Thunderbook : export d’un dossier, page de titre et autres améliorations

13 novembre 2016

Dans un précédent article, je présentais Thunderbook, une extension Mozilla Thunderbird qui permet de créer un livre électronique au format EPUB à partir de messages (licence MPL 2.0). Elle a déjà été téléchargée plus de 1000 fois et le site Mozilla Add-ons (AMO) comptabilise plus de 120 utilisateurs quotidiens.

J’ai profité du long week-end du 11 novembre pour publier une deuxième version (version 0.2). Voici les amélioration apportées :

  • Il est maintenant possible d’exporter les messages d’un dossier spécifique (et de ses sous-dossiers). Cette idée d’amélioration avait été approuvée par groov dans un commentaire du précédent article.
  • À la fin de la génération, l’extension propose de marquer tous les messages exportés comme lus. Ceci permet d’éviter que des messages soient exportés une nouvelle fois lors d’une seconde génération de livre électronique.
  • Le livre électronique généré a été amélioré avec notamment l’ajout d’une page de titre (en l’absence d’une vraie page de couverture, la première page fait généralement office de page de couverture pour les liseuses) ainsi que l’ajout, pour chaque message, de son auteur, de sa date et d’un lien vers le contenu original (surtout pratique pour un article de flux RSS).

La nouvelle version est disponible sur le référentiel de mon compte Bitbucket mais elle est également disponible sur le site Mozilla Add-ons (AMO), où elle a déjà été vérifiée par l’équipe Mozilla. Elle peut donc être installée ou mise à jour directement à partir de Mozilla Thunderbird.

Comme pour la précédente version, n’hésitez pas à me faire part de vos remarques, problèmes ou idées d’amélioration par rapport à cette extension.

Thunderbook : exporter ses messages (y compris nouvelles et articles de blogs) en EPUB à partir de Mozilla Thunderbird

24 septembre 2016

Aujourd’hui, j’aimerais vous présenter Thunderbook, une extension Mozilla Thunderbird qui permet d’exporter des messages en un livre électronique au format EPUB. Les messages peuvent être des messages de boîtes de messagerie électronique (POP, IMAP…) mais aussi, et surtout, des messages issus de fils de syndication (RSS, Atom…). Une fois le livre électronique généré, il suffit de le copier dans une liseuse électronique (e-book reader) ou tout autre appareil supportant le format EPUB afin de consulter plus confortablement les messages.

Il s’agit d’une extension que j’ai développée pour mes propres besoins. C’est ma deuxième extension Mozilla Thunderbird, après Kapaza Feed, que j’avais présentée dans un article précédent.

La version actuelle (version 0.1) est disponible sur le site Mozilla Add-ons (AMO), où elle a déjà été vérifiée par l’équipe Mozilla. Ceci permet de l’installer directement à partir de Mozilla Thunderbird.

Cette version est pour l’instant assez basique. Elle ajoute un bouton dans la barre d’outils. Lorsque l’on clique sur ce bouton, tous les messages non lus de tous les comptes sont exportés dans un fichier EPUB. Il faut donc préalablement s’assurer que les messages à exporter sont marqués comme non lus. Seul le contenu HTML des messages est pris en compte. Si le contenu fait référence à des images, celles-ci n’apparaîtront pas dans le résultat. Si le message est un extrait d’un article de presse (comme c’est très souvent le cas avec les médias en ligne), seul cet extrait sera dans le résultat.

Cependant, cette version est une base qui ne demande qu’à être enrichie. Je suis d’ailleurs en train de préparer une version 0.2 avec de quelques améliorations (en particulier, la possibilité d’exporter un répertoire ou un compte particulier).

Le code source, le paquet d’installation et la documentation sont disponibles sur le référentiel de mon compte Bitbucket. J’ai choisi de distribuer le code source sous la licence publique Mozilla (MPL, Mozilla Public License) 2.0.

J’ai testé les fichiers EPUB générés avec l’extension Mozilla Firefox EPUBReader ainsi qu’avec ma liseuse électronique Pocketbook InkPad.

N’hésitez pas à me faire part de vos remarques, problèmes ou idées d’amélioration par rapport à cette extension.

 

Recherche par mot-clé intelligent dans Mozilla Firefox

29 mars 2015

Cet article fait suite aux commentaires laissés sur un article du blog d’Olivier Delort au sujet de la recherche de paquets Debian.

