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Archive pour septembre 2010

Voyage en Italie – Partie 3

Vendredi 10 septembre 2010

Aujourd’hui, je souhaite clore cette série d’articles sur le (trop court) voyage en Italie que ma compagne et moi avons effectué il y a deux semaines. Dans la première partie, j’avais raconté notre arrivée à Turin. Dans la deuxième partie, j’avais évoqué le trajet vers Vercelli et la découverte de cette ville. Dans cette troisième et dernière partie, je vais vous détailler nos problèmes d’hôtel et l’excursion à Varallo.

Quelques semaines avant le voyage, j’avais cherché un hôtel à Vercelli, sur Internet. Les seuls hôtels que l’on pouvait réserver par Internet étaient des hôtels assez chers (80 euros pour une chambre double). Ayant un budget limité, je m’étais décidé à appeler l’hôtel qui apparaissait comme le moins cher de la ville : l’hôtel Croce Di Malta. Dans une discussion téléphonique un peu compliquée (je ne connaissais pas un mot d’italien, et mon interlocuteur ne parlait que très peu français), je pensais tout de même avoir réussi à faire ma réservation.

Logiquement, à notre arrivée à Vercelli, nous nous sommes dirigés vers cet hôtel. Nous l’avons trouvé assez rapidement, mais cet instant fut le début d’une succession de déceptions et de désagréments :

  • lorsque nous avons vu pour la première fois l’hôtel, nous avons été frappés par sa façade décrépie, donnant l’impression d’un hôtel abandonné;
  • nous n’avons pas été très bien accueillis par la patronne (une vraie mamma italienne), qui nous a regardé avec un air décontenancé, et pour cause, elles ne nous attendaient pas et n’avaient aucune réservation à notre nom (mon appel n’aura donc servi à rien…);
  • la patronne (seule responsable de l’établissement) ne parle pas anglais, et ne connait que quelques mots de français; heureusement, j’avais fait l’effort d’apprendre quelques mots d’italien avant le départ;
  • elle nous propose tout de même deux chambres double, l’une avec toilettes privatives pour 60 euros par nuit, et l’autre avec toilettes dans le couloir pour 50 euros; dans la nécessité, nous acceptons;
  • elle nous fait une pseudo-facture (en fait, une addition sur un bout de papier) de 210 euros (trois + une nuits); dans sa grande bonté, elle nous laisse le choix du moment pour payer, mais nous fait comprendre qu’elle gardera nos passeports tant qu’elle ne recevra pas l’argent (un chantage que j’ai pas très apprécié);
  • l’hôtel n’accepte pas les cartes bancaires; et les chèques n’existent pas en Italie; il faut donc payer en liquide;
  • l’état des chambres (sols, murs et plafonds) est correct, mais le ménage laisse à désirer (toilettes du couloir non nettoyées, toiles d’araignée dans les chambres);
  • la literie est abominable (c’est mou, ça couine, …); les draps et les couvertures semblent datés d’une autre époque;
  • les volets sont branlants et il semble impossible de les fermer complètement (je n’ai pas trop voulu forcer, de peur de voir les volets s’écrouler…);
  • c’est extrêmement bruyant, et ce pour deux raisons; d’abord, l’hôtel est dans l’angle de deux rues importantes et le passage des voitures est quasi permanents (même de nuit); ensuite parce que les fenêtres ne présentent que du simple (voire même demi) vitrage et qu’elles ne se ferment pas correctement (insonorisation catastrophique);
  • aussi incroyable que cela puisse paraitre, cet hôtel n’est ouvert que 6 jours sur 7; ainsi, le lundi, nous avons été invités à sortir par l’arrière cour, sous les cris du chien, en refermant dernière nous une vieille porte en bois (à ne pas claquer, si on veut pouvoir rentrer dans l’hôtel…);
  • souhaitant quitter l’hôtel tôt dans la matinée, c’est par cette arrière cour que nous avons dû sortir, puis c’est à travers la grille de l’entrée principale que nous avons rendu les clés à la patronne.

Avec tout cela, je pense qu’il est inutile de vous dire que je déconseille cet hôtel. La moralité est la suivante: il vaut mieux dépenser dix ou quinze euros de plus pour un « vrai » hôtel.

Notre excursion à Varallo a été beaucoup plus réjouissante. Varallo est un village situé aux portes des Alples, au Nord de Vercelli, à un peu plus d’une heure de route. Le centre-ville nous a paru calme, mais très joli. Cependant, l’attraction principale de Varallo est Sacro Monte, une sorte de petite basilique perchée au sommet d’une colline.

On peut y monter par trois moyens : en voiture, en téléphérique ou à pieds. Nous avons choisi (j’ai imposé, devrais-je dire) de monter cette colline à pied, par la droite. Le chemin était un peu rude, mais pittoresque.

