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Archive pour février 2011

Installation et configuration de la clé Amarina 54Mbps Wireless USB Adapter sous Linux

Samedi 26 février 2011

Dans un précédent article, je vous avais expliqué comment j’avais installé et configuré Frugaware 1.3 (Haven) sur l’ordinateur de mon frère. Il me restait une dernière étape à expliquer, qui est, à mon humble avis, plutôt indépendante du modèle d’ordinateur ou de la distribution Linux : l’installation et la configuration de la clé USB Wifi de mon frère.

Il s’agit d’une clé de marque Amarina et de modèle Wireless Lan USB 54M 802.11G 54 Mbps (cf. page du produit).

Malheureusement, la clé n’est pas reconnue automatiquement sous Frugalware 1.3 (Haven) et il a fallu chercher longuement avant de pouvoir la faire fonctionner.
Comme souvent avec ce genre de produit, ce n’est pas vraiment la marque et le modèle du produit qui compte, mais la puce (chipset) qui est à l’intérieur.

La commande lsusb retourne la ligne suivante :

Bus 001 Device 002: ID 148f:2070 Ralink Technology, Corp.

Ceci laisse penser que la puce est une Ralink Technology 2070.

 

Mon frère et moi avons d’abord essayé d’utiliser le pilote ndiswrapper (pilote faisant office de sur-couche au dessus des pilotes Windows).

Pour cela, nous avions besoin des pilotes Windows. Le seul élément donné par le constructeur était un exécutable Windows (extension .exe). Nous avons cherché tous les moyens d’extraire les pilotes de cet exécutable. En vain… Nous avons finalement dû exécuter le fichier sur une machine Windows XP, ce qui revient à procéder à l’installation du pilote. Nous avons ainsi pu récupérer le pilote (pour cela, il suffit de chercher un fichier *.inf dans c:\windows).

Nous avons alors utilisé le pilote (un fichier .inf et des fichiers associés dans un même répertoire) pour configurer ndiswrapper. Malheureusement, cela n’a rien donné. Je ne me souviens pas du problème exact mais je me rappelle qu’une erreur survenait lors de l’initialisation du périphérique.

 

Nous nous sommes rabattus sur l’installation du pilote natif pour Linux. Pour cela, nous avons suivi les instructions données sur une discussion du forum Ubuntu.
Etant donné que les instructions sont données un peu dans tous les sens, et qu’elles sont incomplètes pour les dernières versions du noyau, ou inadaptées pour Frugalware 1.3 (Haven), je me permets de les résumer :

1) Télécharger les sources du pilote nommé RT3070USB(RT307x) sur la page Support Linux du site web de Ralink Technology, ou via le lien proposé sur la discussion du forum Ubuntu.

2) Prendre les droits root.

su -

3) Installer les sources du noyau.

pacman-g2 -S kernel-headers kernel-source

4) Désarchiver le paquet téléchargé et se déplacer dans le répertoire créé.

tar jxvf /2009_0525_RT3070_Linux_STA_v2.1.1.0.bz2

cd 2009_0525_RT3070_Linux_STA_v2.1.1.0

5) Modifier le fichier os/linux/usb_main_dev.c pour ajouter la ligne

{USB_DEVICE(0x148F,0×2070)}, /* Ralink 2070L */

juste en dessous de la ligne

#ifdef RT3070

6) Télécharger le patch attaché à la discussion du forum Ubuntu, ou celui attaché à cet article, puis l’appliquer.

cd ..

gunzip /rt3070-2.6.31-compile.patch.gz

patch -p0 < /rt3070-2.6.31-compile.patch

cd 2009_0525_RT3070_Linux_STA_v2.1.1.0/

Ceci est valable pour un noyau de version supérieure ou égale à 2.6.31, ce qui est le cas Frugalware 1.3 (Haven).

7) Modifier le fichier include/iface/rtmp_usb.h afin de remplacer les mots-clés usb_buffer_alloc et usb_buffer_free respectivement par les mots-clés usb_alloc_coherent et usb_free_coherent.