Dans ces commentaires, certains suggéraient d’utiliser DuckDuckGo et le bang !dpkg.

Je retrouve souvent cette solution de bang de DuckDuckGo dans les commentaires des blogs que je lis. Je trouve que c’est un peu ridicule de passer par un site pour faire la recherche dans un autre site. Cela me fait un peu penser à ceux qui passent systématiquement par une recherche Google pour aller vers la page d’acceuil de sites Web bien connus (du genre Facebook).

Sous Mozilla Firefox, il existe pourtant une solution équivalente, appelée « mots clés intelligents », qui permet de faire des recherches ciblées sur la base d’un mot-clé. La fonctionnalité est expliquée dans un article du site d’assistance de Mozilla.

La fonctionnalité est aussi simple qu’efficace. Après avoir associé une recherche à un mot-clé de son choix (« dpkg » pour une recherche de paquets Debian par exemple), on peut taper ce mot-clé dans la barre d’adresse suivi des mots-clés à rechercher effectivement et de la touche Entrée. Mozilla Firefox va alors directement soumettre la recherche au site Web concerné (le site de recherche des paquets Debian dans notre exemple), qui va afficher les résultats.

recherche_par_motcle

L’association d’une recherche à un mot-clé se fait de façon très simple. Il suffit de se rendre dans le formulaire de recherche du site, de cliquer avec le bouton droit dans la zone d’entrée, et de choisir l’option « Ajouter un mot-clé pour cette recherche… ». Une fenêtre pop-up s’ouvre alors, dans laquelle on peut entrer le mot-clé souhaité puis cliquer sur le bouton « Enregistrer ». Mozilla Firefox va en fait conserver la recherche en tant que marque-page. Il est à noter que, si les options connexes à la recherche sont modifiées (distribution « testing » au lieu de « stable », section « contrib » seulement… dans l’exemple de la recherche de paquets Debian), les choix seront conservés par Mozilla Firefox.

ajout_motcle_recherche

Nous avons donc une solution complètement personnalisée (choix du mot-clé, choix des options de la recherche), efficace (recherche directe sur le site) et légère (aucun module supplémentaire à installer). C’est, selon moi, la méthode à privilégier pour une recherche sur un site Web précis.

Kapaza Feed : ne rater aucune petite annonce Kapaza avec Mozilla Thunderbird

22 mars 2015

Ceux qui vivent en Belgique savent qu’il existe deux grands sites Web de petites annonces dans le royaume. D’un côté, il y a 2ememain.be, racheté récemment par Ebay. De l’autre côté, il y a Kapaza, l’équivalent belge du site Web français Leboncoin.

Étant un grand adepte des petites annonces, j’aime rester au courant des bonnes affaires de ma région. Pour cela, les concepteurs de 2ememain.be a eu la bonne idée(1) de fournir un flux RSS pour chaque recherche faite sur le site. Ainsi, avec un simple agrégateur de flux RSS, il est très facile de suivre les nouvelles petites annonces qui pourraient m’intéresser.

Malheureusement, Kapaza ne fournit pas cette fonctionnalité. Je me suis alors mis à la recherche d’une solution.

Existant : rien pour pour Kapaza mais des solutions Web pour Leboncoin

Pour être franc, je n’ai rien trouvé.

Par contre, des solutions existent pour Leboncoin :
- Leboncoin2RSS, un site web permettant de convertir une recherche en flux RSS ;
- LBCAlerte, une application à installer sur un serveur Web avec support du PHP.

Je vois deux inconvénients à ces solutions :
- Dans le premier cas, Leboncoin2RSS, instance unique pour l’ensemble des utilisateurs, peut, à tout moment, être rendu inopérant par les administrateurs du site Leboncoin. Faisant la recherche sur Leboncoin au nom des utilisateurs, l’adresse IP du serveur se retrouve être la source de nombreuses requêtes sur Leboncoin. Si les administrateurs du site Leboncoin le détectent, ils peuvent alors décider de bloquer l’adresse IP, rendant le site inopérant. J’ai cru comprendre que ce cas était réellement arrivé dans le passé.
- Dans le deuxième cas, la solution nécessite de faire héberger l’application (avec un hébergeur Web ou en autohébergement). Cette approche me semble un peu lourde pour la finalité désirée.

