Archive de la catégorie ‘Planet Libre’

Kapaza Feed : ne rater aucune petite annonce Kapaza avec Mozilla Thunderbird

Dimanche 22 mars 2015

Ceux qui vivent en Belgique savent qu’il existe deux grands sites Web de petites annonces dans le royaume. D’un côté, il y a 2ememain.be, racheté récemment par Ebay. De l’autre côté, il y a Kapaza, l’équivalent belge du site Web français Leboncoin.

Étant un grand adepte des petites annonces, j’aime rester au courant des bonnes affaires de ma région. Pour cela, les concepteurs de 2ememain.be a eu la bonne idée(1) de fournir un flux RSS pour chaque recherche faite sur le site. Ainsi, avec un simple agrégateur de flux RSS, il est très facile de suivre les nouvelles petites annonces qui pourraient m’intéresser.

Malheureusement, Kapaza ne fournit pas cette fonctionnalité. Je me suis alors mis à la recherche d’une solution.

Existant : rien pour pour Kapaza mais des solutions Web pour Leboncoin

Pour être franc, je n’ai rien trouvé.

Par contre, des solutions existent pour Leboncoin :
- Leboncoin2RSS, un site web permettant de convertir une recherche en flux RSS ;
- LBCAlerte, une application à installer sur un serveur Web avec support du PHP.

Je vois deux inconvénients à ces solutions :
- Dans le premier cas, Leboncoin2RSS, instance unique pour l’ensemble des utilisateurs, peut, à tout moment, être rendu inopérant par les administrateurs du site Leboncoin. Faisant la recherche sur Leboncoin au nom des utilisateurs, l’adresse IP du serveur se retrouve être la source de nombreuses requêtes sur Leboncoin. Si les administrateurs du site Leboncoin le détectent, ils peuvent alors décider de bloquer l’adresse IP, rendant le site inopérant. J’ai cru comprendre que ce cas était réellement arrivé dans le passé.
- Dans le deuxième cas, la solution nécessite de faire héberger l’application (avec un hébergeur Web ou en autohébergement). Cette approche me semble un peu lourde pour la finalité désirée.

Ces deux solutions ont, en tout cas, le mérite d’exister, et permettent à n’importe quel agrégateur RSS de récupérer des flux RSS correspondant à des recherches Leboncoin. Elles prouvent également qu’il est possible d’interpréter les pages de résultat de recherche Leboincoin pour en faire des flux RSS.

Solution : Kapaza Feed, une extension pour Mozilla Thunderbird

Fort de ce constat, je me suis alors décidé à implémenter une solution pour suivre les petites annonces déposées sur Kapaza. Pour cela, j’ai pris une approche différente, celle de développer une extension pour Mozilla Thunderbird, que j’utilise comme aggrégateur RSS depuis que j’ai abandonné Liferea.

Certes, cette solution a l’inconvénient majeur de n’être fonctionnelle qu’avec un seul agrégateur de flux mais elle a aussi les avantages de ne pas être sujette à un blocage de la part de Kapaza et de ne pas nécessiter de serveur Web.

J’ai nommé cette extension Kapaza Feed. Le code source, le paquet d’installation et la documentation sont disponibles sur le référentiel de mon compte Bitbucket. J’ai choisi de distribuer le code source sous la licence publique Mozilla (MPL, Mozilla Public License) 2.0.

La première version (0.1) est fonctionnelle: on rentre l’adresse de recherche et on peut, à tout moment, récupérer les nouvelles petites annonces.

folder-menu-entry

search-url-popup-filled

kapaza-ads

get-kapaza-ads-button-in-toolbar

Il me reste encore à soumettre l’extension sur le site Mozilla Add-ons (AMO) afin d’apporter plus de visibilité à l’extension et de rendre son installation plus facile.

En attendant, je serais très heureux de recevoir des retours des lecteurs de cet article et, en particulier, de la communauté du Planet Libre. N’hésitez donc pas à faire part de vos commentaires.

(1) En fait, avec son nouveau look en flat design, les concepteurs de 2ememain.be ont aussi eu la mauvaise idée de supprimer les flux RSS… en apparence seulement car, si le lien n’est plus disponible dans la recherche, la fonctionnalité existe encore. Pour cela, il suffit d’ajouter le suffixe « rss.xml » à l’URL de base obtenue suite à une recherche. Par exemple, une recherche dans la catégorie « Vélos pour homme » dans le Brabant wallon donne l’URL suivante :

http://www.2ememain.be/v%C3%A9los/v%C3%A9los/v%C3%A9los-pour-homme/?language=fr&p=be&p=be-19

Pour obtenir le flux RSS correspondant, il faut utiliser l’URL suivante :

http://www.2ememain.be/v%C3%A9los/v%C3%A9los/v%C3%A9los-pour-homme/rss.xml?language=fr&p=be&p=be-19

Comment migrer de Sylpheed / Liferea vers Mozilla Thunderbird ?

Dimanche 15 mars 2015

Suite à l’acquisition de mon nouvel ordinateur portable, j’ai profité de ses capacités plus élevées pour passer d’une solution Sylpheed (pour les courriels) / Liferea (pour les flux RSS) vers Mozilla Thunderbird.

J’étais globalement content de Sylpheed et Liferea, et j’aime normalement avoir des logiciels qui se limitent à une seule fonction. Cependant, je trouve une certaine ressemblance entre les courriels et les articles de flux RSS. Ainsi, les deux systèmes fonctionnent de manière désynchronisée : une personne poste un message vers un serveur; vous le récupérez du serveur à votre convenance. De plus, un article de flux RSS peut être géré de la même manière qu’un courriel : marquage comme lu / non lu, marquage pour suivi, transfert vers une personne tierce. C’est justement ce que permet de faire Mozilla Thunderbird avec un compte de type blogs et nouvelles.

