

Quelle édition Salix OS ai-je choisi ?

J’ai choisi l’édition Live XFCE, et cela pour trois raisons :
- Comme expliqué plus haut, c’était l’occasion pour moi d’avoir un système récent démarrant sur un CD ;
- cette édition était une des dernières sorties ; il y avait donc de fortes chances que les paquets présents sur le CD soient plutôt à jour (m’évitant ainsi la mise à jour massive suite à l’installation) ;
- XFCE est l’environnement de bureau que je préfère parmi les éditions disponibles ; il est par ailleurs relativement léger et peut convenir à une majorité de gens ; si j’ai besoin d’installer un système pour quelqu’un (ami, famille, …), cela peut plus facilement convenir.

Comment s’est passée l’installation ?

Après avoir téléchargé l’image puis l’avoir gravée sur un CD, j’insère ce dernier dans mon ordinateur, puis je redémarre le système. Salix OS propose un ingénieux menu de démarrage (fait avec GRUB), dans lequel on peut tout de suite choisir sa langue, puis avoir accès à différentes options (niveau de démarrage, prise en charge de certains matériels, …), avant de véritablement démarrer le système.

Par défaut, le système lance le gestionnaire de connexion GDM qui lance automatiquement XFCE. Là, j’ai buté sur un premier problème : dû à la faible quantité de mémoire vive de ma machine, GDM se plante. Pour palier ce blocage, j’ai redémarré et choisi le mode texte dans le menu de démarrage, puis je me suis connecté en tant que root et j’ai lancé gdm manuellement. Sur l’écran de connexion, j’ai choisi l’option « console » à la place du choix par défaut (XFCE), ce qui a pour avantage de n’ouvrir qu’un simple émulateur de terminal.

Normalement, sous XFCE, une icône sur le bureau permet de lancer l’installation de la distribution. Pour ma part, je l’ai simplement lancé un ligne de commande (je ne me rappelle plus du chemin, mais il s’agit d’un script Python référencé dans un des fichiers raccourcis présents dans le répertoire Desktop).

Le logiciel d’installation est pour moi un modèle du genre. Il est très didactique, plutôt convivial et entièrement en français (si le français a été sélectionné dans le menu du démarrage bien évidemment). Rien n’est effectivement effectué sur le système tant que toutes les étapes n’ont pas été passées en revue, et tant qu’on ne confirme pas formellement l’installation. Il en ressort un sentiment rassurant.

Lors de l’installation, les options essentielles sont proposées : clavier, horloge, partitions, logiciels, … Le clavier BÉPO n’est pas proposé lors de l’installation (mais il est directement disponible après installation). On retrouve les trois configurations logicielles dont je parlais un peu plus haut. J’ai, pour ma part, choisi la configuration basique (système de base + serveur X + XFCE).

Après avoir confirmé l’installation, les partitions sont créées et formatées, puis les paquets sont installés et configurés.

C’est là que j’ai buté sur un deuxième problème : lors de l’installation du noyau Linux, j’avais une erreur étrange. Après plusieurs tentatives infructueuses, je me suis rendu compte qu’il s’agissait encore d’un manque de mémoire vive. Mais j’ai également fait un deuxième constat : ma partition de swap n’était pas utilisée par le système Live. Je trouve cela un peu dommage pour un système Live… Après redémarrage du système Live, j’ai activé la swap avec la commande suivante (en tant que root) :
> swapon /dev/sda6
(« /dev/sda6 » est évidemment à remplacer par le fichier représentant la partition de swap)

Ceci m’a permis de passer l’étape de l’installation du noyau Linux. Après avoir installé le système sur le disque dur, le logiciel d’installation propose d’installer le gestionnaire de démarrage LILO. Une fois de plus, l’interface proposée est claire et complète.

Après avoir retiré le CD d’installation et redémarré la machine, c’est le moment de découvrir le système Salix OS nouvellement installé.

Qu’est-ce que donne le système Salix OS ?

Premier constat : le démarrage du système est assez lent sur ma machine. Un système d’initialisation très classique, en mode texte, est utilisé. Ce temps de démarrage n’est pas du tout un critère de choix pour moi, mais je sais que c’est important pour d’autres.

Deuxième constat : tout a bien été installé, et le système est utilisable. En particulier, mon pavé tactile et ma souris USB sont fonctionnelles sans aucune configuration particulière. Ça fait plaisir.

La place prise sur le disque dur par le système installé est d’environ 2 Go. C’est une bonne surprise, car cela laisse de la place pour installer des logiciels supplémentaires.