Ces deux solutions ont, en tout cas, le mérite d’exister, et permettent à n’importe quel agrégateur RSS de récupérer des flux RSS correspondant à des recherches Leboncoin. Elles prouvent également qu’il est possible d’interpréter les pages de résultat de recherche Leboincoin pour en faire des flux RSS.

Solution : Kapaza Feed, une extension pour Mozilla Thunderbird

Fort de ce constat, je me suis alors décidé à implémenter une solution pour suivre les petites annonces déposées sur Kapaza. Pour cela, j’ai pris une approche différente, celle de développer une extension pour Mozilla Thunderbird, que j’utilise comme aggrégateur RSS depuis que j’ai abandonné Liferea.

Certes, cette solution a l’inconvénient majeur de n’être fonctionnelle qu’avec un seul agrégateur de flux mais elle a aussi les avantages de ne pas être sujette à un blocage de la part de Kapaza et de ne pas nécessiter de serveur Web.

J’ai nommé cette extension Kapaza Feed. Le code source, le paquet d’installation et la documentation sont disponibles sur le référentiel de mon compte Bitbucket. J’ai choisi de distribuer le code source sous la licence publique Mozilla (MPL, Mozilla Public License) 2.0.

La première version (0.1) est fonctionnelle: on rentre l’adresse de recherche et on peut, à tout moment, récupérer les nouvelles petites annonces.

folder-menu-entry

search-url-popup-filled

kapaza-ads

get-kapaza-ads-button-in-toolbar

Il me reste encore à soumettre l’extension sur le site Mozilla Add-ons (AMO) afin d’apporter plus de visibilité à l’extension et de rendre son installation plus facile.

En attendant, je serais très heureux de recevoir des retours des lecteurs de cet article et, en particulier, de la communauté du Planet Libre. N’hésitez donc pas à faire part de vos commentaires.

(1) En fait, avec son nouveau look en flat design, les concepteurs de 2ememain.be ont aussi eu la mauvaise idée de supprimer les flux RSS… en apparence seulement car, si le lien n’est plus disponible dans la recherche, la fonctionnalité existe encore. Pour cela, il suffit d’ajouter le suffixe « rss.xml » à l’URL de base obtenue suite à une recherche. Par exemple, une recherche dans la catégorie « Vélos pour homme » dans le Brabant wallon donne l’URL suivante :

http://www.2ememain.be/v%C3%A9los/v%C3%A9los/v%C3%A9los-pour-homme/?language=fr&p=be&p=be-19

Pour obtenir le flux RSS correspondant, il faut utiliser l’URL suivante :

http://www.2ememain.be/v%C3%A9los/v%C3%A9los/v%C3%A9los-pour-homme/rss.xml?language=fr&p=be&p=be-19

Comment migrer de Sylpheed / Liferea vers Mozilla Thunderbird ?

15 mars 2015

Suite à l’acquisition de mon nouvel ordinateur portable, j’ai profité de ses capacités plus élevées pour passer d’une solution Sylpheed (pour les courriels) / Liferea (pour les flux RSS) vers Mozilla Thunderbird.

J’étais globalement content de Sylpheed et Liferea, et j’aime normalement avoir des logiciels qui se limitent à une seule fonction. Cependant, je trouve une certaine ressemblance entre les courriels et les articles de flux RSS. Ainsi, les deux systèmes fonctionnent de manière désynchronisée : une personne poste un message vers un serveur; vous le récupérez du serveur à votre convenance. De plus, un article de flux RSS peut être géré de la même manière qu’un courriel : marquage comme lu / non lu, marquage pour suivi, transfert vers une personne tierce. C’est justement ce que permet de faire Mozilla Thunderbird avec un compte de type blogs et nouvelles.

Migration des courriels de Sylpheed vers Mozilla Thunderbird

Sylpheed conserve les courriels au format MH alors que Mozilla Thunderbird fonctionne avec le format mbox. Il faut donc faire une conversion entre les deux formats.

Après quelques recherches, j’ai trouvé la solution dans un article du blog d’Eric Lathrop, faisant référence à un article du blog Thinking Too Much, lui-même faisant référence à un article (section « MH, mh-e, nmh, xmh, exmh ») de MozillaZine Knowledge Base.