Au sommet, le paysage est magnifique, avec une vue sur les montagnes et sur la vallée. L’église construite à cet endroit est également de toute beauté. On y entre sur une petite place, avec une fontaine au milieu.

Pour « l’amour du risque », nous avons choisi de descendre via le téléphérique (2 euros par personne). J’ai trouvé cela très impressionnant. Ma compagne était tout simplement pétrifiée.

Cette excursion a été le point d’orgue de ce court voyage en Italie. Le retour à la maison s’est déroulé sans problème.

Cet article met à fin à ce carnet de voyage. Comme d’habitude, n’hésitez pas poster des commentaires si vous avez des questions à poser ou un complément d’informations à apporter.

Voyage en Italie – Partie 2

Mercredi 8 septembre 2010

Dans une première partie, j’avais expliqué comment ma compagne et moi étions arrivés à Turin, en Italie, et comment s’était déroulée la nuit à l’hôtel. Dans cette deuxième partie, je vais tenter de décrire notre séjour à Vercelli.

Après avoir passé une soirée, une nuit et une matinée à Turin, nous sommes retournés à l’aéroport pour récupérer des amis. Nous avions choisi de louer une voiture pour les trois jours restants. Nous avions réservé, via le site voyages-sncf.com, une voiture de type Quatre portes Familiale chez le loueur Hertz, pour environ 120 euros. Nous avons obtenu une Ford C-Max, voiture spacieuse qui correspondait à nos attentes. Il s’agissait de la première fois que je louais une voiture… et j’ai accumulé les erreurs.

D’abord, j’ai refusé de payer un supplément de 20 euros par jour, qui annule les franchises de 1300 euros en cas de dégâts, et de 2100 euros en cas de vol. Je n’ai eu aucun incident avec la voiture mais, étant donné qu’il s’agissait de ma première conduite en terre italienne, il aurait peut-être été plus sage de prendre ce supplément.

Ensuite, j’ai naïvement signé un document décrivant les dégâts déjà existants sur la voiture, sans faire la moindre vérification avec le loueur. Les jours suivants, j’ai remarqué que certains dégâts n’étaient pas mentionnés sur le document. En particulier, il y avait une partie pliée sur le côté gauche du bas de la caisse, et de grosses rayures sur le côté de droit de la caisse. Il est clair que j’aurais dû exiger un état de la voiture contradictoire lors de la prise en charge, avant même de signer ce document. Ma compagne et moi avions peur de devoir payer la franchise de 1300 euros. Lors de la restitution de la voiture, le loueur nous a simplement demandé si nous avions bien fait le plein. Aucun état de la voiture n’a été fait en notre présence. Nous avons été très surpris, mais aussi soulagés.

Enfin, je n’ai pas demandé de reçu. Je n’ai donc plus aucun document attestant l’état de la voiture et ce à quoi je m’étais engagé. Dans la mesure où ils avaient bien pris soin de « scanner » ma carte bancaire, nous craignions qu’un virement supplémentaire soit exécuté, en réparation des dégâts n’ayant pas été mentionnés. Heureusement,  aucun virement n’a été effectué à ce jour (une semaine après la restitution de la voiture).

Après avoir chargé les bagages dans la voiture, nous avons pris l’autoroute, en direction de Vercelli. J’ai été plutôt impressionné par la qualité des routes italiennes. C’est en réalité comparable aux routes françaises, et surtout beaucoup mieux que les routes trouées de Belgique. J’ai également été satisfait de voir des directions bien indiquées. Je ne me suis pas perdu une seule fois en voiture ! C’est pour dire ! Bien sûr, il y a un bémol à tout cela : le prix des autoroutes. Nous avons payé environ 5 euros pour le trajet Turin-Vercelli, soit une bonne heure de route.

La première chose que nous avons faite en arrivant à Vercelli, c’est de rejoindre l’hôtel dans lequel nous avions réservé une chambre. Cependant, je garderai cet aspect pour une troisième partie car il y a beaucoup à dire…

Je préfère m’attarder sur la très sympathique commune de Vercelli. A la fois ni trop grande (on sent c’est que c’est une ville de campagne), ni trop petite (il existe de nombreuses facilités, des commerces, des supermarchés), c’est tout à fait le genre de ville que je trouve agréable à vivre. Le centre-ville se concentre autour de corso Libertà, la principale rue commerçante. De nombreuses places jouxtent d’ailleurs cette rue. L’office de tourisme se trouve corso Giuseppe Garibaldi, une rue à double voie, avec une sorte de place très étendue au milieu, où les habitants semblent aimer flâner le soir. C’est d’ailleurs dans cette rue que nous avons trouvé le restaurant Pizza e Pasta, qui propose toutes sortes de plats italiens à des prix relativement modestes (5 euros pour une pizza).