Premier accroc : il est impossible de se connecter en Wifi car ni wicd ni iwconfig ne sont installés par défaut. Je n’ai eu d’autres choix que de me connecter en filaire avec ifconfig (qui est bien installé), puis d’utiliser le gestionnaire de paquets afin d’installer les outils nécessaires pour se connecter en Wifi.

À propos du gestionnaire de paquets justement, il s’agit de pkgtool, le gestionnaire de paquets de Slackware. L’équipe de Salix OS a eu la bonne idée de mettre en évidence l’outil slapt-get, qui ajoute beaucoup de facilités dont la gestion distante des paquets et la gestion des dépendances. J’ai été agréablement surpris par sa rapidité, mais un peu moins par son interface (qui se veut proche de l’outil Debian apt-get).

Heureusement, l’outil graphique équivalent est disponible : gslapt. Son interface est plutôt claire, et son utilisation est assez intuitive.

L’équipe de Salix OS a défini les dépendances pour chaque paquet (y compris pour ceux provenant des dépôts Slackware). C’est un beau travail. Globalement, je n’ai pas eu de soucis mais slapt-get m’a quand même obligé d’installer cups et samba pour installer mplayer. Je crois qu’il y a un petit soucis dans la définition des dépendances…

Autre limitation de la gestion des dépendances : il n’y a aucun moyen de lister les paquets orphelins. Par conséquent, si je désinstalle mplayer, je devrais me souvenir que samba et cups ne me servent plus à rien afin de les désinstaller manuellement. Dommage car j’ai l’habitude d’utiliser le listage des paquets orphelins des autres gestionnaires de paquets afin de nettoyer mon système. À voir avec le temps si la base de données des paquets reste maintenable.

Rapidement, j’ai voulu naviguer sur Internet, et y regarder des vidéos. J’ai pour cela installé le plug-in Adobe® Flash Player. Malheureusement, cela ne fonctionnait pas : les animations ou les vidéos Flash prenaient toute leur place mais ne s’affichaient pas. Après plusieurs heures d’investigation, je me suis décidé à installer la version précédente du plug-in Adobe® Flash Player (version 10.3, encore disponible sur le site d’Adobe). Et mon problème a été réglé.

C’est à cette occasion que j’ai créé mon premier paquet sous Salix OS. Une fois de plus, l’équipe de Salix OS a voulu simplifier les choses, et propose d’utiliser l’outil slkbuild, qui automatise la création d’un paquet Slackware à partir d’un unique fichier de description (généralement nommé SLKBUILD). C’est cet outil que j’ai utilisé, en suivant le très bon tutoriel disponible en français dans la documentation de Salix OS, pour créer ou mettre à jour des paquets :
- flash-plugin 10.3.183.18 (pour les raisons données ci-dessus),
- klavaro 1.9.4 (que je n’ai pas trouvé dans la base officielle des paquets),
- gtkdatabox 0.9.1.3 (nécessaire pour klavaro),
- liferea 1.6.8 (seulement disponible en version 1.6.5, alors que j’utilisais la version 1.6.7 sur mon précédent système),
- sylpheed 3.1.4 (seulement disponible en version 3.0.3 en tant que paquet source).

En passant, si vous êtes intéressé par un de ses paquets, n’hésitez pas à me demander.

En parlant de sylpheed, j’ai voulu installer le paquet aspell-fr, afin de disposer de la vérification d’orthographe en français. Malheureusement, un problème dans le dépôt empêchait de l’installer. Je me suis alors décidé à rapporter l’anomalie. Après plusieurs tergiversations, je me suis rendu compte que les anomalies doivent être rapportées, non pas sur le bugtracker du projet Sourceforge, mais sur le forum, dans la section Bugs. J’y ai donc créé un nouveau sujet. Et j’ai eu le plaisir de voir que l’anomalie a été corrigée assez rapidement.

J’aimerais signaler un point par rapport à cette distribution : tout le système est en UTF-8. J’avais peur d’avoir quelques problèmes avec le système de fichiers, mais je n’avais finalement que peu de noms avec des caractères accentués. Par contre, j’ai remarqué que les fichiers texte s’affichent mal si ils ne sont pas convertis en UTF-8. Rien de bien méchant.