Basiquement, les instructions sont les suivantes :
1) Installer nmh (SLKBUILD pour Salix OS / Slackware Linux 13.37 disponible sur mon compte Bitbucket).
2) Configurer une boîte de courriels locale (~/Mail par défaut).
$ install-mh
3) Récupérer le script mh2mbox.sh donné dans l’article d’Eric Lathrop puis l’adapter éventuellement au système.
4) Lancer le script.
$ ./mh2mbox.sh
5) Déplacer les fichiers créés vers le profil Thunderbird.
$ mv mbox/[A-Z]* ~/.thunderbird/xxxxxxxx.default/Mail/Local\ Folders/

Migration des flux RSS de Liferea vers Mozilla Thunderbird

Pour cela, les opérations sont plus simples :
1) À partir de Liferea, enregistrer les abonnements de flux au format OPML.
2) Dans Mozilla Thunderbird, importer le fichier au format OPML comme des abonnements de flux (menu principal -> Outils -> Importer…, puis suivre les indications).

Je me rappelle que le résultat n’était pas parfait et que j’avais dû corriger quelques abonnements de flux mais, globalement, comme je n’ai qu’une vingtaine de flux, cela n’a pas été un gros problème.

Salix OS 13.37 sur Dell Precision M4400

9 mars 2014

Comme je l’indiquais dans un précédent article, j’ai récemment acquis un ordinateur portable Dell Precision M4400, sur lequel j’ai installé la distribution Linux Salix OS 13.37.

Le modèle Precision M4400 fait partie des modèles d’ordinateurs portables de la gamme professionnelle du constructeur Dell. Il est vraisemblablement sorti en 2008, et ne semble plus disponible neuf. Il était disponible dans différentes configurations, avec de nombreuses options.

Voici les caractéristiques de mon ordinateur (en gras, les caractéristiques qui m’ont poussé à l’achat) :

  • Processeur : Intel Core 2 Duo T9600 (2,8 GHz/1 066 MHz/6 Mo)
  • Mémoire vive : 4 Go DDR2 800 MHz
  • Écran : WUXGA 39 cm (15,4″) 2CCFL (résolution de 1920 x 1200 pixels)
  • Contrôleur graphique : nVidia Quadro FX 770M (512 Mo dédiés)
  • Disque dur : SATA de 200 Go à 7200 tr/min
  • Interface pour disques optiques : graveur CD/DVD double couche 8x
  • Interface pour cartes mémoire : lecteur de cartes 5 en 1 (SD, SDIO, MMC, MS, MSPro)
  • Clavier : AZERTY belge, rétro-éclairé, 84 touches, 3 touches de contrôle du volume
  • Pavé tactile : simple point, zones de défilement vertical et horizontal, 3 boutons
  • Bouton de pointage (trackpoint) : 3 boutons
  • Interfaces d’entrée : micro intégré, caméra (2 mégapixels), prise jack micro, lecteur d’empreintes digitales, lecteur de cartes à puce (smartcards), lecteur de cartes sans contact
  • Interfaces de sortie : haut-parleurs, prise jack casque, VGA, DisplayPort
  • Interfaces réseau : Ethernet (Gigabit), Wifi (802.11a/b/g/n), Bluetooth (2.1) et 3G (UMTS)
  • Interfaces multimédia : USB 2.0 (3), USB 2.0/eSATA, Firewire (IEEE 1394)
  • Interface de station d’accueil : E-Port
  • Extension : lecteur de cartes ExpressCard 54 et lecteur de cartes PCMCIA
  • Batterie : 6 cellules, lithium-ion
  • Châssis : base et couvercle en alliage de magnésium
  • Poids :  2,69 kg
  • Dimensions : 358 mm (largeur) x 257 mm (profondeur) x 27 à 33 mm (hauteur)

Un article du site LaptopSpirit.fr (que je trouve être une excellente source d’informations sur les ordinateurs portables) donne les prix pour les différentes configurations. Grâce à ces prix, je peux estimer que mon ordinateur valait environ 1600 euros neuf.

J’ai donc installé la distribution Salix OS 13.37 (version 32 bits) sur cet ordinateur. L’installation s’est déroulée sans aucun problème. Au premier démarrage, le système est fonctionnel et utilisable, à l’exception de quelques pilotes à installer (Wifi en particulier).