C’est tout pour aujourd’hui. Dans une troisième partie, je m’attacherai à vous raconter notre séjour à l’hôtel, ainsi que notre excursion en direction des Alpes.

Voyage en Italie – Partie 1

Lundi 6 septembre 2010

« Voyage en Italie », c’est le nom d’une chanson de Lilicub, mais c’est aussi le séjour que ma compagne et moi nous sommes accordés pour un week-end prolongé (cinq jours, quatre nuits). Nous avons principalement séjourné à Vercelli, ville modeste située entre Turin et Milan. J’aimerais faire part de mon expérience par rapport à ce (petit) voyage en Italie.

Tout d’abord, et de façon globale, du peu que j’en ai vu, j’ai trouvé l’Italie magnifique. Les paysages de montagne (Turin est proche des Alpes) sont magnifiques et les villes de Turin et Vercelli regorgent de plazze (places en italien), de bâtiments historiques et de boulevards plus beaux les uns que les autres. Je redoutais le caractère des italiens, les imaginant avec le sang chaud et l’esprit fouineur. En réalité, je me suis retrouvé face à des gens globalement gentils et plutôt décontractés. Et c’était pour moi un vrai plaisir d’entendre parler la langue italienne. Je n’ai malheureusement pas vraiment eu l’occasion de goûter les spécialités italiennes, à part les succulentes et variées gelati (glaces en italien) que l’on trouve partout dans la rue.

Le voyage a commencé à l’aéroport de Charleroi, par un vol Ryanair de moins de 90 minutes. C’est la première fois que je volais avec cette compagnie et, malgré ce qu’on peut en dire, j’ai plutôt été agréablement surpris. Je n’ai eu aucun retard, je n’ai pas eu l’impression de négligence sur la sécurité et j’ai trouvé le personnel plutôt professionnel, s’exprimant le plus souvent dans trois langues différentes : français (langue du pays de départ), italien (langue du pays d’arrivée) et anglais (langue internationale).

Arrivés à l’aéroport de Caselle (près de Turin), nous avons essayé de comprendre comment prendre le transport en commun vers le centre-ville. Un vieux monsieur, ne parlant qu’italien, mais par ailleurs très gentil, nous a invité à sauter dans une sorte de navette, sans avoir acheté de billets au préalable. Après demande d’explication auprès d’un passager, il s’est avéré que cette navette était plutôt un train… payant, qui donne le droit de prendre un bus qui nous emmène de la station terminus vers le centre-ville.

C’est là que je voudrais clarifier les choses à propos des transports en commun disponibles pour aller de l’aéroport à Turin, car nous avons souvent reçu des informations erronées sur le sujet. Il faut d’abord savoir qu’il y a trois sociétés de transport distinctes : Trenitalia, pour les chemins ferrés (équivalent de la SNCF/SNCB), GTT, pour les bus et le métro (équivalent de la RATP/STIB) et SADEM, pour les bus (privés). A notre connaissance, il existe deux moyens de relier le centre-ville de Turin à partir de l’aéroport.

D’une part, on peut prendre le train opéré par GTT, qui fait l’aller-retour entre la station de l’aéroport et la station Dora (proche du centre-ville). Dans cette dernière station, on peut embarquer gratuitement dans un bus (appelé DoraFly) qui amène au centre-ville, en s’arrêtant dans les principales gares (de chemins de fer) de la ville. Le billet de train coute  3,40 euros et s’achète à des distributeurs automatiques bleus (d’après ce que nous avons compris mais, comme vous l’avez compris, nous n’avons pas vraiment suivi la procédure normale…).

D’autre part, on peut prendre le bus de la SADEM. Il fait l’aller-retour entre l’aéroport et le centre-ville, en s’arrêtant dans divers endroits. Le billet coute 5,50 euros. C’est le transport que nous avons pris pour retourner à l’aéroport. Nous l’avons acheté dans un point presse de la gare de Porta Susa, mais l’arrêt se situe plutôt au niveau de la station de bus XVIII Dicembre, sur le trottoir opposé à la gare.

C’est justement près de cette gare que nous avons trouvé notre hôtel (réservé par Internet à l’avance) : l’hôtel Orchidea. Nous avons trouvé l’hôtel assez propre et bien entretenu. Le personnel que nous avons rencontré était gentil et serviable. Deux personnes sur trois parlaient un français quasi-impeccable. Un point noir vient malheureusement ternir le bilan: l’insonorisation. Nous avons entendu les conversations de nos voisins jusque tard dans la nuit… Heureusement, la rue était très calme. Le lendemain, nous avons réglé notre chambre double (50 euros) puis avons pris le chemin de l’aéroport.

Je m’arrête là pour le moment. Dans une deuxième partie, je raconterai notre séjour à Vercelli.