Migration des courriels de Sylpheed vers Mozilla Thunderbird

Sylpheed conserve les courriels au format MH alors que Mozilla Thunderbird fonctionne avec le format mbox. Il faut donc faire une conversion entre les deux formats.

Après quelques recherches, j’ai trouvé la solution dans un article du blog d’Eric Lathrop, faisant référence à un article du blog Thinking Too Much, lui-même faisant référence à un article (section « MH, mh-e, nmh, xmh, exmh ») de MozillaZine Knowledge Base.

Basiquement, les instructions sont les suivantes :
1) Installer nmh (SLKBUILD pour Salix OS / Slackware Linux 13.37 disponible sur mon compte Bitbucket).
2) Configurer une boîte de courriels locale (~/Mail par défaut).
$ install-mh
3) Récupérer le script mh2mbox.sh donné dans l’article d’Eric Lathrop puis l’adapter éventuellement au système.
4) Lancer le script.
$ ./mh2mbox.sh
5) Déplacer les fichiers créés vers le profil Thunderbird.
$ mv mbox/[A-Z]* ~/.thunderbird/xxxxxxxx.default/Mail/Local\ Folders/

Migration des flux RSS de Liferea vers Mozilla Thunderbird

Pour cela, les opérations sont plus simples :
1) À partir de Liferea, enregistrer les abonnements de flux au format OPML.
2) Dans Mozilla Thunderbird, importer le fichier au format OPML comme des abonnements de flux (menu principal -> Outils -> Importer…, puis suivre les indications).

Je me rappelle que le résultat n’était pas parfait et que j’avais dû corriger quelques abonnements de flux mais, globalement, comme je n’ai qu’une vingtaine de flux, cela n’a pas été un gros problème.

Salix OS 13.37 sur Dell Precision M4400

Dimanche 9 mars 2014

Comme je l’indiquais dans un précédent article, j’ai récemment acquis un ordinateur portable Dell Precision M4400, sur lequel j’ai installé la distribution Linux Salix OS 13.37.

Le modèle Precision M4400 fait partie des modèles d’ordinateurs portables de la gamme professionnelle du constructeur Dell. Il est vraisemblablement sorti en 2008, et ne semble plus disponible neuf. Il était disponible dans différentes configurations, avec de nombreuses options.

Voici les caractéristiques de mon ordinateur (en gras, les caractéristiques qui m’ont poussé à l’achat) :

  • Processeur : Intel Core 2 Duo T9600 (2,8 GHz/1 066 MHz/6 Mo)
  • Mémoire vive : 4 Go DDR2 800 MHz
  • Écran : WUXGA 39 cm (15,4″) 2CCFL (résolution de 1920 x 1200 pixels)
  • Contrôleur graphique : nVidia Quadro FX 770M (512 Mo dédiés)
  • Disque dur : SATA de 200 Go à 7200 tr/min
  • Interface pour disques optiques : graveur CD/DVD double couche 8x
  • Interface pour cartes mémoire : lecteur de cartes 5 en 1 (SD, SDIO, MMC, MS, MSPro)
  • Clavier : AZERTY belge, rétro-éclairé, 84 touches, 3 touches de contrôle du volume
  • Pavé tactile : simple point, zones de défilement vertical et horizontal, 3 boutons
  • Bouton de pointage (trackpoint) : 3 boutons
  • Interfaces d’entrée : micro intégré, caméra (2 mégapixels), prise jack micro, lecteur d’empreintes digitales, lecteur de cartes à puce (smartcards), lecteur de cartes sans contact
  • Interfaces de sortie : haut-parleurs, prise jack casque, VGA, DisplayPort
  • Interfaces réseau : Ethernet (Gigabit), Wifi (802.11a/b/g/n), Bluetooth (2.1) et 3G (UMTS)
  • Interfaces multimédia : USB 2.0 (3), USB 2.0/eSATA, Firewire (IEEE 1394)
  • Interface de station d’accueil : E-Port
  • Extension : lecteur de cartes ExpressCard 54 et lecteur de cartes PCMCIA
  • Batterie : 6 cellules, lithium-ion
  • Châssis : base et couvercle en alliage de magnésium
  • Poids :  2,69 kg
  • Dimensions : 358 mm (largeur) x 257 mm (profondeur) x 27 à 33 mm (hauteur)

Un article du site LaptopSpirit.fr (que je trouve être une excellente source d’informations sur les ordinateurs portables) donne les prix pour les différentes configurations. Grâce à ces prix, je peux estimer que mon ordinateur valait environ 1600 euros neuf.

J’ai donc installé la distribution Salix OS 13.37 (version 32 bits) sur cet ordinateur. L’installation s’est déroulée sans aucun problème. Au premier démarrage, le système est fonctionnel et utilisable, à l’exception de quelques pilotes à installer (Wifi en particulier).

 

Dell Precision M4400 faisant tourner Salix OS

Dell Precision M4400 faisant tourner Salix OS

Les points suivants résument la compatibilité de l’ordinateur avec Salix OS 13.37 :