 

Dell Precision M4400 faisant tourner Salix OS

Dell Precision M4400 faisant tourner Salix OS

Les points suivants résument la compatibilité de l’ordinateur avec Salix OS 13.37 :

Affichage : OK, avec le pilote nouveau. En particulier, la résolution 1920 x 1200 est automatiquement reconnue (à la fois dans la console et dans X.org).
Connexion Ethernet : OK.
Connexion Wifi : OK, après installation du pilote wl (voir mon article précédent [/...] à ce sujet).
Connexion Bluetooth : non testée.
Connexion 3G : non testée.
Clavier : OK ; en particulier, les trois touches de contrôle du volume sont reconnues comme des touches multimédia standard dans X.org (XF86AudioLowerVolume, XF86AudioRaiseVolume, XF86AudioMute).
Pavé tactile : OK, sauf défilement horizontal.
Bouton de pointage (trackpoint) : OK.
Son : OK (haut-parleurs, sortie casque, micro interne, entrée micro).
Caméra : OK
État de charge de la batterie : NOK ; à charge pleine, la capacité restante (remaining capacity) est supérieure de 26 % à la capacité totale (last full capacity), ce qui donne un état de charge maximale de 126 %…
Lecture CD/DVD : OK (testée avec DVD vidéo, CD audio et CD de données).
Gravure CD/DVD : non testée.
Accès à une carte mémoire : OK (avec une carte SD, seulement testée en lecture).
Ports USB : OK (testée avec une souris USB, une clé USB et un appareil photo).
Port eSATA : non testée.
Port Firewire : non testée.
Lecture d’empreintes digitales : non testée.
Lecture de cartes à puce (smartcards) : OK, après installation des paquets pcsc-lite et ccid.
Lecture de cartes sans contact : non testée.
Boutons ACPI : OK ; le symbole Lune (Fn + F1) est reconnu avec l’événement ACPI « button/sleep » ; l’ouverture et la fermeture du couvercle sont reconnues avec l’événement ACPI « button/lid ».
Mise en veille (suspend-to-RAM) : OK, avec pm-suspend.
Hibernation (suspend-to-disk) : OK, avec pm-hibernate, après avoir ajouté « append= »resume=/dev/sda1″ » à l’entrée « Salix » de LILO.
Connexion d’une carte d’extension (ExpressCard 54, PCMCIA) : non testée.
Connexion à une station d’accueil : non testée.
Connexion d’un moniteur (VGA, DisplayPort) : non testée.

Comme vous pouvez le constater, je n’ai pas eu l’occasion de tout tester, mais les fonctionnalités essentielles sont opérationnelles, et la plupart le sont dès l’installation de Salix OS 13.37. Si vous avez une question concernant cet ordinateur et sa compatibilité avec Linux, n’hésitez pas me contacter via les commentaires.

Informations complémentaires :
- Compatibilité générale du Dell Precision M4400 avec Linux ;
- Compatibilité du Dell Precision M4400 avec Linux Mint.

 

Configuration de l’adaptateur Wifi Broadcom BCM4322 sous Linux/Slackware/Salix OS

4 janvier 2014

J’ai récemment acquis l’ordinateur portable Dell Precision M4400, sur lequel j’ai installé une distribution Linux. J’évoquerai en détail cette installation dans un prochain article, mais je souhaitais d’abord m’attarder sur un des seuls (pour ne pas dire le seul) points qui n’a pas été pris en charge par défaut : l’adaptateur Wifi Broadcom BCM4322.

C’est malheureusement un problème récurrent lorsqu’on installe Linux sur un ordinateur pourvu d’un adaptateur Wifi. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si mes articles précédents sur le même thème (un premier consacré à la clé Hercules Wireless N USB mini, et un deuxième consacré à la clé Amarina 54Mbps Wireless USB Adapter) font partie des articles les plus lus de mon blog.