Autre point sensible : la mise en veille. Dans l’ensemble, cela fonctionne, c’est-à-dire que le système se met bien en veille, et qu’il se « réveille »  à ma demande. La plupart du temps (mais pas tout le temps malheureusement), je récupère bien l’interface réseau Wifi. Cependant, depuis quelques jours, j’ai remarqué un comportement étrange : quelques secondes après s’être « réveillé », le système se remet en veille automatiquement. Si je demande son réveil une nouvelle fois, il refait la même chose. Cela se répète trois fois, puis le système reste bien éveillé. Étrange…

Depuis que j’ai installé cette distribution, des mises à jour de paquets m’ont été proposées. La politique appliquée est celle de Slackware : un paquet n’est mis à jour que si la nouvelle version corrige des problèmes de sécurité. Cependant, j’ai été surpris de voir que le paquet Mozilla Firefox est mise à jour à chaque version majeure (version 14.0.1 en date). J’aurais éventuellement pensé que la version ESR serait plutôt privilégiée mais ce n’est pas le cas.

En conclusion, mes attentes ont été respectées. Sur la page d’accueil du projet, il est écrit : « Comme un bonsaï, Salix est petit, léger et est le produit d’une attention infinie. » C’est en effet mon sentiment par rapport à cette distribution. J’apprécie la compatibilité complète avec Slackware, les outils de gestion des paquets et l’internationalisation. C’est probablement une bon point d’entrée pour quiconque voudrait découvrir l’« univers Slackware ».

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à les poser en commentaire.

La TNT en Belgique

3 août 2012

Jusqu’à il y a peu, on m’a coupé la télévision analogique par le câble (la « télédistribution » comme on dit en Belgique). Grâce à cela, je recevais une vingtaine de chaines : les principales chaines belges francophones (RTBF, RTL, AB), quelques chaines belges néerlandophones (VRT), les principales chaines françaises (les six chaines historiques sauf M6), et quelques autres chaines étrangères (CNN, BBC, Rai Uno, RTP, …). Cette offre me convenait bien.

Malheureusement, il y a quelques semaines, la connexion à la télédistribution a été coupée pour l’ensemble de mon bâtiment. Je n’avais alors plus aucune chaine de télévision.

Je me suis mis à la recherche des options disponibles afin d’obtenir une offre équivalente. Trois options se sont offertes à moi.

Première option : la reconnexion (individuelle) au câble. En Wallonie, cela passe obligatoirement par l’unique opérateur VOO. J’ai alors découvert qu’il faut payer environ 17 euros par mois pour la télévision analogique. L’abonnement à la télévision numérique est moins chère (environ 14 euros) mais il faut louer un décodeur (environ 8 euros). À cela, il faut ajouter des frais de reconnexion (100 euros) et d’activation (50 euros).

Deuxième option : la télévision par ADSL. Étant déjà client d’un opérateur ADSL pour Internet uniquement, j’ai regardé combien coutait le supplément pour la télévision. Quelque soit l’opérateur, le cout supplémentaire était environ de 20 euros.

Troisième option : la Télévision Numérique Terrestre (TNT). Très populaire en France, cette solution est gratuite (si on exclut le coût de l’équipement) mais elle est quasiment inconnue en Belgique, et pour cause, il n’y a que 4 chaines disponibles : les 3 chaines de la RTBF et Euronews. Bien sûr, les personnes habitant près des frontières peuvent capter les chaines des pays/régions voisin(e)s, mais cela n’est pas mon cas.

Je suis donc arrivé au constat, qu’en Wallonie, il faut payer au moins 200 euros par an pour avoir accès aux chaines privées belges (RTL et AB), pourtant financées par la publicité (dont le volume sonore est, par ailleurs, plus élevé que celui des programmes). Je suspecte que ces chaines soient liées avec les diffuseurs. Personnellement, je trouve cela bien dommage. Mais en même temps, ce sont des sociétés privées. Elles font donc ce qu’elles veulent.

Pour ma part, j’ai refusé de tomber dans ce jeu. J’ai donc décidé de me contenter des 4 chaines de la TNT belge wallonne.

Pour cela, je devais m’équiper d’un décodeur TNT. J’ai d’abord cherché un appareil d’occasion en Belgique. Mais cette solution étant, comme je le disais plus haut, peu populaire en Belgique, et les nouveaux téléviseurs ayant par défaut un décodeur TNT, très peu d’annonces sont disponibles.

Je me suis alors décidé d’acheter un décodeur neuf. Après plusieurs recherches, j’ai choisi d’acheter le décodeur METRONIC Zapbox EH-M1.1 sur un site marchand. Au final, j’ai un avis plutôt mitigé sur cet appareil. Pour résumer, il fonctionne globalement bien mais n’atteint pas la qualité à laquelle je m’attendais.