Affichage : OK, avec le pilote nouveau. En particulier, la résolution 1920 x 1200 est automatiquement reconnue (à la fois dans la console et dans X.org).
Connexion Ethernet : OK.
Connexion Wifi : OK, après installation du pilote wl (voir mon article précédent à ce sujet).
Connexion Bluetooth : non testée.
Connexion 3G : non testée.
Clavier : OK ; en particulier, les trois touches de contrôle du volume sont reconnues comme des touches multimédia standard dans X.org (XF86AudioLowerVolume, XF86AudioRaiseVolume, XF86AudioMute).
Pavé tactile : OK, sauf défilement horizontal.
Bouton de pointage (trackpoint) : OK.
Son : OK (haut-parleurs, sortie casque, micro interne, entrée micro).
Caméra : OK
État de charge de la batterie : NOK ; à charge pleine, la capacité restante (remaining capacity) est supérieure de 26 % à la capacité totale (last full capacity), ce qui donne un état de charge maximale de 126 %…
Lecture CD/DVD : OK (testée avec DVD vidéo, CD audio et CD de données).
Gravure CD/DVD : non testée.
Accès à une carte mémoire : OK (avec une carte SD, seulement testée en lecture).
Ports USB : OK (testée avec une souris USB, une clé USB et un appareil photo).
Port eSATA : non testée.
Port Firewire : non testée.
Lecture d’empreintes digitales : non testée.
Lecture de cartes à puce (smartcards) : OK, après installation des paquets pcsc-lite et ccid.
Lecture de cartes sans contact : non testée.
Boutons ACPI : OK ; le symbole Lune (Fn + F1) est reconnu avec l’événement ACPI « button/sleep » ; l’ouverture et la fermeture du couvercle sont reconnues avec l’événement ACPI « button/lid ».
Mise en veille (suspend-to-RAM) : OK, avec pm-suspend.
Hibernation (suspend-to-disk) : OK, avec pm-hibernate, après avoir ajouté « append= »resume=/dev/sda1″ » à l’entrée « Salix » de LILO.
Connexion d’une carte d’extension (ExpressCard 54, PCMCIA) : non testée.
Connexion à une station d’accueil : non testée.
Connexion d’un moniteur (VGA, DisplayPort) : non testée.

Comme vous pouvez le constater, je n’ai pas eu l’occasion de tout tester, mais les fonctionnalités essentielles sont opérationnelles, et la plupart le sont dès l’installation de Salix OS 13.37. Si vous avez une question concernant cet ordinateur et sa compatibilité avec Linux, n’hésitez pas me contacter via les commentaires.

Informations complémentaires :
- Compatibilité générale du Dell Precision M4400 avec Linux ;
- Compatibilité du Dell Precision M4400 avec Linux Mint.

 

Configuration de l’adaptateur Wifi Broadcom BCM4322 sous Linux/Slackware/Salix OS

Samedi 4 janvier 2014

J’ai récemment acquis l’ordinateur portable Dell Precision M4400, sur lequel j’ai installé une distribution Linux. J’évoquerai en détail cette installation dans un prochain article, mais je souhaitais d’abord m’attarder sur un des seuls (pour ne pas dire le seul) points qui n’a pas été pris en charge par défaut : l’adaptateur Wifi Broadcom BCM4322.

C’est malheureusement un problème récurrent lorsqu’on installe Linux sur un ordinateur pourvu d’un adaptateur Wifi. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si mes articles précédents sur le même thème (un premier consacré à la clé Hercules Wireless N USB mini, et un deuxième consacré à la clé Amarina 54Mbps Wireless USB Adapter) font partie des articles les plus lus de mon blog.

L’ordinateur portable Dell Precision M4400 présente donc l’adaptateur Wifi Broadcom BCM4322, comme j’ai pu le constater clairement avec l’outil en ligne de commandes lspci :

# lspci -nn
…
0c:00.0 Network controller [0280]: Broadcom Corporation BCM4322 802.11a/b/g/n Wireless LAN Controller [14e4:432b] (rev 01)

Avec ma distribution Linux courante, Salix OS 13.37 (fondée sur Slacware Linux 13.37), l’adaptateur Wifi était par défaut détecté par le module b43, inclus dans le noyau Linux. Malheureusement, l’interface réseau n’était pas créée, et un outil comme iwconfig n’affichait aucune interface Wifi.

Par ailleurs, j’ai observé les messages suivants dans dmesg:

[   11.473082] b43-phy0: Broadcom 4322 WLAN found (core revision 16)
[   11.488189] b43-phy0 ERROR: FOUND UNSUPPORTED PHY (Analog 8, Type 4, Revision 4)
[   11.488733] b43: probe of ssb0:0 failed with error -95
[   11.489014] Broadcom 43xx driver loaded [ Features: PMLS, Firmware-ID: FW13 ]

La documentation officielle du pilote b43 est assez claire. Elle donne l’état des lieux de la prise en charge des puces Broadcom.

Pour le contrôleur avec l’identifiant 14e4:432b, la documentation indique que le module b43 a une prise en charge partielle à partir du noyau Linux 2.6.39. Salix OS 13.37 présentant le noyau Linux en version 2.6.37, j’ai dû me retourner vers l’alternative (malheureusement propriétaire) indiquée par la documentation : le module wl, fourni indépendamment du noyau par Broadcom dans un paquet nommé « 802.11 Linux STA driver ».

Ce module est disponible dans le paquet broadcom-sta, mis à disposition par le dépôt SlackBuilds.org :

# slapt-src --search broadcom
broadcom-sta:5.100.82.112 - broadcom-sta (Broadcom wireless drivers)

Malheureusement, l’installation de ce paquet avec slapt-src échoue, le paquet source ne pouvant être téléchargé :

# slapt-src -i broadcom-sta
The following packages will be installés:
broadcom-sta
Voulez-vous continuer ? [y (oui) / N (non)] y
Récupération de README...Réalisé
Récupération de broadcom-sta.SlackBuild...Réalisé
Récupération de broadcom-sta.info...Réalisé
Récupération de doinst.sh...Réalisé
Récupération de slack-desc...Réalisé
Récupération de http://www.broadcom.com/docs/linux_sta/hybrid-portsrc_x86_32-v5_100_82_112.tar.gz...Raté

Un article du blog « rog notes » donne les instructions à suivre pour contourner ce problème. Je les reprends ici en les adaptant à Slackware 13.37 et en les complétant :
1) Télécharger le paquet source (hybrid-portsrc_x86_…tar.gz) correspondant au système requis (32 ou 64 bits), ainsi que le paquet slackbuild (broadcom-sta.tar.gz), sur la page SlackBuilds.org.
2) Se déplacer dans le répertoire où ont été sauvés les fichiers téléchargés, puis extraire le paquet slackbuild.

# tar xvfz broadcom-sta.tar.gz

3) Se déplacer dans le répertoire broadcom-sta créé puis y copier le paquet source.