L’ordinateur portable Dell Precision M4400 présente donc l’adaptateur Wifi Broadcom BCM4322, comme j’ai pu le constater clairement avec l’outil en ligne de commandes lspci :

# lspci -nn
…
0c:00.0 Network controller [0280]: Broadcom Corporation BCM4322 802.11a/b/g/n Wireless LAN Controller [14e4:432b] (rev 01)

Avec ma distribution Linux courante, Salix OS 13.37 (fondée sur Slacware Linux 13.37), l’adaptateur Wifi était par défaut détecté par le module b43, inclus dans le noyau Linux. Malheureusement, l’interface réseau n’était pas créée, et un outil comme iwconfig n’affichait aucune interface Wifi.

Par ailleurs, j’ai observé les messages suivants dans dmesg:

[   11.473082] b43-phy0: Broadcom 4322 WLAN found (core revision 16)
[   11.488189] b43-phy0 ERROR: FOUND UNSUPPORTED PHY (Analog 8, Type 4, Revision 4)
[   11.488733] b43: probe of ssb0:0 failed with error -95
[   11.489014] Broadcom 43xx driver loaded [ Features: PMLS, Firmware-ID: FW13 ]

La documentation officielle du pilote b43 est assez claire. Elle donne l’état des lieux de la prise en charge des puces Broadcom.

Pour le contrôleur avec l’identifiant 14e4:432b, la documentation indique que le module b43 a une prise en charge partielle à partir du noyau Linux 2.6.39. Salix OS 13.37 présentant le noyau Linux en version 2.6.37, j’ai dû me retourner vers l’alternative (malheureusement propriétaire) indiquée par la documentation : le module wl, fourni indépendamment du noyau par Broadcom dans un paquet nommé « 802.11 Linux STA driver ».

Ce module est disponible dans le paquet broadcom-sta, mis à disposition par le dépôt SlackBuilds.org :

# slapt-src --search broadcom
broadcom-sta:5.100.82.112 - broadcom-sta (Broadcom wireless drivers)

Malheureusement, l’installation de ce paquet avec slapt-src échoue, le paquet source ne pouvant être téléchargé :

# slapt-src -i broadcom-sta
The following packages will be installés:
broadcom-sta
Voulez-vous continuer ? [y (oui) / N (non)] y
Récupération de README...Réalisé
Récupération de broadcom-sta.SlackBuild...Réalisé
Récupération de broadcom-sta.info...Réalisé
Récupération de doinst.sh...Réalisé
Récupération de slack-desc...Réalisé
Récupération de http://www.broadcom.com/docs/linux_sta/hybrid-portsrc_x86_32-v5_100_82_112.tar.gz...Raté

Un article du blog « rog notes » donne les instructions à suivre pour contourner ce problème. Je les reprends ici en les adaptant à Slackware 13.37 et en les complétant :
1) Télécharger le paquet source (hybrid-portsrc_x86_…tar.gz) correspondant au système requis (32 ou 64 bits), ainsi que le paquet slackbuild (broadcom-sta.tar.gz), sur la page SlackBuilds.org.
2) Se déplacer dans le répertoire où ont été sauvés les fichiers téléchargés, puis extraire le paquet slackbuild.

# tar xvfz broadcom-sta.tar.gz

3) Se déplacer dans le répertoire broadcom-sta créé puis y copier le paquet source.

# cd broadcom-sta
# cp -a ../hybrid-portsrc_x86_…tar.gz

4) Se connecter en tant qu’administrateur (root) puis générer le paquet Slacware. Attention : ceci nécessite que des outils de développement (compilateurs, bibliothèques, …) soient installés sur le système.

$ su
$ ./broadcom-sta.SlackBuild

5) Copier le paquet Slackware généré dans /tmp et nommé broadcom-sta…_Sb0.tgz (mieux vaut garder ce paquet quelque part en cas de besoin).

$ cp -a /tmp/broadcom-sta…_Sb0.tgz ./

6) Installer le paquet Slackware.

$ installpkg broadcom-sta..._Sb0.tgz

7) Décharger le module b43 (ainsi que le module ssb lié) puis charger le module wl (fraîchement installé).

$ modprobe -r b43 ssb
$ modprobe wl

8) Utiliser l’utilitaire de son choix (iwconfig, wicd, NetworkManager) afin de configurer l’interface réseau qui devrait normalement avoir été créée. Attention : dans mon cas, cette interface réseau porte l’identifiant eth1, et non le classique wlan0.

9) Ajouter les modules b43 et ssb dans la liste noire des modules afin de s’assurer que c’est bien le module wl qui sera pris en compte lors du redémarrage du système.