Mon immeuble ne disposant pas d’antenne extérieure, j’ai beaucoup hésité à acheter une antenne intérieure. Et puis je suis tombé sur cette page du site astel.be parlant de la TNT en Belgique. On y indique qu’on peut parfaitement réceptionner les chaines « avec un simple fil blanc pendouillant comme antenne, à l’intérieur de la maison. » J’en ai parlé à un collègue de travail, habitant une autre partie de la Wallonie, qui m’a confirmé qu’un simple câble en l’air fonctionne bien chez lui.

J’ai donc d’abord essayé cette solution, et cela fonctionne ! Dans mon cas, il faut cependant que le câble soit bien contre la fenêtre, et orienté d’une certaine manière. Cela peut être assez sensible. Je dois également ajouté que mon domicile ne se trouve qu’à quelques kilomètres d’un émetteur. Ce qui fonctionne pour moi peut ne pas fonctionner pour d’autres.

Le décodeur que j’ai acheté permet de voir en continu la qualité du signal. Cela permet de tester quelle est la meilleure orientation de l’antenne (que ce soit une vraie antenne, ou un simple câble). Dans le manuel du décodeur, il est indiqué qu’il faut une qualité de signal supérieure à 65 % pour une image stable.

Au final, je suis très satisfait de la TNT en Belgique. L’image est de bonne qualité. J’apprécie la guide électronique des programmes. C’est un confort par rapport à la télévision analogique. Certes, avec les 3 chaines de la RTBF et Euronews, je ne trouve pas toujours mon bonheur. Alors, avec ma compagne, nous avons décidé de dépenser une partie de l’argent que nous aurions dépensée pour un abonnement de télévision dans un abonnement de location de DVD. Et c’est très bien comme ça !

Que faire des éco-chèques après leur échéance ?

20 juillet 2012

Aujourd’hui, j’aimerais parler des éco-chèques. Comme un certain nombre d’employés belges, je bénéficie de 250 euros d’éco-chèques par an. Ils peuvent être utilisés pour acheter des produits et services prétendument écologiques, comme des ampoules, des vélos ou des billets de train. Je trouve personnellement que l’utilité de ces chèques est stupide, car elle pousse, d’une certaine manière, à la consommation, mais je préfère ne pas m’étendre sur ce sujet.

Ces éco-chèques sont valables deux ans. Cela peut paraitre assez long comme période mais voilà, quand on n’a pas forcément besoin de s’acheter des produits et services « écologiques », les chèques restent au fond du sac et on se retrouve avec des éco-chèques « périmés ».

C’est ce qui m’est arrivé récemment. En recevant mes nouveaux éco-chèques, ma compagne a regardé les anciens éco-chèques, et là, c’est avec stupeur que nous avons constaté qu’il nous restait 150 euros d’éco-chèques arrivant à l’échéance du 30 juin 2012, c’est-à-dire, il y a 20 jours…

Je me suis alors demandé si je pouvais me les faire rembourser par la société émettrice, Edenred dans mon cas. Leur site internet ne mentionne (évidemment) pas cette possibilité.

Puis j’ai vu que, au verso de chaque chèque, il est indiqué que le commerçant a trois mois après échéance pour se faire rembourser. Je me suis alors dit que certains commerçants pouvaient encore accepter les éco-chèques « périmés » de 20 jours.

J’ai commencé par demander dans un magasin Van Den Borre (équivalent belge de Darty). On m’a dit que cela n’était pas possible, en m’expliquant que c’est une centrale qui s’occupe de demander les remboursements de tous les éco-chèques, que le délai de ce travail administratif peut facilement dépasser trois mois.

Je me suis ensuite rendu dans un magasin Décathlon. Et là, on m’a dit que c’était bon pour mes éco-chèques à l’échéance de fin juin 2012. J’ai donc acheté la seule chose couteuse qu’on peut acheter dans un magasin de sport avec des éco-chèques : un vélo.

Tout cela pour dire qu’il ne faut pas jeter trop vite à la poubelle des chèques qui ont dépassé leur échéance. Certains commerces peuvent encore les accepter, à condition que la date d’échéance ne soit pas trop éloignée.

Si vous avez d’autres expériences concernant les éco-chèques, n’hésitez pas à les partager en commentaire.

Séjour à Paris

12 juillet 2012

Après quelques jours à Grenoble, dont j’ai raconté le déroulement dans un précédent article, nous avons passé deux jours et trois nuits en région parisienne.

Nous avons séjourné à l’hôtel Lemon de Longperrier, situé au Nord de Paris. Nous avons choisi cet hôtel d’abord pour son prix (une trentaine d’euros pour une nuit dans une chambre pour trois personnes), mais nous l’avons aussi choisi pour sa proximité avec l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle (une vingtaine de minutes en voiture), où nous devions accompagner quelqu’un, et avec le parc Astérix, où nous avions prévu de passer une journée.