# cd broadcom-sta
# cp -a ../hybrid-portsrc_x86_…tar.gz

4) Se connecter en tant qu’administrateur (root) puis générer le paquet Slacware. Attention : ceci nécessite que des outils de développement (compilateurs, bibliothèques, …) soient installés sur le système.

$ su
$ ./broadcom-sta.SlackBuild

5) Copier le paquet Slackware généré dans /tmp et nommé broadcom-sta…_Sb0.tgz (mieux vaut garder ce paquet quelque part en cas de besoin).

$ cp -a /tmp/broadcom-sta…_Sb0.tgz ./

6) Installer le paquet Slackware.

$ installpkg broadcom-sta..._Sb0.tgz

7) Décharger le module b43 (ainsi que le module ssb lié) puis charger le module wl (fraîchement installé).

$ modprobe -r b43 ssb
$ modprobe wl

8) Utiliser l’utilitaire de son choix (iwconfig, wicd, NetworkManager) afin de configurer l’interface réseau qui devrait normalement avoir été créée. Attention : dans mon cas, cette interface réseau porte l’identifiant eth1, et non le classique wlan0.

9) Ajouter les modules b43 et ssb dans la liste noire des modules afin de s’assurer que c’est bien le module wl qui sera pris en compte lors du redémarrage du système.

$ echo "blacklist ssb" >> /etc/modprobe.d/blacklist
$ echo "blacklist b43" >> /etc/modprobe.d/blacklist

Merci à Roger du blog « rog notes » pour l’astuce. J’espère que cet article sera utile à toute personne confrontée à l’installation d’un pilote pour un adaptateur Wifi Broadcom.

 

Présentation de mon compte Bitbucket contenant FrugalBuild, SLKBUILD, scripts shell et autres

Samedi 14 septembre 2013

Je me suis enfin décidé à partager mon code ! J’ai pour cela choisi la plate-forme Bitbucket, et y ai créé un compte.

On peut y trouver des dépôts pour des applications que j’ai développées, dont Maestro (un gestionnaire de bibliothèque musicale) et un jeu du pendu.

J’ai également créé un dépôt contenant des scripts shell que j’ai créés pour mes besoins. On y trouvera notamment des scripts de montage de media amovibles, un script de sauvegarde utilisant rsync, des scripts de redimensionnement d’images et un script de conversion d’un diff de documents txt2tags en document txt2tags (j’espère avoir l’occasion de présenter ce dernier outil dans un prochain article).

J’ai aussi ajouté un dépôt regroupant des Frugalbuild, méta-fichiers permettant la création de paquets pour la distribution Frugalware Linux (ma précédente distribution Linux de prédilection). La plupart concernent des versions de logiciels qui sont probablement dépassées, mais j’espère qu’ils peuvent tout de même être utiles à quelqu’un.

Enfin, on peut y trouver un dépôt regroupant des SLKBUILD, méta-fichiers facilitant, via l’outil slkbuild, la création de paquets pour des distributions Linux fondées sur Slackware Linux et, en particulier, pour la distribution Salix OS (ma  distribution Linux de prédilection). Il n’y a pour l’instant que sept paquets disponibles, dont trois paquets pour les trois logiciels libres suivants :

  • Klavaro, un logiciel d’apprentissage de la dactylographie ;
  • Lout, un outil de formatage de document (dont j’avais parlé dans un précédent article) ;
  • pass, un gestionnaire de mots de passe (que alienus avait décrit dans un de ses articles – au passage, je le remercie chaleureusement de m’avoir fait connaitre cet excellent outil !).

N’hésitez pas à laisser un commentaire si vous avez une question ou une suggestion.

Lout, l’alternative sérieuse à LaTeX

Lundi 4 mars 2013

Il y a quelques temps, j’ai mis a jour mon CV. Lors de mes précédentes recherches de travail, j’avais fait mon CV avec LaTeX. Je ne suis pas un expert LaTeX, mais je l’ai toujours trouvé un peu difficile à personnaliser (en particulier lorsqu’on souhaite faire autre chose qu’un rapport scientifique), et puis surtout assez lourd (sous Slackware, le paquet tetex, distribution Linux de LaTeX, indique que son installation nécessite 156 Mo d’espace disque !).

Toujours adeptes de solutions simples et légères, je me suis tourné vers l’alternative Lout. Comme LaTeX, il s’agit d’un logiciel de formatage de document. Comme LaTeX, un fichier source est écrit dans un langage de balisage. Comme LaTeX, il permet de produire des documents structurés d’une bonne qualité typographique. Comme LaTeX, les formats de sortie privilégiés sont le PostScript et le PDF.

Lout, l’alternative sérieuse à LaTeX dans Planet Libre exemple_document_entree_lout

Extrait d’un document source Lout

 

exemple_document_sortie_lout formatage de texte dans Planet Libre

Extrait correspondant dans le document produit

Cependant, par rapport à LaTeX, il a le principal avantage d’être beaucoup plus léger (2 ou 3 Mo d’espace disque).

Les commandes à exécuter sont très simples :
- Pour du PostScript,
lout entrée.lt -o sortie.ps
- Pour du PDF,
lout -PDF entrée.lt -o sortie.pdf

Par contre, je n’ai pas trouvé beaucoup de documentation autour de Lout. Le manuel utilisateur officiel (en anglais) est cependant très complet et semble faire office de référence. La page Wikipédia francophone consacrée à Lout donne également une bonne introduction à cette outil ainsi qu’un bon aperçu de son langage de balisage.