$ echo "blacklist ssb" >> /etc/modprobe.d/blacklist
$ echo "blacklist b43" >> /etc/modprobe.d/blacklist

Merci à Roger du blog « rog notes » pour l’astuce. J’espère que cet article sera utile à toute personne confrontée à l’installation d’un pilote pour un adaptateur Wifi Broadcom.

 

Présentation de mon compte Bitbucket contenant FrugalBuild, SLKBUILD, scripts shell et autres

14 septembre 2013

Je me suis enfin décidé à partager mon code ! J’ai pour cela choisi la plate-forme Bitbucket, et y ai créé un compte.

On peut y trouver des dépôts pour des applications que j’ai développées, dont Maestro (un gestionnaire de bibliothèque musicale) et un jeu du pendu.

J’ai également créé un dépôt contenant des scripts shell que j’ai créés pour mes besoins. On y trouvera notamment des scripts de montage de media amovibles, un script de sauvegarde utilisant rsync, des scripts de redimensionnement d’images et un script de conversion d’un diff de documents txt2tags en document txt2tags (j’espère avoir l’occasion de présenter ce dernier outil dans un prochain article).

J’ai aussi ajouté un dépôt regroupant des Frugalbuild, méta-fichiers permettant la création de paquets pour la distribution Frugalware Linux (ma précédente distribution Linux de prédilection). La plupart concernent des versions de logiciels qui sont probablement dépassées, mais j’espère qu’ils peuvent tout de même être utiles à quelqu’un.

Enfin, on peut y trouver un dépôt regroupant des SLKBUILD, méta-fichiers facilitant, via l’outil slkbuild, la création de paquets pour des distributions Linux fondées sur Slackware Linux et, en particulier, pour la distribution Salix OS (ma  distribution Linux de prédilection). Il n’y a pour l’instant que sept paquets disponibles, dont trois paquets pour les trois logiciels libres suivants :

  • Klavaro, un logiciel d’apprentissage de la dactylographie ;
  • Lout, un outil de formatage de document (dont j’avais parlé dans un précédent article) ;
  • pass, un gestionnaire de mots de passe (que alienus avait décrit dans un de ses articles – au passage, je le remercie chaleureusement de m’avoir fait connaitre cet excellent outil !).

N’hésitez pas à laisser un commentaire si vous avez une question ou une suggestion.

Lout, l’alternative sérieuse à LaTeX

4 mars 2013

Il y a quelques temps, j’ai mis a jour mon CV. Lors de mes précédentes recherches de travail, j’avais fait mon CV avec LaTeX. Je ne suis pas un expert LaTeX, mais je l’ai toujours trouvé un peu difficile à personnaliser (en particulier lorsqu’on souhaite faire autre chose qu’un rapport scientifique), et puis surtout assez lourd (sous Slackware, le paquet tetex, distribution Linux de LaTeX, indique que son installation nécessite 156 Mo d’espace disque !).

Toujours adeptes de solutions simples et légères, je me suis tourné vers l’alternative Lout. Comme LaTeX, il s’agit d’un logiciel de formatage de document. Comme LaTeX, un fichier source est écrit dans un langage de balisage. Comme LaTeX, il permet de produire des documents structurés d’une bonne qualité typographique. Comme LaTeX, les formats de sortie privilégiés sont le PostScript et le PDF.

Lout, l’alternative sérieuse à LaTeX dans Planet Libre exemple_document_entree_lout

Extrait d’un document source Lout

 

exemple_document_sortie_lout formatage de texte dans Planet Libre

Extrait correspondant dans le document produit

Cependant, par rapport à LaTeX, il a le principal avantage d’être beaucoup plus léger (2 ou 3 Mo d’espace disque).

Les commandes à exécuter sont très simples :
- Pour du PostScript,
lout entrée.lt -o sortie.ps
- Pour du PDF,
lout -PDF entrée.lt -o sortie.pdf

Par contre, je n’ai pas trouvé beaucoup de documentation autour de Lout. Le manuel utilisateur officiel (en anglais) est cependant très complet et semble faire office de référence. La page Wikipédia francophone consacrée à Lout donne également une bonne introduction à cette outil ainsi qu’un bon aperçu de son langage de balisage.