Cet hôtel est en réalité un ancien hôtel Formule 1, dont le concept a été repris : une chambre petite et propre, des sanitaires communs, et un minimum de personnel. En fait, j’ai vraiment eu l’impression que la façade jaune des Formule 1 a simplement été remplacé par une façade verte, couleur de la chaine d’hôtels Lemon, tant la décoration intérieure m’a semblé familière.

L’accueil a été plutôt bonne, mais on nous a appris rapidement que le parking restait ouvert pendant la nuit (un problème technique sur lequel la société sous-traitante était en train de travailler, nous a-t-on dit). Tout de suite, on nous a invité à payer les trois nuits en avance, ce que nous avons fait. Avec la proximité de l’aéroport, nous avions peur du bruit des avions, ainsi que des voitures passant sur la départementale proche. La première nuit nous a écarté cette crainte de la tête.

La chambre était propre et assez bien équipée : un lit double, un lit simple surélevé, un lavabo, un téléviseur, et même un réfrigérateur (inespéré mais fort pratique). Côté sanitaire, c’est là que ça s’est gâté. Les toilettes étaient souvent jonchées de papier toilette, et les cuvettes n’étaient pas propres. On ne peut pas forcément blâmer le personnel. Il faut aussi reconnaître que les « gens » ne sont pas propres. Cependant, c’est un peu difficile de laisser des toilettes propres lorsque les balayettes mises à disposition sont usées jusqu’à la moelle… Les cabines de douche étaient assez propres mais l’eau n’était pas assez chaude.

Nous avons passé le premier jour au parc Astérix. Nous y sommes allés le premier vendredi de Juillet. Il n’y avait pas énormément de monde. Je crois que nous n’avons jamais attendu plus de 15 minutes. Nous avons particulièrement apprécié:

  • l’univers d’Astérix (les décors, les personnages, l’esprit) ;
  • les attractions d’eau et, en particulier, « Romus et Rapidus », « Menhir Express » et l’« Oxygénarium » ;
  • les trois spectacles proposés (dauphins, acrobaties et cascades).

Nous y avons passé une très bonne journée.

Par contre, le deuxième jour, que nous avions consacré au château de Versailles, n’a pas été très agréable. Nous y somme allés le premier samedi du mois de juillet, jour de week-end, et cela a des avantages mais surtout des inconvénients. Mais avant tout, j’aimerais clarifier les différents éléments à visiter au domaine du château de Versailles.

Il y a d’abord le château en lui-même. Les décors offerts par les différentes pièces sont effectivement magnifiques. Et cela vaut le coup d’œil ! Le problème est que, le jour où nous sommes y allés (un samedi donc), il y avait beaucoup de monde, et que c’était trop de monde pour visiter sereinement le château. Nous étions simplement emporté dans un flot de personnes et, dans ces conditions, il est difficile de profiter pleinement du « spectacle ». Le deuxième inconvénient, c’est qu’il faut faire trois fois la queue : une première fois pour les billets, une deuxième fois pour entrer dans le château, et une troisième fois pour récupérer l’audioguide. Bon, la queue pour les billets peut être évitée en achetant ses billets à l’avance. C’est ce que je conseillerais de faire. La deuxième queue est inévitable, mais dépend de l’affluence et du moment de la journée. En ce qui concerne l’audioguide, je n’ai pas été très convaincu. Cela ne fonctionnait pas très bien. Les numéros à taper sur l’audioguide pour avoir des informations sur une pièce n’étaient pas suffisamment visibles. Et puis, j’ai trouvé que les informations données n’apportaient pas grand chose. Je conseillerai plutôt de venir avec une documentation papier en main.

Il y a ensuite le domaine de Marie-Antoinette. Il s’agit de la partie du domaine situé de l’autre côté des jardins. Il y a plusieurs bâtiments et jardins, mais nous n’y avons visité que le Grand Trianon. Aller à pied jusqu’à ce domaine requiert du temps et de l’énergie. Un petit train et des voitures électroniques sont disponibles, mais cela a un cout. Et je trouve que l’intérêt est assez faible par rapport au château de Versailles. Je ne conseille pas de le visiter, à moins que vous ayez déjà visité le château, ou que vous ayez beaucoup de temps.