Comme je n’ai pas trouvé de paquet pour ma distribution (SalixOS, compatible Slackware), j’ai tout simplement préparé un script SLKBUILD permettant de construire un paquet. Voici les instructions d’installation :
1. Télécharger le script et le placer dans un répertoire nommé « lout », en nommant le fichier « SLKBUILD ».
2. Avec un shell, se placer dans le répertoire « lout ».
cd [...]/lout
3. Prendre les droits administrateur.
su
4. Exécuter le script.
slkbuild -X
5. Installer le paquet produit.
installpkg lout-3.39-i486-1jl.txz

Après quelques heures de travail, j’ai réussi à réécrire mon CV en Lout tout en gardant en peu près le même formatage. J’ai également préparé un courrier en moins de 30 minutes.

Pour finir, je tiens à ajouter que l’excellent outil de génération de document txt2tags permet de produire des documents Lout à partir de documents à balisage léger (style Wiki). Seul bémol: les tableaux ne sont pas pris en charge.

Si vous avez aimé cet article ou si vous avez une question/une remarque, n’hésitez pas à laisser un commentaire.

Visionneuse de photos en LC : le match feh – qiv

Samedi 20 octobre 2012

Aujourd’hui, j’aimerais parler de visionneuses de photos en ligne de commande (LC).

Je suis personnellement habitué à utiliser qiv, mais ma distribution courante (Salix OS) a choisi de mettre en avant feh. Ces deux outils présentent le même objectif de permettre la visualisation d’images à partir de la ligne de commande :
$ feh ma_première_image.jpeg ma_deuxième_image.jpeg …
$ qiv ma_première_image.jpeg ma_deuxième_image.jpeg …

Ces deux commandes auront le même effet : celui d’ouvrir une fenêtre avec la première image affichée.

Visionneuse de photos en LC : le match feh – qiv dans Planet Libre

Vue par défaut de feh

 feh dans Planet Libre

Vue par défaut de qiv

Les autres images peuvent ensuite être visualisées en cliquant dans la fenêtre (bouton de gauche) ou en appuyant sur la barre espace.
Dans les deux outils, la fenêtre peut être fermée avec la touche q.

Cependant, des différences existent entre les deux outils, de par leurs nombreuses options et leur mode de fonctionnement. Je vais tâcher de vous présenter les différences les plus notables à mes yeux.

Dépendances

feh: nécessite principalement imlib2.
qiv: nécessite imlib2 et gdk2.

Installation sous Salix OS

feh: est disponible en tant que paquet binaire.
$ slapt-get –install feh

qiv: n’est seulement disponible qu’en paquet source (slkbuild).
$ slapt-src –install qiv

Intéraction

feh: touches de raccourcis clavier + menu contextuel (accessible avec la souris).

 Linux

Menu contextuel de feh

qiv: raccourcis clavier principalement (liste des raccourcis disponible en appuyant sur la touche ?).

 photo

Aide en ligne de qiv

Accès à la résolution de l’image

feh : disponible dans le menu uniquement.

 qiv

Résolution dans le menu contextuel de feh

qiv : disponible dans la barre de la fenêtre, ou dans une barre de statut en mode plein écran (affichée via la touche i).

 Salix OS

Résolution dans la barre de statut de qiv

Visualisation en vue maximisée

feh: possible (option -.).

Aspect maximisé dans feh

qiv: possible (option -m ou -t), mais à condition d’être en plein écran.

Aspect maximisé dans qiv

Vitesse d’affichage

J’ai fait un test consistant à visualiser 16 photos de résolutions 2592×1944 avec mon ordinateur (acheté en 2001…). Résultat « à vue d’œil » : feh est environ deux fois plus rapide que qiv, aussi bien pour le chargement initial que pour le passage d’une image à une autre.

 

Même si les points présentés ici peuvent faire pencher la balance du côté de feh, j’ai tendance à préférer qiv, car ses options en LC et ses raccourcis clavier me semblent plus naturels (mais peut-être est-ce dû à l’habitude ?).

Et vous, lequel des deux outils préférez-vous ?

Note : pour ceux qui se demanderaient quel est l’endroit apparaissant sur les photos de cet article, il s’agit de la très agréable ville belge de Dinant, avec son bord de Meuse et sa citadelle.

Découverte de Salix OS 13.37

Dimanche 19 août 2012

Voilà un moment que je voulais écrire un article sur la distribution qui est maintenant installée sur ma machine : Salix OS.

Il y a quelques semaines, je cherchais une distribution pour remplacer Frugalware Linux qui prenait trop de place sur mon maigre disque dur, et qui me posait quelques problèmes (cf. mon dernier article sur le sujet).

Pourquoi avoir choisi Salix OS ?

Je voulais une distribution simple, proche d’Unix. Cela faisait longtemps que j’avais entendu parler de Slackware, mais je redoutais son installation et sa prise en main. Je me suis alors rendu sur l’excellente page Wikipédia francophone sur Slackware, qui liste toutes les distributions fondées sur Slackware. C’est là que je suis tombé sur Salix OS.

Alors pourquoi avoir choisi Salix OS parmi la grande liste des distributions fondées sur Slackware ? Il y a plusieurs raisons :

- Salix OS est une distribution qui n’est pas dérivée de Slackware, mais elle la complète et reste 100 % compatible avec elle. Ainsi, elle suit les mêmes numéros de version et réutilise les dépôts de paquets.

- Salix OS garde la simplicité Unix de Slackware tout y ajoutant des outils facilitant son installation et sa maintenance (installeur graphique, gestionnaire de paquets avec gestion des dépendances, nombreux outils maison, …).

- Salix OS propose plusieurs éditions de la distribution. Une édition consiste en fait à un ensemble cohérent de paquets permettant d’installer un environnement graphique complet. J’apprécie ce concept (même si aucune des éditions ne me convient vraiment) car il permet d’installer un système complet avec un seul CD, et sans connexion Internet.

- Salix OS propose, pour certaines de ces éditions, des versions Live. Là, cela répond à un de mes besoins annexes : celui d’avoir un support avec lequel je peux lancer un système Linux sans installation particulière (pour un dépannage, par exemple).