Ceci est valable pour un noyau récent, ce qui est le cas de Frugalware 1.3 (Haven), qui présente le noyau 2.6.35.8.

8) Modifier le fichier os/linux/config.mk pour activer le support WPA (replacer n par y pour la propriété HAS_WPA_SUPPLICANT).

9) Lancer la compilation du pilote.

make

10) Installer le pilote.

make install

11) Charger le pilote.

modprobe rt3070sta

 

Si tout se passe bien, la clé USB Wifi devrait se mettre à clignoter. L’interface réseau ra0 devrait apparaitre sur la sortie de la commande suivante :

ifconfig -a

Enfin, les réseaux Wifi disponibles doivent pouvoir être listés :

iwlist ra0 scan

 

Il reste alors à configurer l’interface réseau en utilisant, par exemple, netconfig ou wicd. Pour une raison complètement inconnue, je n’ai pas réussi à faire fonctionner la clé Wifi avec une adresse IP dynamique (DHCP) mais c’est peut-être dû au routeur utilisé.

 

Malheureusement, je dois avouer que je ne suis pas sûr à 100% de la procédure. Avec mon frère, nous avons dû pas mal tâtonner pour arriver à nos fins. Si j’ai l’occasion, j’essaierai de reconfirmer la procédure.

Comme vous pouvez le constater, le nombre d’opérations à effectuer est assez important. Idéalement, il serait intéressant de faire un paquet Frugalware pour automatiser les instructions et faciliter l’installation du pilote.

Néanmoins, j’espère que cet article sera utile à quelqu’un. Comme d’habitude, n’hésitez pas à laisser un commentaire si vous avez une remarque ou une question.

Voyage au Cambodge

Samedi 19 février 2011

Il y a quelques jours, ma compagne et moi sommes revenus d’un voyage de trois semaines au Cambodge. J’aimerais faire part de mon expérience et de mes impressions sur ce séjour.

Il s’agissait de mon troisième voyage au Cambodge (en 6 ans). Ce qui est intéressant, c’est de constater l’évolution du pays.

Tout d’abord, l’état des routes principales s’est fortement amélioré. Je n’ai constaté aucun nid de poule sur les routes bitumées. Et les routes principales non bitumées que j’ai pu voir étaient, pour la plupart, en construction/rénovation. J’ai également pu voir beaucoup de  ponts en construction. Il y a maintenant de nombreux panneaux de signalisation et de direction. Le réseau routier commence vraiment à ressembler à quelque chose. Les routes ne sont malheureusement pas assez planes pour rouler à vive allure, et il reste nécessaire d’avoir une voiture avec de bons amortisseurs. Cela étant dit, c’est peut-être mieux ainsi car cela évite des vitesses folles.

Ensuite, j’ai également constaté des évolutions au niveau des banques. De nombreuses banques sont présentes, et pas seulement dans la capitale, mais dans l’ensemble des provinces que j’ai pu visiter. Pour moi, c’est un très bon signe de développement. Cela révèle une certaine confiance dans la stabilité du pays. Cela veut également dire que les gens ont de l’argent à épargner, et qu’ils ont la possibilité d’emprunter de l’argent pour lancer des projets. Tout cela est cependant à modérer, car le dollar reste utilisé presque tout le temps (au dépend de la monnaie nationale, le riel).

Enfin, il y a la capitale, Phnom Penh. Elle se transforme petit à petit. De nombreux centres commerciaux « modernes » se multiplient; ils sont majoritairement envahis par des jeunes. Des grandes tours sont édifiées; il parait qu’elles proposent des appartements au standard occidental. Des véritables quartiers-villes sont construits (comme le projet Grand Phnom Penh, à quelques kilomètres de Phnom Penh, où on se croirait dans un épisode de Desperate Housewives). Enfin, on voit partout des écoles dites « internationales », pour les très jeunes, qui mettent en avant l’étude de l’anglais. Ils semblent que les parents tiennent à tout prix à ce que leurs enfants connaissent l’anglais.

Lors de notre séjour au Cambodge, nous avons effectué quelques excursions.