Enfin, il y a les jardins, avec ses fontaines et ses nombreux bosquets (sortes de pièces dans les jardins). En semaine, l’accès y est gratuit. L’avantage du week-end, c’est qu’on peut voir les fontaines des jardins en action. Mais attention, il faut payer un supplément (plus de 8 euros quand même), et elles ne sont actives que de 11h00 à 12h00 le matin, et de 15h30 à 17h00 l’après-midi. Par conséquent, si on veut profiter des fontaines, ce qui constitue, selon moi, l’attraction principale des jardins, il faut bien synchroniser la visite du château avec la visite des jardins. Cela n’a malheureusement pas été notre cas…

Donc, en fin de compte, je regrette le choix plutôt cornélien proposé par les gestionnaires du château de Versailles :

  • soit on veut éviter la foule, alors il faut venir pendant la semaine, mais on ne peut pas profiter des fontaines des jardins ;
  • soit on veut voir les fontaines, alors il faut venir pendant le week-end, mais il y a foule.

En fait, je me demande si l’idéal n’est pas de faire une visite sur deux jours (exemple : le vendredi pour le château, le samedi pour les jardins).

Je dois ajouter que la journée a également été gâchée par de nombreuses intempéries (mais cela est bien évidemment indépendant de la volonté des gestionnaires du château de Versailles).

Dernière chose : le stationnement. Il y a le parking principal, situé place d’Armes, juste en face du château. C’est le parking où nous avons stationné notre véhicule de 11h00 à 18h00. Il nous en a couté pour plus de 14 euros. J’ai vu quelques parkings aux abords du parc. Je ne sais pas si ils sont facilement accessibles, et si il sont moins chers (voire gratuits). C’est peut-être à étudier. Quoi qu’il en soit, le parking est également un élément à prendre en compte dans le budget de la visite.

Le dernier jour, nous sommes passés à l’aéroport, avant de regagner notre domicile. Ceci a mis fin à notre séjour.

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à les laisser en commentaires.

Séjour à Grenoble

10 juillet 2012

Ma compagne et moi revenons de Grenoble, où nous avons passé quelques jours. Comme je l’avais fait pour notre voyage en Italie et au Cambodge, j’aimerais partager mon expérience de visite de cette partie de France.

Nous y sommes allés en voiture. En passant par le Luxembourg (autoroute E411), Nancy, Metz, Dijon et Lyon (autoroute du Sud), le péage nous a couté plus de 40 euros. C’est plutôt douloureux. Je ne savais pas que le montant était aussi élevé pour descendre dans le Sud de la France. J’ai étudié des itinéraires alternatifs, mais cela augmente significativement le temps de trajet et/ou la quantité de carburant consommé.

Le soir de notre arrivée, nous nous sommes rendus dans le centre-ville de Grenoble. La ville nous a paru sympathique, mais la curiosité touristique de Grenoble se situe en dehors de son centre-ville et se nomme Bastille. Il s’agit d’un fort construit sur une colline surplombant l’Isère (la rivière traversant la ville, et qui a donné son nom au département dont Grenoble est la préfecture). Il est accessible depuis le centre-ville, via un petit téléphérique. Le trajet aller-retour n’est pas donné (plus de 7 euros), mais il est assez impressionnant, et mieux vaut ne pas avoir le vertige ! Au sommet, la visite est assez sommaire, mais la vue est magnifique. Elle permet de découvrir la ville (ses boulevards, sa préfecture, son stade, …) mais aussi les massifs qui l’entourent. Cela donne un bon aperçu de ce que Grenoble est : une agglomération au milieu des montagnes.

La montagne, justement, il s’agissait de mon objectif pour ce séjour. Malheureusement, j’ai dû attendre un petit peu car, le lendemain, il a plu. Nous nous sommes alors replié sur une visite du musée de la révolution française de Vizille (une petite ville à proximité de Grenoble). Il s’agit d’un château exposant des œuvres d’art en relation avec la révolution française. La visite est assez intéressante mais elle demande quand même une bonne connaissance de l’Histoire de France pour être appréciée. Cependant, ce musée a deux atouts. Tout d’abord, son entrée est entièrement gratuite, ce qui est assez remarquable. Ensuite, le château dispose d’un parc qui semble magnifique. Je dis « semble » car, à cause de la pluie, nous n’avons pas pu vraiment en profiter.

Le lendemain, le temps est toujours trop gris pour une randonnée en montagne. Nous décidons de faire un tour à Aix-les-Bains. La ville est située à moins d’une heure de route de Grenoble. Il s’agit d’une ville thermale (on y croise beaucoup de personnes du troisième âge) située au bord d’un immense lac appelé le lac du Bourget. La première chose que nous avons faite en arrivant a été de se rendre à l’Office de Tourisme, situé dans d’anciens thermes, place Maurice Mollard. Ils nous ont tout de suite donné un plan de la ville ainsi qu’une brochure décrivant un parcours de découverte du centre-ville, que nous avons suivi. Nous avons vraiment apprécié les lieux visités et avons fait un tas de photos. Ensuite, nous nous sommes rendus en voiture sur le bord du lac. Le paysage offert par le lieu et la tranquillité qui en dégage sont très agréables.