- Salix OS donne la possibilité, à l’installation, entre trois configurations (essentielle, basique, et complète). C’est simple, c’est clair. Lors de l’installation, on ne perd pas de temps à choisir ses paquets un par un, mais on dispose quand même d’un certain choix.

- Salix OS présente un site web clair et en partie francisé. Il présente, en outre, un très bon guide de démarrage (malheureusement pas encore disponible en français).

- Salix OS est maintenue par une équipe majoritairement européenne. Ce n’est donc pas la distribution orientée pour un pays particulier ou une langue particulière. Il semble qu’il y ait d’ailleurs une petite communauté francophone autour du projet.

Ouf ! Cela fait pas mal de raisons finalement.

Quelle édition Salix OS ai-je choisi ?

J’ai choisi l’édition Live XFCE, et cela pour trois raisons :
- Comme expliqué plus haut, c’était l’occasion pour moi d’avoir un système récent démarrant sur un CD ;
- cette édition était une des dernières sorties ; il y avait donc de fortes chances que les paquets présents sur le CD soient plutôt à jour (m’évitant ainsi la mise à jour massive suite à l’installation) ;
- XFCE est l’environnement de bureau que je préfère parmi les éditions disponibles ; il est par ailleurs relativement léger et peut convenir à une majorité de gens ; si j’ai besoin d’installer un système pour quelqu’un (ami, famille, …), cela peut plus facilement convenir.

Comment s’est passée l’installation ?

Après avoir téléchargé l’image puis l’avoir gravée sur un CD, j’insère ce dernier dans mon ordinateur, puis je redémarre le système. Salix OS propose un ingénieux menu de démarrage (fait avec GRUB), dans lequel on peut tout de suite choisir sa langue, puis avoir accès à différentes options (niveau de démarrage, prise en charge de certains matériels, …), avant de véritablement démarrer le système.

Par défaut, le système lance le gestionnaire de connexion GDM qui lance automatiquement XFCE. Là, j’ai buté sur un premier problème : dû à la faible quantité de mémoire vive de ma machine, GDM se plante. Pour palier ce blocage, j’ai redémarré et choisi le mode texte dans le menu de démarrage, puis je me suis connecté en tant que root et j’ai lancé gdm manuellement. Sur l’écran de connexion, j’ai choisi l’option « console » à la place du choix par défaut (XFCE), ce qui a pour avantage de n’ouvrir qu’un simple émulateur de terminal.

Normalement, sous XFCE, une icône sur le bureau permet de lancer l’installation de la distribution. Pour ma part, je l’ai simplement lancé un ligne de commande (je ne me rappelle plus du chemin, mais il s’agit d’un script Python référencé dans un des fichiers raccourcis présents dans le répertoire Desktop).

Le logiciel d’installation est pour moi un modèle du genre. Il est très didactique, plutôt convivial et entièrement en français (si le français a été sélectionné dans le menu du démarrage bien évidemment). Rien n’est effectivement effectué sur le système tant que toutes les étapes n’ont pas été passées en revue, et tant qu’on ne confirme pas formellement l’installation. Il en ressort un sentiment rassurant.

Lors de l’installation, les options essentielles sont proposées : clavier, horloge, partitions, logiciels, … Le clavier BÉPO n’est pas proposé lors de l’installation (mais il est directement disponible après installation). On retrouve les trois configurations logicielles dont je parlais un peu plus haut. J’ai, pour ma part, choisi la configuration basique (système de base + serveur X + XFCE).

Après avoir confirmé l’installation, les partitions sont créées et formatées, puis les paquets sont installés et configurés.

C’est là que j’ai buté sur un deuxième problème : lors de l’installation du noyau Linux, j’avais une erreur étrange. Après plusieurs tentatives infructueuses, je me suis rendu compte qu’il s’agissait encore d’un manque de mémoire vive. Mais j’ai également fait un deuxième constat : ma partition de swap n’était pas utilisée par le système Live. Je trouve cela un peu dommage pour un système Live… Après redémarrage du système Live, j’ai activé la swap avec la commande suivante (en tant que root) :
> swapon /dev/sda6
(« /dev/sda6 » est évidemment à remplacer par le fichier représentant la partition de swap)

Ceci m’a permis de passer l’étape de l’installation du noyau Linux. Après avoir installé le système sur le disque dur, le logiciel d’installation propose d’installer le gestionnaire de démarrage LILO. Une fois de plus, l’interface proposée est claire et complète.

Après avoir retiré le CD d’installation et redémarré la machine, c’est le moment de découvrir le système Salix OS nouvellement installé.

Qu’est-ce que donne le système Salix OS ?

Premier constat : le démarrage du système est assez lent sur ma machine. Un système d’initialisation très classique, en mode texte, est utilisé. Ce temps de démarrage n’est pas du tout un critère de choix pour moi, mais je sais que c’est important pour d’autres.

Deuxième constat : tout a bien été installé, et le système est utilisable. En particulier, mon pavé tactile et ma souris USB sont fonctionnelles sans aucune configuration particulière. Ça fait plaisir.

La place prise sur le disque dur par le système installé est d’environ 2 Go. C’est une bonne surprise, car cela laisse de la place pour installer des logiciels supplémentaires.

Premier accroc : il est impossible de se connecter en Wifi car ni wicd ni iwconfig ne sont installés par défaut. Je n’ai eu d’autres choix que de me connecter en filaire avec ifconfig (qui est bien installé), puis d’utiliser le gestionnaire de paquets afin d’installer les outils nécessaires pour se connecter en Wifi.

À propos du gestionnaire de paquets justement, il s’agit de pkgtool, le gestionnaire de paquets de Slackware. L’équipe de Salix OS a eu la bonne idée de mettre en évidence l’outil slapt-get, qui ajoute beaucoup de facilités dont la gestion distante des paquets et la gestion des dépendances. J’ai été agréablement surpris par sa rapidité, mais un peu moins par son interface (qui se veut proche de l’outil Debian apt-get).