Comme je n’ai pas trouvé de paquet pour ma distribution (SalixOS, compatible Slackware), j’ai tout simplement préparé un script SLKBUILD permettant de construire un paquet. Voici les instructions d’installation :
1. Télécharger le script et le placer dans un répertoire nommé « lout », en nommant le fichier « SLKBUILD ».
2. Avec un shell, se placer dans le répertoire « lout ».
cd [...]/lout
3. Prendre les droits administrateur.
su
4. Exécuter le script.
slkbuild -X
5. Installer le paquet produit.
installpkg lout-3.39-i486-1jl.txz

Après quelques heures de travail, j’ai réussi à réécrire mon CV en Lout tout en gardant en peu près le même formatage. J’ai également préparé un courrier en moins de 30 minutes.

Pour finir, je tiens à ajouter que l’excellent outil de génération de document txt2tags permet de produire des documents Lout à partir de documents à balisage léger (style Wiki). Seul bémol: les tableaux ne sont pas pris en charge.

Si vous avez aimé cet article ou si vous avez une question/une remarque, n’hésitez pas à laisser un commentaire.

Visionneuse de photos en LC : le match feh – qiv

20 octobre 2012

Aujourd’hui, j’aimerais parler de visionneuses de photos en ligne de commande (LC).

Je suis personnellement habitué à utiliser qiv, mais ma distribution courante (Salix OS) a choisi de mettre en avant feh. Ces deux outils présentent le même objectif de permettre la visualisation d’images à partir de la ligne de commande :
$ feh ma_première_image.jpeg ma_deuxième_image.jpeg …
$ qiv ma_première_image.jpeg ma_deuxième_image.jpeg …

Ces deux commandes auront le même effet : celui d’ouvrir une fenêtre avec la première image affichée.

Visionneuse de photos en LC : le match feh – qiv dans Planet Libre

Vue par défaut de feh

 feh dans Planet Libre

Vue par défaut de qiv

Les autres images peuvent ensuite être visualisées en cliquant dans la fenêtre (bouton de gauche) ou en appuyant sur la barre espace.
Dans les deux outils, la fenêtre peut être fermée avec la touche q.

Cependant, des différences existent entre les deux outils, de par leurs nombreuses options et leur mode de fonctionnement. Je vais tâcher de vous présenter les différences les plus notables à mes yeux.

Dépendances

feh: nécessite principalement imlib2.
qiv: nécessite imlib2 et gdk2.

Installation sous Salix OS

feh: est disponible en tant que paquet binaire.
$ slapt-get –install feh

qiv: n’est seulement disponible qu’en paquet source (slkbuild).
$ slapt-src –install qiv

Intéraction

feh: touches de raccourcis clavier + menu contextuel (accessible avec la souris).

 Linux

Menu contextuel de feh

qiv: raccourcis clavier principalement (liste des raccourcis disponible en appuyant sur la touche ?).

 photo

Aide en ligne de qiv

Accès à la résolution de l’image

feh : disponible dans le menu uniquement.

 qiv

Résolution dans le menu contextuel de feh

qiv : disponible dans la barre de la fenêtre, ou dans une barre de statut en mode plein écran (affichée via la touche i).

 Salix OS

Résolution dans la barre de statut de qiv

Visualisation en vue maximisée

feh: possible (option -.).

Aspect maximisé dans feh

qiv: possible (option -m ou -t), mais à condition d’être en plein écran.

Aspect maximisé dans qiv

Vitesse d’affichage

J’ai fait un test consistant à visualiser 16 photos de résolutions 2592×1944 avec mon ordinateur (acheté en 2001…). Résultat « à vue d’œil » : feh est environ deux fois plus rapide que qiv, aussi bien pour le chargement initial que pour le passage d’une image à une autre.

 

Même si les points présentés ici peuvent faire pencher la balance du côté de feh, j’ai tendance à préférer qiv, car ses options en LC et ses raccourcis clavier me semblent plus naturels (mais peut-être est-ce dû à l’habitude ?).

Et vous, lequel des deux outils préférez-vous ?

Note : pour ceux qui se demanderaient quel est l’endroit apparaissant sur les photos de cet article, il s’agit de la très agréable ville belge de Dinant, avec son bord de Meuse et sa citadelle.

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