Le troisième jour, le temps était enfin suffisamment ensoleillé pour se permettre une randonnée en montagne. Le site web de la Maison de la montagne de Grenoble fournit une quantité de randonnées à faire dans les massifs entourant la ville. C’est assez bien décrit, et souvent accompagné de quelques photos. Après de longues hésitations, j’ai choisi la randonnée du lac Achard. J’ai opté pour cette randonnée car elle part de Chamrousse, une station facilement accessible depuis Grenoble (en terme de difficulté et de temps de route), et aussi parce qu’elle est décrite comme une randonnée « classique et facile » (nous sommes de vrais novices de la montagne). Et bien elle nous a bien fatigués. Certaines parties du chemin sont assez pentues, mais les paysages sont magnifiques, et la destination finale (le lac) est magique. J’étais aux anges ! Nous avions peur de nous perdre mais, en fin de compte, l’important est surtout de trouver le point de départ, puis de suivre le chemin, et les marques jaunes indiquées tout au long de la randonnée : une ligne si c’est la bonne direction, une croix si vous faites fausse route.

Le dernier jour, fatigués par la randonnée de la veille, nous nous somme contentés d’une promenade sur le chemin du halage longeant l’Isère. Nous en avons fait une toute petite partie mais il semble que ce chemin traverse toute la ville. Cela semble une bonne idée de balade en vélo.

Le lendemain, nous avons pris la route pour Paris, où nous avons passé quelques jours. En passant, nous nous sommes arrêtés à Lyon, où nous avons visité la ville en coup de vent (et sous la pluie…). Je pense que nous n’y avons rien fait d’exceptionnel (par rapport à d’autres touristes). Je conseillerais simplement de se rendre en premier lieu à l’Office de Tourisme. Ils nous ont donné tous les renseignements utiles que nous désirions.

Dans un prochain article, je raconterai notre séjour à Paris.

Mon passage à Frugalware 1.6 (Fermus)

15 avril 2012

Comme je l’ai indiqué dans mes deux derniers articles, j’ai mis à jour mon système Frugalware de la version 1.5 (Mores) vers la version 1.6 (Fermus). Cette mise à jour m’a posé quelques problèmes, que je souhaite reporter ici.

J’ai entrepris cette mise à jour, en espérant que cela pouvait éventuellement résoudre mon problème de blocage du chargement de Linux en fonction de la date du système.

Pour cela, j’ai suivi les instructions de mise à jour données par l’équipe de développement. La mise à jour des paquets m’a posé des problèmes d’espace disque car il semble que le système de base de cette nouvelle version demande plus d’espace disque. J’ai été contraint de désinstaller des logiciels que j’utilisais de temps en temps.

Suite au redémarrage, ce fut la déception (prévisible) : le chargement du noyau se bloquait toujours. J’ai alors été contraint de redémarrer le système en désactivant l’ACPI.

Puis ce fut le drame : le système ne retrouvait pas la partition racine spécifiée dans le fichier de configuration de GRUB (indiquée avec son UUID). Heureusement, je suis arrivé dans un mode où j’ai pu constaté que le chemin représentant ma partition racine n’était plus /dev/hda1 mais /dev/sda1. Ni une ni deux, j’ai redémarré le système en précisant ce chemin.

Mais ce n’était pas encore suffisant : le système n’arrivait pas à monter les partitions. J’ai rapidement compris que le fichier /etc/fstab devait être aussi mis à jour afin de remplacer toute référence à hda par sda.

Après redémarrage, le système se lance finalement jusqu’au bout. Il est maintenant utilisable. Ouf ! Je précise que j’ai également eu l’occasion de mettre à jour le système Frugalware de mon frère et que j’ai eu les mêmes désagréments.

À partir de là, je n’ai pas constaté de problèmes de prise en charge du matériel (à part les fonctions ACPI bien sûr…). Par contre, je subis de gros problèmes de performance. Je ne pense pas que cela vient du système en tant que tel, mais plutôt du changement de version de Mozilla Firefox (4 vers 10). Je pense que cela est du à sa consommation mémoire car j’ai pu constater qu’il pouvait prendre jusqu’à 60 % de la mémoire virtuelle avec seulement 4 ou 5 onglets ouverts. Je trouve cela assez étonnant, étant donné que la version 7 était censée améliorer significativement la consommation mémoire

En conclusion, mon passage à Frugalware 1.6 (Fermus) a été plutôt malheureux : non résolution du problème lié à la date du système, consommation accrue d’espace disque, et dégradation des performances.

