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Archive pour janvier 2010

De l’importance de l’API (et de X-SAMPA)

Vendredi 22 janvier 2010

Aujourd’hui, je souhaite parler de l’API et de l’X-SAMPA. De quoi s’agit-il ?

L’API est l’Alphabet Phonétique International (IPA en anglais, pour Internationl Phonetic Alphabet). Il s’agit d’un alphabet standard qui permet de décrire la prononciation des mots de n’importe quelle langue. La transcription qui en résulte est généralement indiquée dans les dictionnaires, a côté de chaque mot, entre crochets ou entre barres obliques. Ainsi, si vous savez interpréter la transcription phonétique, vous savez prononcer n’importe quel mot !

Je n’ai pas eu la chance d’apprendre cet alphabet a l’école. Pourtant, je considère la connaissance de cet alphabet comme essentielle. Bien sûr, il ne remplace pas l’écoute d’un mot prononcé correctement, mais il permet de connaitre rapidement la façon de prononcer le mot. Il facilite ainsi l’apprentissage ou le perfectionnement d’une langue.

L’API est particulièrement intéressant pour une langue comme l’anglais, qui a le vilain défaut d’une prononciation sans correspondance avec l’orthographe. Pour illustrer mon propos, je vais prendre l’exemple des mots it, eat et hit. Pour un simple francophone comme moi, ces trois mots pourraient se prononcer de façon identique. En réalité, ces trois mots ont des prononciations différentes et la transcription en API va nous les révéler :

  • [ɪt] pour it ;
  • [iːt] pour eat ;
  • [hit] pour hit.

Nous pouvons constater que la prononciation de ces trois mots a un point commun : il se termine tous par le son [t]. Le mot hit a la particularité de débuter avec le son [h]. Il s’agit du h aspiré, inexistant en français, mais primordial en anglais. Mais la différence majeure entre ces trois prononciations réside dans la façon d’interpréter la lettre i :

  • la lettre i du mot hit est prononcée comme en français ;
  • la lettre i du mot eat est prononcée comme un i allongé (indiqué par le symbole [ː]) ;
  • et la lettre i du mot it est prononcée avec un i que je qualifierais de « relaxé » (la bouche doit rester détendue).

Comme vous pouvez le voir, la transcription en API donne des informations précieuses sur la prononciation.

Quant à X-SAMPA, il s’agit simplement d’un jeu de caractères calqué sur l’API, et utilisant les lettres couramment disponibles sur un clavier standard. En effet, de nombreuses lettres de l’API correspondent à des symboles particuliers, qu’il n’est pas simple de taper avec un simple clavier. La lettre [ɪ] en est un exemple. Dans X-SAMPA, cette lettre est remplacée par la lettre I (i en majuscule). La saisie d’une transcription phonétique avec un clavier est donc plus facile.

Si vous souhaitez voir les lettres de l’API et de l’X-SAMPA utilisées dans quelques langues, la page du Wiktionary français est un bon point d’entrée :

http://fr.wiktionary.org/wiki/Annexe:Prononciation

C’est tout pour aujourd’hui. A bientôt !

Installer la clé Hercules Wireless N USB mini puis se connecter à un réseau Wifi sous Linux

Dimanche 10 janvier 2010

A Noël, on m’a offert la clé Hercules Wireless N USB mini (nom de code : HWNUm-300). Il s’agit une clé USB, très petite (d’où le nom « mini »), de couleur noire, et permettant de se connecter à un réseau Wifi.

Je me suis alors attelé à installer cette clé sur mon système Linux (Frugalware 1.1 Getorin).

J’insère d’abord délicatement la clé en croisant des doigts pour que tout fonctionne correctement. Après quelques instants, je lance ifconfig en ligne de commande. Je m’aperçois avec déception qu’aucune nouvelle interface réseau n’a été créée.

Je lance ensuite lsusb, et là, bonne nouvelle ! Un nouveau périphérique apparaît :

Bus 002 Device 002: ID 06f8:e031 Guillemot Corp.

J’en déduis que la clé USB a bien été reconnue mais que la puce Wifi n’a pas été détectée. J’en conclus que je vais devoir charger le pilote de la puce par moi-même.

Pour cela, je commence par déterminer quelle est la puce utilisée par cette clé. Après une longue recherche, je découvre qu’il s’agit d’une Realtek RTL 8192 SU (RTL8192SU).

J’essaie ensuite de trouver un pilote Linux adéquate à cette puce. Quelques recherches m’amènent à la conclusion suivante: aucun pilote n’est disponible pour la version du noyau Linux (2.6.30) de mon système.

Je me résigne alors à utiliser l’outil ndiswrapper, formidable outil en l’état, mais qui oblige à utiliser le pilote propriétaire pour MS Windows…

Au départ, j’envisage d’utiliser le CD fourni avec la clé USB pour récupérer ce pilote mais la seule chose disponible est un fichier .exe, uniquement exploitable sous MS Windows. Je trouve finalement les pilotes MS Windows sur cette page. Je télécharge l’archive ZIP, la décompresse. J’y trouve le fichier net8192su.inf dans le répertoire WinXP.

Je suis ensuite la page Wiki sur ndiswrapper écrite par la communauté francophone de Frugalware. Toutes les commandes s’exécutent avec succès. Je relance ifconfig et je constate avec joie qu’une nouvelle interface réseau a été créée: wlan0.

Il me reste à configurer ma connexion un réseau Wifi. Pour cela, je ne m’embête pas trop et lance l’outil netconfig, fourni par la distribution Frugalware. Cet outil fonctionne comme une sorte de guide. Il suffit de répondre aux questions posées. A la fin, l’outil va réécrire le fichier /etc/sysconfig/network/default. Prenez donc soin d’en faire une copie de sauvegarde si vous voulez revenir à votre ancienne configuration réseau.

Une fois cela fait, j’ai relancé le service interfaces, qui s’occupe de réinitialiser les interfaces réseau :

service interfaces restart

Un avertissement m’indique que l’adresse par défaut a été utilisée. En relançant ifconfig, j’en ai la confirmation mais je m’aperçois également que mon interface réseau filaire (eth0) n’a pas été désactivée. J’aurais probablement dû arrêter le service interfaces avant de reconfigurer les interfaces réseau avec netconfig

Je décide alors de redémarrer mon système, et là, ô miracle, l’interface réseau wlan0 est pleinement fonctionnelle. Je peux alors me libérer du câble réseau et profiter du surf sur Internet en toute liberté.

J’espère que ce petit retour d’expérience pourra être utile à d’autres personnes. Les commentaires sont ouverts pour tout renseignement complémentaire.

Bienvenue sur mon blog

Mercredi 6 janvier 2010

Tout d’abord, comme se veut l’usage en cette période, je souhaite une bonne année à toutes les personnes qui lisent ou liront ce blog.

Cette année, j’ai pris une résolution : ouvrir un blog et y publier régulièrement des articles.

Et voici mon premier article !

Je vais essayer de publier des articles sur des sujets divers et variés, comme Linux, ma distribution Frugalware, les langues étrangères ou la politique.

A bientôt pour mon « vrai » premier article.

 

MAJ (27/08/2013):

Cet article n’est pas tout à fait le premier de ce blog. En effet, je viens d’importer une série d’articles que j’avais écrits en 2005 à l’occasion d’un voyage au Cambodge. Voici le lien vers le premier article de cette série.