Nous avons fait un tour en bateau sur le Tonlé Sap, à Phnom Penh. Le départ se situe non loin de la place du marché de nuit. Le billet coute 2 ou 3 dollars pour un étranger (cela dépend de l’âge du capitaine…). C’était assez sympathique. Nous y avons été en fin d’après-midi. Cela n’était pas un très bon choix car, à ce moment de la journée, le soleil se trouve en direction de la ville. Les conditions ne sont donc pas idéales pour prendre des photos de la ville (grands hôtels, casinos, palais royal, …), à moins que vous sachiez maitriser votre appareil photo.

Nous avons également passé quelques jours dans la province du Rattanakiri. On m’avait dit que c’était une province « reculée, montagneuse et forestière ». « Reculée », c’est bien le cas ! La route est longue et laborieuse pour y aller de Phnom Penh. Jusqu’à l’embranchement qui permet d’aller vers Strung Treng, tout va à peu près bien. Mais à partir de là, c’est une simple route en latérite, avec des bosses et des pierres. « Montagneuse », c’est un peu exagéré. Je dirai plutôt « vallonnée ». « Forestière », c’est peut-être le cas mais j’ai surtout vu des plantations d’hévéas. Cela dit, nous avons aussi pu voir des énormes meubles (chaises, tables, …) en bois, ce qui laisse quand même penser que la forêt n’est pas loin. Là-bas, nous y avons vu principalement le lac volcanique Ya Laom (intéressant) et quelques cascades (plutôt difficiles d’accès).

Enfin, nous avons fait une petite excursion à Kampot et ses environs. Nous avons d’abord été à Kompong Trach. Il y a quelque petites grottes à visiter. On m’a dit qu’elles ont fait l’objet de scènes de quelques films et clips. Elles contiennent des rochers aux formes évocatrices (éléphant, tortue, …). Un petit groupe d’enfants attend les touristes pour leur faire la visite. C’était assez gai. Nous avons ensuite été à Kep. Il existe une place, au bord de mer, où on peut acheter des crustacés (des crabes en particulier). La plage m’a fait penser aux plages qu’on peut trouver en France (c’est peut-être normal, quand on sait que Kep était la station balnéaire préférée des français à l’époque du protectorat). Certains trouvent que Kep est ennuyeux. Personnellement, c’est justement ce côté paisible et reposant qui m’a bien plu.

Enfin, j’ai essayé de profiter de ce séjour pour pratiquer la langue khmère. J’y ai appris de nombreux mots, mais j’ai aussi pu constaté que mon niveau n’était pas assez avancé pour avoir une vraie discussion avec l’autochtone. J’ai donc essayé de chercher des livres d’apprentissage de la langue pour étrangers à Phnom Penh.

Dans les marchés, on peut en trouver mais ce ne sont souvent que des petits guides pour touristes, qui ne contiennent que des recueils de vocabulaire basique, et utilisent une transcription plus ou moins hasardeuse.
Des livres d’apprentissage du khmer pour étrangers sont disponibles dans de vraies librairies, comme ITC (International Book Center) et PBC (Peace Book Center). J’ai également entendu parler de la librairie Mékong Libris (tenue par un français), mais je n’ai pas eu l’occasion d’y aller.

Plusieurs livres existent en anglais mais un livre en français a attiré mon attention. Il s’appelle « Khmer au quotidien ». Il utilise l’API (dont j’avais déjà parlé dans un article précédent) et donne quelques notions de grammaire. Il était disponible, dans son édition 2004 ou 2005, dans la librairie ITC pour 10$, et à PBC pour 7,50$. Malheureusement, quand j’ai voulu retourner dans ces magasins pour l’acheter, ils étaient tous les deux fermés (pour cause de nouvel an chinois). Le livre est aussi disponible sur Internet, dans son édition 2008, mais à 28 euros… J’ai l’impression d’avoir laissé passé une belle occasion.

En conclusion, le séjour s’est globalement bien passé. J’invite tous les gens à découvrir et à se laisser surprendre par le Cambodge, les cambodgiens et la culture khmère. La grande majorité des gens, que je connaisse et qui y ont été, ont gardé de très bons souvenirs.