Heureusement, l’outil graphique équivalent est disponible : gslapt. Son interface est plutôt claire, et son utilisation est assez intuitive.

L’équipe de Salix OS a défini les dépendances pour chaque paquet (y compris pour ceux provenant des dépôts Slackware). C’est un beau travail. Globalement, je n’ai pas eu de soucis mais slapt-get m’a quand même obligé d’installer cups et samba pour installer mplayer. Je crois qu’il y a un petit soucis dans la définition des dépendances…

Autre limitation de la gestion des dépendances : il n’y a aucun moyen de lister les paquets orphelins. Par conséquent, si je désinstalle mplayer, je devrais me souvenir que samba et cups ne me servent plus à rien afin de les désinstaller manuellement. Dommage car j’ai l’habitude d’utiliser le listage des paquets orphelins des autres gestionnaires de paquets afin de nettoyer mon système. À voir avec le temps si la base de données des paquets reste maintenable.

Rapidement, j’ai voulu naviguer sur Internet, et y regarder des vidéos. J’ai pour cela installé le plug-in Adobe® Flash Player. Malheureusement, cela ne fonctionnait pas : les animations ou les vidéos Flash prenaient toute leur place mais ne s’affichaient pas. Après plusieurs heures d’investigation, je me suis décidé à installer la version précédente du plug-in Adobe® Flash Player (version 10.3, encore disponible sur le site d’Adobe). Et mon problème a été réglé.

C’est à cette occasion que j’ai créé mon premier paquet sous Salix OS. Une fois de plus, l’équipe de Salix OS a voulu simplifier les choses, et propose d’utiliser l’outil slkbuild, qui automatise la création d’un paquet Slackware à partir d’un unique fichier de description (généralement nommé SLKBUILD). C’est cet outil que j’ai utilisé, en suivant le très bon tutoriel disponible en français dans la documentation de Salix OS, pour créer ou mettre à jour des paquets :
- flash-plugin 10.3.183.18 (pour les raisons données ci-dessus),
- klavaro 1.9.4 (que je n’ai pas trouvé dans la base officielle des paquets),
- gtkdatabox 0.9.1.3 (nécessaire pour klavaro),
- liferea 1.6.8 (seulement disponible en version 1.6.5, alors que j’utilisais la version 1.6.7 sur mon précédent système),
- sylpheed 3.1.4 (seulement disponible en version 3.0.3 en tant que paquet source).

En passant, si vous êtes intéressé par un de ses paquets, n’hésitez pas à me demander.

En parlant de sylpheed, j’ai voulu installer le paquet aspell-fr, afin de disposer de la vérification d’orthographe en français. Malheureusement, un problème dans le dépôt empêchait de l’installer. Je me suis alors décidé à rapporter l’anomalie. Après plusieurs tergiversations, je me suis rendu compte que les anomalies doivent être rapportées, non pas sur le bugtracker du projet Sourceforge, mais sur le forum, dans la section Bugs. J’y ai donc créé un nouveau sujet. Et j’ai eu le plaisir de voir que l’anomalie a été corrigée assez rapidement.

J’aimerais signaler un point par rapport à cette distribution : tout le système est en UTF-8. J’avais peur d’avoir quelques problèmes avec le système de fichiers, mais je n’avais finalement que peu de noms avec des caractères accentués. Par contre, j’ai remarqué que les fichiers texte s’affichent mal si ils ne sont pas convertis en UTF-8. Rien de bien méchant.

Autre point sensible : la mise en veille. Dans l’ensemble, cela fonctionne, c’est-à-dire que le système se met bien en veille, et qu’il se « réveille »  à ma demande. La plupart du temps (mais pas tout le temps malheureusement), je récupère bien l’interface réseau Wifi. Cependant, depuis quelques jours, j’ai remarqué un comportement étrange : quelques secondes après s’être « réveillé », le système se remet en veille automatiquement. Si je demande son réveil une nouvelle fois, il refait la même chose. Cela se répète trois fois, puis le système reste bien éveillé. Étrange…

Depuis que j’ai installé cette distribution, des mises à jour de paquets m’ont été proposées. La politique appliquée est celle de Slackware : un paquet n’est mis à jour que si la nouvelle version corrige des problèmes de sécurité. Cependant, j’ai été surpris de voir que le paquet Mozilla Firefox est mise à jour à chaque version majeure (version 14.0.1 en date). J’aurais éventuellement pensé que la version ESR serait plutôt privilégiée mais ce n’est pas le cas.

En conclusion, mes attentes ont été respectées. Sur la page d’accueil du projet, il est écrit : « Comme un bonsaï, Salix est petit, léger et est le produit d’une attention infinie. » C’est en effet mon sentiment par rapport à cette distribution. J’apprécie la compatibilité complète avec Slackware, les outils de gestion des paquets et l’internationalisation. C’est probablement une bon point d’entrée pour quiconque voudrait découvrir l’« univers Slackware ».

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à les poser en commentaire.

Mon passage à Frugalware 1.6 (Fermus)

Dimanche 15 avril 2012

Comme je l’ai indiqué dans mes deux derniers articles, j’ai mis à jour mon système Frugalware de la version 1.5 (Mores) vers la version 1.6 (Fermus). Cette mise à jour m’a posé quelques problèmes, que je souhaite reporter ici.

J’ai entrepris cette mise à jour, en espérant que cela pouvait éventuellement résoudre mon problème de blocage du chargement de Linux en fonction de la date du système.

Pour cela, j’ai suivi les instructions de mise à jour données par l’équipe de développement. La mise à jour des paquets m’a posé des problèmes d’espace disque car il semble que le système de base de cette nouvelle version demande plus d’espace disque. J’ai été contraint de désinstaller des logiciels que j’utilisais de temps en temps.

Suite au redémarrage, ce fut la déception (prévisible) : le chargement du noyau se bloquait toujours. J’ai alors été contraint de redémarrer le système en désactivant l’ACPI.