Il s’agissait de ma huitième mise à jour du système, depuis Frugalware 0.8 (Kalgan) et je crois malheureusement que cela sera la dernière, car trop de problèmes se sont maintenant accumulés. De plus, je me rends compte que le cycle de mise à jour de Frugalware ne correspond plus à mes besoins. Lorsqu’une nouvelle version de Frugalware est publiée, elle devient automatiquement la version par défaut. Si je souhaite alors obtenir des mises à jour de sécurité, ou simplement installer un paquet, je suis dans l’obligation de mettre à jour l’ensemble du système, et, ainsi, de prendre le risque d’obtenir des régressions ou des changements non désirés.

Ce n’est en aucun cas un reproche que je fais aux développeurs Frugalware. Le cycle de développement choisi convient sans doute à de nombreuses personnes. Il reste que Frugalware est une distribution complète, avec un nombre très important de paquets, une documentation claire et une communauté active de développeurs. Cela en fait une distribution de très bonne qualité. D’ailleurs, je ne m’interdis pas de revenir vers cette distribution dans le futur (avec une autre machine), ou de la conseiller autour de moi.

Encore merci aux développeurs Frugalware ! Et bonne continuation !

Pour ma part, je suis actuellement à la recherche d’une distribution qui conviendrait à mes besoins, i.e., avec le même objectif de simplicité que Frugalware, mais résolvant mes trois problèmes mentionnés plus haut, et laissant à l’utilisateur le libre choix de passer à une version supérieure du système. À ce jour, je pense me diriger vers une distribution Slackware ou dérivée. J’aurais probablement l’occasion d’en reparler sur mon blog dans un prochain article.

Blocage du chargement de Linux en fonction de la date du système

15 avril 2012

J’aimerais revenir sur un problème qui était apparu suite à la précédente mise à jour de mon système Frugalware Linux. Le système se bloquait lors du chargement du noyau (ou à la fin de celui-ci, je ne l’ai jamais vraiment su). La seule solution de contournement que j’avais trouvée était de préciser le paramètre noyau acpi=off. Cependant, cela a le désagréable effet de désactiver les fonctions ACPI (extinction automatique de la machine lors de l’arrêt du système, mise en veille, contrôle des boutons de marche/arrêt, contrôle lors de la fermeture de l’écran de portable, …). Puis le problème avait subitement et mystérieusement disparu le 1er janvier 2012.

À ce moment, je ne pensais pas que le problème venait du changement d’année, jusqu’à ce que je tentasse de démarrer mon système en mars 2012. Le problème est réapparu. J’ai alors tenté de démarrer le système après avoir changé la date au 28/02/2012. Et le système a bien démarré. Après plusieurs essais de dates, je suis arrivé à la conclusion que le système ne peut fonctionner correctement de mars à décembre, quelle que soit l’année…

J’ai alors repris mes recherches de solution « acceptable » à ce problème (considérant que désactiver l’ACPI ou falsifier la date du système n’étaient pas acceptables), mais je n’ai rien trouvé.

J’ai entrepris de mettre à jour mon système Frugalware vers la version 1.6 (Fermus), en espérant que cela pouvait éventuellement résoudre le problème, mais j’en doutais car j’avais déjà pu constater le même problème en essayant une version live bêta de Frugalware 1.6 (Fermus). Et cela s’est confirmé : le chargement du noyau se bloque toujours.

Suite à mes longues investigations, je pense (mais je ne peux pas vraiment l’affirmer) que le problème est lié au module rtc-cmos. J’imagine que c’est ce module qui va lire la date dans l’horloge système. Si le mois est supérieur à 2, il y a vraisemblablement blocage. Ce que j’ai remarqué, c’est que ce module a été intégré dans le noyau entre la version 1.4 (Nexon) et la version 1.5 (Mores). J’ai l’intime conviction que c’est ce changement qui a entrainé cette régression.

Pourquoi ce module a-t-il été intégré ? Je ne connais pas la raison précise, mais il semble que certaines personnes ont, au contraire, des problèmes si le module n’est pas inclus dans le noyau. Si c’est le cas, je ne peux pas vraiment blâmer les développeurs Frugalware.

Si vous avez des idées sur le problème, ou plus d’informations concernant ce module, n’hésitez pas à laisser un commentaire.

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