Puis ce fut le drame : le système ne retrouvait pas la partition racine spécifiée dans le fichier de configuration de GRUB (indiquée avec son UUID). Heureusement, je suis arrivé dans un mode où j’ai pu constaté que le chemin représentant ma partition racine n’était plus /dev/hda1 mais /dev/sda1. Ni une ni deux, j’ai redémarré le système en précisant ce chemin.

Mais ce n’était pas encore suffisant : le système n’arrivait pas à monter les partitions. J’ai rapidement compris que le fichier /etc/fstab devait être aussi mis à jour afin de remplacer toute référence à hda par sda.

Après redémarrage, le système se lance finalement jusqu’au bout. Il est maintenant utilisable. Ouf ! Je précise que j’ai également eu l’occasion de mettre à jour le système Frugalware de mon frère et que j’ai eu les mêmes désagréments.

À partir de là, je n’ai pas constaté de problèmes de prise en charge du matériel (à part les fonctions ACPI bien sûr…). Par contre, je subis de gros problèmes de performance. Je ne pense pas que cela vient du système en tant que tel, mais plutôt du changement de version de Mozilla Firefox (4 vers 10). Je pense que cela est du à sa consommation mémoire car j’ai pu constater qu’il pouvait prendre jusqu’à 60 % de la mémoire virtuelle avec seulement 4 ou 5 onglets ouverts. Je trouve cela assez étonnant, étant donné que la version 7 était censée améliorer significativement la consommation mémoire

En conclusion, mon passage à Frugalware 1.6 (Fermus) a été plutôt malheureux : non résolution du problème lié à la date du système, consommation accrue d’espace disque, et dégradation des performances.

Il s’agissait de ma huitième mise à jour du système, depuis Frugalware 0.8 (Kalgan) et je crois malheureusement que cela sera la dernière, car trop de problèmes se sont maintenant accumulés. De plus, je me rends compte que le cycle de mise à jour de Frugalware ne correspond plus à mes besoins. Lorsqu’une nouvelle version de Frugalware est publiée, elle devient automatiquement la version par défaut. Si je souhaite alors obtenir des mises à jour de sécurité, ou simplement installer un paquet, je suis dans l’obligation de mettre à jour l’ensemble du système, et, ainsi, de prendre le risque d’obtenir des régressions ou des changements non désirés.

Ce n’est en aucun cas un reproche que je fais aux développeurs Frugalware. Le cycle de développement choisi convient sans doute à de nombreuses personnes. Il reste que Frugalware est une distribution complète, avec un nombre très important de paquets, une documentation claire et une communauté active de développeurs. Cela en fait une distribution de très bonne qualité. D’ailleurs, je ne m’interdis pas de revenir vers cette distribution dans le futur (avec une autre machine), ou de la conseiller autour de moi.

Encore merci aux développeurs Frugalware ! Et bonne continuation !

Pour ma part, je suis actuellement à la recherche d’une distribution qui conviendrait à mes besoins, i.e., avec le même objectif de simplicité que Frugalware, mais résolvant mes trois problèmes mentionnés plus haut, et laissant à l’utilisateur le libre choix de passer à une version supérieure du système. À ce jour, je pense me diriger vers une distribution Slackware ou dérivée. J’aurais probablement l’occasion d’en reparler sur mon blog dans un prochain article.

Blocage du chargement de Linux en fonction de la date du système

Dimanche 15 avril 2012

J’aimerais revenir sur un problème qui était apparu suite à la précédente mise à jour de mon système Frugalware Linux. Le système se bloquait lors du chargement du noyau (ou à la fin de celui-ci, je ne l’ai jamais vraiment su). La seule solution de contournement que j’avais trouvée était de préciser le paramètre noyau acpi=off. Cependant, cela a le désagréable effet de désactiver les fonctions ACPI (extinction automatique de la machine lors de l’arrêt du système, mise en veille, contrôle des boutons de marche/arrêt, contrôle lors de la fermeture de l’écran de portable, …). Puis le problème avait subitement et mystérieusement disparu le 1er janvier 2012.

À ce moment, je ne pensais pas que le problème venait du changement d’année, jusqu’à ce que je tentasse de démarrer mon système en mars 2012. Le problème est réapparu. J’ai alors tenté de démarrer le système après avoir changé la date au 28/02/2012. Et le système a bien démarré. Après plusieurs essais de dates, je suis arrivé à la conclusion que le système ne peut fonctionner correctement de mars à décembre, quelle que soit l’année…

J’ai alors repris mes recherches de solution « acceptable » à ce problème (considérant que désactiver l’ACPI ou falsifier la date du système n’étaient pas acceptables), mais je n’ai rien trouvé.

J’ai entrepris de mettre à jour mon système Frugalware vers la version 1.6 (Fermus), en espérant que cela pouvait éventuellement résoudre le problème, mais j’en doutais car j’avais déjà pu constater le même problème en essayant une version live bêta de Frugalware 1.6 (Fermus). Et cela s’est confirmé : le chargement du noyau se bloque toujours.

Suite à mes longues investigations, je pense (mais je ne peux pas vraiment l’affirmer) que le problème est lié au module rtc-cmos. J’imagine que c’est ce module qui va lire la date dans l’horloge système. Si le mois est supérieur à 2, il y a vraisemblablement blocage. Ce que j’ai remarqué, c’est que ce module a été intégré dans le noyau entre la version 1.4 (Nexon) et la version 1.5 (Mores). J’ai l’intime conviction que c’est ce changement qui a entrainé cette régression.

Pourquoi ce module a-t-il été intégré ? Je ne connais pas la raison précise, mais il semble que certaines personnes ont, au contraire, des problèmes si le module n’est pas inclus dans le noyau. Si c’est le cas, je ne peux pas vraiment blâmer les développeurs Frugalware.

Si vous avez des idées sur le problème, ou plus d’informations concernant ce module, n’hésitez pas à laisser un commentaire.

1234